A Nathalie, Djamel, Stephen et tous les autres

Au milieu d'une nuit d'été, trois jeunes gens de 20 ans ont perdu la vie dans un terrible accident de voiture au carrefour du boulevard du Bel Air et de la 3ème Avenue, et trois autres ont été blessés.

Comme tous les Franconvillois, nous avons appris cette nouvelle avec beaucoup de tristesse. Les bouquets de fleurs déposés par des proches des victimes ou des anonymes témoignent encore du drame.

C'est l'enquête en cours qui devra déterminer les circonstances exactes de la collision et les responsabilités de chacun.

Au delà  d'un fait divers tragique survenu au cœur de notre ville, il nous a semblé nécessaire de revenir sur

le fléau qu'est la violence routière car le massacre se poursuit et 20 personnes meurent chaque jour en

France victimes d'un accident.

Depuis la naissance de la politique publique de lutte contre l’insécurité routière en 1972,  des progrès spectaculaires ont été enregistrés avec un  nombre de tués passé de plus de plus de 16000 à environ 7000, alors que le trafic automobile a considérablement augmenté sur la même période.

Le nombre de tués par kilomètre parcouru a été divisé par 4.

et les collectivités locales se sont mobilisés contre le fléau de l'insécurité routière et leurs actions

s'appuient sur l'amélioration du réseau routier, sur des campagnes de prévention et une répression accrue

des délits routiers. La peur du gendarme et les radars automatiques ont clairement incité les Français à

lever le pied.

Mais c'est en agglomération, souvent la nuit, que sont recensés les 2/3 des accidents corporels et 30% des tués. Si un accident a souvent plusieurs causes, le comportement inadapté de l’usager est identifiable dans 92% des accidents mortels.

Les marges de manœuvre restent très importantes quand on sait que le nombre de tués par million d’habitants est environ deux fois plus élevé en France que la moyenne de l’ensemble Allemagne - Pays-Bas - Royaume-Uni.

Aucun résultat ne sera obtenu sans une volonté collective et la pleine conscience de notre responsabilité une fois installés au volant. Ce sont nos comportements qui  permettront de diminuer durablement le nombre de tués et de blessés sur nos routes.

Voilà le sens de notre tribune pour que Nathalie, Djamel, Stephen et tous les autres ne soient pas morts pour rien.