Solidarité mondialisée, solidarité de proximité, même combat   

Notre capacité collective à répondre à d’autres hommes en détresse a donné une image enfin positive de la « mondialisation »

Une catastrophe naturelle exceptionnelle a ravagé plusieurs pays d’Asie et mis en évidence la mobilisation généreuse des citoyens à titre individuel, au sein d’associations ou dans leur milieu professionnel. Au delà de l’émotion légitime suscitée par cette détresse filmée en direct par les télévisions du monde, chacun sait que les aides destinées aux pays du Sud sont notoirement insuffisantes. Les organisations humanitaires n’ont jamais cessé de nous alerter sur les besoins immenses aux quatre coins de la planète. Beaucoup de pays pauvres sont écrasés par la dette et victimes de la famine et des maladies. L’Afrique est décimée par le sida et le paludisme. Un milliard d’hommes dans le monde n'ont toujours pas accès à l'eau potable.

Les pays riches doivent faire plus en répondant à un devoir absolu de solidarité organisée et mondialisée, sans perdre de vue que certains, étrangement absents hier, et qui rivalisent aujourd’hui avec des aides de centaines de millions de dollars, ont aussi des objectifs économiques et stratégiques.

La solidarité doit également s’exprimer au plus près et elle ne s’oppose pas à celle due aux pays pauvres. Elle doit être au cœur de l’action des municipalités, des départements et des régions. Il est inacceptable de voir dans un pays comme le notre des files d’attente devant les restos du cœur, inacceptable que certains dorment dans la rue ou que des familles entières vivent à l’hôtel, dans l’attente improbable d’un logement décent.  

L’engagement des collectivités est d’abord l’expression d’une volonté politique.

La solidarité de proximité reste la priorité numéro un tant que les indicateurs sociaux sont dans le rouge (chômage, logement, précarité …). Pour prendre au mot la majorité municipale (voir l’article d’UFA de janvier) qui se pique de solidarité en mélangeant dépenses d’équipements et de fonctionnement, l’ANPE (?)... Nous l’invitons à revenir à l’application du quotient familial qu’elle a supprimé il y a 20 ans pour des raisons purement idéologiques !

Dans le même esprit et en raison des difficultés rencontrées par les familles, nous avons voté contre la décision d’augmenter les tarifs de la cantine scolaire et des centres de loisirs en 2005.