La tentation de la parole qui tue nourrira t-elle l'université du PS jusqu'à notre congrès ?

Avons nous perdu de vue, fusse un instant, nos véritables adversaires ?

Allons nous déborder d'ingéniosité pour "dégommer" nos propres camarades ?

Oserons nous donner aux Français qui rentrent de vacances, comme à ceux qui sont restés faute de pouvoir en prendre, le spectacle largement retransmis par la TV de politiques luttant pour le contrôle du parti ?

Confronter les idées OUI, débattre au fond puis trancher OUI, partir à la chasse aux camarades "mal pensants" ou "mal votants", JAMAIS ! Cela n'est pas dans notre culture, et si nous nous laissons embarquer sur ce terrain pour nourrir les ambitions personnelles des uns ou des autres, nous ne nous en remettrons pas.

Le clivage du PS n'est pas celui du OUI ou du NON au référendum constitutionnel. Tous les militants socialistes le savent ! Vouloir fabriquer une majorité de circonstance sur cette base, c'est se tirer définitivement une balle dans le pied et renoncer au seul combat qui vaille, le combat contre la droite et ses idées qui font tant de mal à notre pays.

Des débats OUI, des alliances OUI, sur des bases claires et surtout le rassemblement d'abord du PS puis de la Gauche pour ne pas risquer 10 ans de Sarkozy et consorts.

Je n'oublie pas qu'il faudra des hommes pour porter nos idées.

Patience ! Car de talents, nous ne sommes pas dépourvus !