FRANCONVILLE - Gérard SEBAOUN Conseiller Général

Vous informe sur les dossiers de la ville et du Val d'Oise, et vous propose ses commentaires sur l'actualité.

30 septembre 2005

Il fallait le faire ! Bernard Poignant n'est pas candidat à la Présidence !

bernard_poignant Après consultation avec moi-même,
j'ai décidé de ne pas me présenter à l'élection présidentielle de 2007»
a affirmé hier dans un communiqué le député européen PS. L'élu breton «invite tous les socialistes qui partagent cette décision à [le lui] faire savoir. Nous pourrons ensemble créer une association dont l'objet sera de ne pas organiser de campagne électorale».

Libération, le mercredi 28 septembre 2005 : Paul QUINIO
http://www.liberation.fr

Bernard Poignant  Biographie.htm



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Ouragan sur le Gouvernement !

image_d_ouragan Aucun adjectif pour qualifier la semaine que nous venons de vivre !
La démagogie, le mensonge et l'incurie ont accompagné les gesticulations de plusieurs ministres du Gouvernement Villepin.

Je reprends volontiers à mon compte la chronique de daniel Schneidermann parue dans libération le 30 septembre :

"On a failli assister cette semaine à un fait divers inédit : le viol de la Constitution, commandité par un ministre de la Justice. Il s'agissait de prévenir la récidive des délinquants sexuels, sujet présumé assez délicat pour justifier l'attentat. «Il suffira pour les parlementaires de ne pas saisir le Conseil constitutionnel», a suggéré M. Clément, ajoutant que «ceux qui le saisiront prendront sans doute la responsabilité d'empêcher la loi de s'appliquer au stock de détenus». En droit, ce chantage pourrait être qualifié de forfaiture. Moralement, il pourrait justifier une démission immédiate. On entend ces propos un matin. On se pince. On guette, toute la journée, et jusqu'au lendemain, les réactions des journalistes politiques, des éditorialistes. Rien ou presque. Seul le président du Conseil constitutionnel montre les crocs, et l'incident est (provisoirement ?) clos.
Stupéfiant silence. S'agissant des médias, risquons une hypothèse : les journalistes politiques ont les yeux ailleurs. Où donc ? Sur le Feuilleton, bien entendu. Vous savez bien : la rivalité de Villepin (l'héritier) et de Sarkozy (le rebelle). Le Feuilleton, qui permet de ne pas parler du reste. Le ministre Clément, il faut le croire, n'est pas un personnage assez intéressant. Et, d'abord, villepiniste, ou sarkozyste, ce Clément ? On ne sait pas trop. On ne va tout de même pas investir sur un personnage secondaire. Le Feuilleton, il est vrai, est si tentant."

Dans l'ensemble des démocraties comparables à la notre, ils auraient déjà présenté leur démission.Pas en France : Les responsables s'accrochent à leurs maroquins et le 1er ministre semble dépassé.

Tout à sa communication et à sa lutte intestine avec Nicolas Sarkozy, il a pourtant du intervenir pour tenter de sauver les apparences. La cosmétique en politique a ses limites : Nous y sommes.

Reprenons la chronologie de cette semaine "grand guignolesque" mais dramatique pour notre démocratie.
Les citoyens ont vraiment toutes les raisons de juger très sévèrement leur Gouvernement.


  • Pascal Clément, Ministre de la Justice et son accolyte,        clement_et_sarkozy1
    Nicolas Sarkozy,
    Ministre de l'intérieur
    s'assoient sur la Constitution !

Article du Monde du 29 septembre 2005

Pascal Clément, ministre de la justice, et Nicolas Sarkozy, ministre de l'intérieur, ont appelé, mardi 27 septembre, à ne pas tenir compte du principe de non-rétroactivité des lois pénales. Cette demande, formulée alors que se développe de nouveau, en raison d'une succession de faits divers dramatiques, une intense polémique à propos de la récidive criminelle, est liée à leur volonté d'imposer à l'avenir le port d'un bracelet électronique à des personnes déjà condamnées.

Ces propos ont conduit le président du Conseil constitutionnel, Pierre Mazeaud, à réagir rapidement.
Il a rappelé à l'ordre le garde des sceaux en déclarant que :
« le respect de la Constitution est non un risque mais un devoir ».

Le principe de non-rétroactivité des lois pénales a sa source dans l'article 8 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen : « Nul ne peut être puni qu'en vertu d'une loi établie et promulguée antérieurement au délit, et légalement appliquée. »

Le port du bracelet électronique mobile est devenu, au fil des controverses et des débats parlementaires, une mesure phare de la loi sur la récidive qui doit être examinée en deuxième lecture à l'Assemblée nationale les 12 et 13 octobre. Cette mesure constituerait-elle une peine ou une simple mesure de sûreté ? La réponse à cette question divise les juristes. Dans l'émotion provoquée par des cas récents de viols commis par des récidivistes, le ministre de l'intérieur propose d'autre part d'imposer un traitement médicamenteux aux violeurs récidivistes, projet contesté par beaucoup de psychiatres.Les psychiatres dubitatifs sur la castration chimique 30 09 05.doc

Article du Monde du 29 septembre 2005
Quand la loi devient l'instrument d'une émotion

Bertrand Mathieu, professeur à l'université Paris-I
Directeur du centre de recherches en droit constitutionnel.

A l'issue d'une rencontre avec trois victimes d'agresseurs sexuels récidivistes, le ministre de la justice, Pascal Clément, a annoncé qu'il voulait introduire dans une proposition de loi "antirécidive", dont il a été lui-même coauteur en tant que député, la rétroactivité du port du bracelet électronique pour les délinquants sexuels, et ce malgré un "risque d'inconstitutionnalité" . Plus que stupéfiants, ces propos sont d'une gravité qu'il convient de souligner.

Il ne s'agit pas ici de discuter de l'opportunité des moyens utilisés pour lutter contre les récidivistes en matière de crimes sexuels, ni de se prononcer sur le principe même du bracelet électronique, mais de s'attacher à la démarche qui peut conduire un ministre à demander aux parlementaires d'adopter un texte inconstitutionnel. Le malaise est encore plus tangible lorsque ce même ministre qui, du fait de ses fonctions joue un rôle spécifique dans le respect des lois de la République, menace par avance les parlementaires qui éprouveraient la tentation de saisir le Conseil constitutionnel de l'opprobre de l'opinion.

Le port du bracelet électronique, imposé par une juridiction de jugement, constitue par sa nature même une sanction, une punition. Or selon les termes de l'article 9 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen,
"nul ne peut être puni qu'en vertu d'une loi établie et promulguée antérieurement au délit et légalement appliquée".
Le principe de non-rétroactivité en matière pénale est un des principes les plus fondamentaux et les plus constants de notre ordre juridique. Il est la marque de la lutte contre l'arbitraire. C'est ici que se place le "risque d'inconstitutionnalité" qu'évoque prudemment le garde des sceaux.

Son raisonnement est le suivant : "Le texte que je propose d'adopter est susceptible de violer les règles les plus fondamentales de notre ordre juridique, je vous demande cependant de les voter et de faire en sorte que cette violation ne puisse être sanctionnée par le juge constitutionnel."

Comment un membre du gouvernement, par ailleurs juriste et ancien président de la commission des lois de l'Assemblée nationale, respecté dans ces deux fonctions, est-il amené à déraper ainsi ? L'un des éléments à prendre en considération tient sans doute aux dérives qui affectent le droit et plus spécifiquement la loi. Cette dernière n'a plus essentiellement pour objet de poser des règles générales, mais de répondre aux attentes immédiates de l'opinion.
La loi devient l'instrument d'une réaction émotionnelle ou compassionnelle à un événement qui frappe l'opinion. Faute de pouvoir s'attaquer aux causes du mal ou de maîtriser les dérives, les politiques procèdent par loi d'affichage, par lois-slogans. Souvent inefficaces, de telles lois tombent rapidement en désuétude, au risque de la dévalorisation de la notion même de loi. Lorsqu'elle met en cause des principes fondamentaux, cette réponse est non seulement inadaptée, mais inacceptable. Il ne s'agit pas tant de dénoncer une logique sécuritaire qu'une logique démagogique et populiste qui ne peut que dévaluer la notion même d'Etat de droit.

Cette attitude, qui vise à contourner le contrôle de constitutionnalité, démontre également, s'il en est encore besoin, la nécessité de renforcer les instruments institutionnels permettant au Conseil constitutionnel de veiller à ce que le législateur respecte l'équilibre entre protection des droits et libertés individuelles et la garantie de l'intérêt général tel qu'il résulte de la Constitution.

Personne ne peut nier la nécessité de lutter contre la récidive et de protéger les victimes potentielles. Personne ne doit sous-estimer le danger considérable que représenterait la banalisation d'un viol conscient et assumé des principes et des mécanismes qui garantissent les droits et les libertés des citoyens.


Nicolas Sarkozy, a-t-il vendu la mèche à la télé ? sarlkozy_et_loi_anti_terroriste_fr3_26_09_05
Polémique après les propos du ministre sur une opération policière antiterroriste.

Article de Libération du 28 septembre 2005
Par Jacky DURAND et Patricia TOURANCHEAU

«A la minute à laquelle je vous parle, des arrestations ont eu lieu. Ce sont des arrestations préventives. Ce sont des individus à qui nous avons des questions très précises à poser...» La phrase prononcée par Nicolas Sarkozy sur le plateau de Pièces à conviction ­ diffusé sur France 3 lundi 26 septembre, mais enregistré le 21 ­, a suscité, hier, une polémique politico-médiatique. Le ministre a-t-il «vendu la mèche», comme l'interprète le Parisien qui lit dans ces propos une «référence explicite au coup de filet réalisé» ­ sous l'oeil des caméras de toutes les chaînes ­ à Trappes et à Evreux le matin même du jour de la diffusion de l'émission ? Ou bien a-t-il évoqué lors de l'enregistrement, cinq jours plus tôt, «l'opération de police menée le 19 septembre en Seine-Saint-Denis, au cours de laquelle six personnes soupçonnées d'organiser une filière pour envoyer des jihadistes combattre en Irak» ont été arrêtées ?

C'est la version défendue par la Place Beauvau hier matin en réponse au communiqué du Parti socialiste qui demandait «solennellement» au ministre de l'Intérieur de «s'expliquer dans les plus brefs délais sur les conditions dans lesquelles il a été amené à s'exprimer par anticipation (...) sur une opération de lutte contre le terrorisme (...) en cours de préparation». Julien Dray, porte-parole du PS, suspecte même Sarkozy d'avoir programmé à dessein l'opération du 26 septembre pour qu'elle tombe pile avec sa prestation : «Cette arrestation était prévue, et on peut se dire qu'elle a peut-être été montée opportunément pour une émission de télévision.» L'entourage de Sarkozy rétorque qu'il faisait allusion à l'opération précédente : «A la minute où il a enregistré l'émission, il y avait des interventions (...), les personnes arrêtées l'avant-veille étaient toujours en garde à vue.»

Sur le moment, l'équipe de Pièces à conviction, qui a entendu Sarkozy prononcer ces mots «à la fin de son intervention», a en effet eu le sentiment qu'il évoquait «les arrestations du lundi précédent dans les filières irakiennes». Pour le rédacteur en chef Pascal Richard, «l'ambiguïté est venue a posteriori, le matin de la diffusion, quand j'ai allumé la radio et appris la nouvelle opération». A l'issue de l'enregistrement, Hervé Brusini, directeur délégué à l'info, pour qui «la phrase fait clairement référence à une affaire passée», avait posé la question au conseiller en communication de Sarkozy. Qui avait alors confirmé qu'«il était évident qu'il parlait des gardes à vue en cours». Un officier de renseignement confirme que «l'opération [du 26] était effectivement prévue depuis quinze jours, à cause de renseignements d'un service étranger (algérien, ndlr), ­ cette équipe menaçant de monter des actions violentes à Paris ­, et non pas parce c'était opportun pour le ministre». On a en revanche appris hier soir que le chef du Groupe salafiste de prédication et le combat (GSPC) auquel seraient liés les gardés à vue aurait publié mi-septembre sur l'Internet un communiqué menaçant à l'égard de la France taxée d'«ennemi numéro 1».

Lettre. Quant à la présence de certains médias, lundi matin, pour couvrir les arrestations, le ministère de l'Intérieur a argüé que dans une opération «où trois services interviennent ­ la DST, les RG et le RAID ­ il est évident que l'information fuite un peu». Le PS a jugé ces «précisions insuffisantes», s'étonnant de la présence «des caméras de télévision sur les lieux des interpellations». Jean-Marc Ayrault, président du groupe PS, a même fait remonter l'affaire à Villepin. Dans une lettre, il exige des «éclaircissements» du Premier ministre. Veut savoir si Sarkozy a «volontairement informé la presse». Et demande : «Comment comptez-vous éviter que cette dérive publicitaire autour de la lutte antiterroriste ne se reproduise ?»

Mon commentaire :

Je ne sais pas qui dit vrai. J'avais évoqué la question avant la diffusion du sujet de France 3 sur ce blog sous le titre
"Le hasard" chargé de doper l'audience ? Comment accorder du crédit aux contorsions de Sarkozy quand on observe au plus près la mise en scène permanente de tous ses actes.


La SNCM à la dérive, Perben aux abonnés absents,
le_pascal_paoli_de_la_sncm Villepin à l'abordage !

Vidéo : L'assaut du "Pascal-Paoli" par le GIGN
Le Monde. fr le 28 septembre 2005 http://www.lemonde.fr/web/vi/0,47-0@2-3234,54-693610,0.html
Les images de l'intervention du groupe d'élite pour reprendre le contrôle du cargo-mixte de la SNCM, appareillé mardi par des marins hostiles à la privatisation de leur compagnie.

Article paru dans Libération le 29 septembre 2005  Par Renaud Dely
Villepin, en démineur à tout-va.

Sur les dossiers sensibles, comme la SNCM, le Premier ministre impose ses solutions. Quitte à renier ses propres ministres et à faire marche arrière.

Envoyer ses ministres en première ligne, les laisser s'embourber... pour mieux surgir, au final, en démineur efficace, et se donner une image de rassembleur. Telle est la méthode que Dominique de Villepin a adopté dans le conflit de la SNCM. Comme un galop d¹essai de la journée d'action syndicale du 4 octobre qui marquera, la semaine prochaine la vraie rentrée sociale, le Premier ministre était là aux prises avec son premier gros conflit social depuis sa nomination à Matignon début juin. Pour espérer le surmonter, il a choisi de faire.. . machine arrière. Villepin a ainsi annoncé lors de sa quatrième conférence de presse mensuelle que l¹Etat souscrirait une participation de 25 % du capital de la compagnie maritime tandis que les salariés se verront proposer 5%. Au final, la société Butler Partners Capital verra sa participation limitée à 40 % et devra composer avec un autre partenaire, Veolia Connex, qui obtiendra 30% du capital. Voilà un mille-feuilles bien différent de celui imaginé par Dominique Perben qui annonçait il y a encore quelques jours une privatisation quasi-totale de la SNCM.

Dominique PERBEN : Résultat, déjà désavoué en l¹espace de quelques semaines à propos de l¹installation de radars sur les routes ou de l¹abaissement de la limitation de vitesse à 115 km/h, le ministre des Transports reçoit là une nouvelle gifle. D'ampleur. Un tel désaveu, subi dans un contexte de violences attisé par les grévistes du STC, pourrait en pousser plus d'un à la démission. Mais pour l¹heure, le futur candidat UMP à la mairie de Lyon fait le gros dos. Il est vrai qu¹en trois ans de présence au gouvernement, Dominique Perben a appris à encaisser de la part de ses supérieurs comme de ses collègues. Lorsqu¹il était garde des Sceaux, il s¹était déjà vu infliger bien des avanies de la part de Nicolas Sarkozy qui le dégommait depuis la place Beauvau.

Thierry BRETON à Bercy, et son budget percé ne sont pas en meilleure posture. Secoué par les critiques issues des propres rangs de l¹UMP, à commencer par celles de sarkosystes, le ministre des Finances rencontre lui aussi de premières fortes turbulences. Deux ministres affaiblis qui en rejoignent... d¹autres.

Pascal CLEMENT, par exemple, de fustigé par le président du conseil Constitutionnel, Pierre Mazeaud, en début de semaine pour avoir osé évoquer l'ventuel caractère rétroactif d¹une disposition de la loi sur la récidive, voire de Nicolas Sarkozy qui semble moins à l¹aise sur le terrain de la lutte contre le terrorisme.

Dominique de VILLEPIN s'efforce, lui de surnager dans cette tempête. En jouant la CGT jusqu'à recevoir Bernard Thibault mercredi soir, pour mieux coincer le STC (Syndicat des travailleurs corses), il tente d'apparaître en habile médiateur. Et de se renforcer, fût-ce au détriment de ses ministres. Comme si, plutôt qu'en chef d¹équipe, le Premier ministre préférait affermir son destin personnel en vue de 2007.


Mon commentaire
Pauvre Justice !

Elle a subi le médiocre Perben, recasé aux transports parce que candidat déclaré aux élections municiapales de Lyon, avant de sombrer comme la SNCM avec le triste Clément !
A quand la démission de ces deux lascars qui n'honorent pas leur portefeuille mais s'accrochent à leur maroquin ?

Les Français mesurent chaque jour davantage à leurs dépens les méfaits de la Droite déguisée "en corsaire" ou "en rebelle".
La Gauche de gouvernement, c'est à dire toute la gauche qui aspire à changer les choses, sans se complaire dans la seule protestation, doit être à la hauteur des défis énormes qui l'attendent. Pour les relever, il n'y a pas, il n'y aura pas de place pour les petits arrangements et les batailles d'appareil. Nous devons gagner en 2007 et en 2008 sur des idées et une ambition exempte de démagogie. Peut importe aujourd'hui le nom du ou de la candidate !


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29 septembre 2005

Conseil municipal ce soir

Vous pouvez le suivre en direct ou en différé dans les 24 h sur internet :

http://www.ville-franconville.fr/content/heading36481/content1990961.html

JEUDI  29 SEPTEMBRE 2005 à 20h00 *

*********

ORDRE DU JOUR

1. APPROBATION DU PROCES VERBAL DU CONSEIL MUNICIPAL DU 23 JUIN 2005.

2. REMISE GRACIEUSE DE LA DETTE ET AMENAGEMENT DES LOYERS – RESTAURANT « LE CANOTIER »

3. CENTRES DE VACANCES HIVER 2006

4. DEMANDE DE SUBVENTION AUPRES DE LA COMMUNAUTE D’AGGLOMERATION VAL ET FORET – CONCERNANT L’ACQUISITION D’UN BIBLIOBUS POUR LA VILLE DE FRANCONVILLE

5. CONVENTION DE MISE A DISPOSITION DES ESPACES VERTS AUTOUR DES RESIDENCES LES « BUCHERETS I et II »

6.AUTORISATION DONNEE A MONSIEUR LE DEPUTE-MAIRE DE SIGNER L’AVENANT N° 1 DU LOT N°1 – GROS ŒUVRE DU MARCHE DE RESTRUCTURATION ET EXTENSION DE LA MAISON SUGER EN ECOLE DE MUSIQUE, DE DANSE ET D’ART DRAMATIQUE

7. AUTORISATION DONNEE A MONSIEUR LE MAIRE DE SIGNER L’AVENANT POUR TRAVAUX SUPPLEMENTAIRES RELATIF AU MARCHE DE CONSTRUCTION DE L’ECOLE DE LA SOURCE

8.CONSTRUCTION DU GROUPE SCOLAIRE DE LA GARE – DEMANDE DE SUBVENTION POUR LA CONSTRUCTION DU GROUPE SCOLAIRE AUPRES DU CONSEIL GENERAL DU VAL-D’OISE – AUTORISATION DONNEE A MONSIEUR LE MAIRE DE SIGNER LE MARCHE DE TRAVAUX DE CONSTRUCTION DU GROUPE SCOLAIRE DE LA GARE AVEC L’ENTREPRISE RETENUE

9. RAPPORT ANNUEL SUR LE PRIX ET LA QUALITE DU SERVICE PUBLIC COMMUNAL DE L’ASSAINISSEMENT POUR L’EXERCICE 2004

10.RAPPORT ANNUEL SUR LE PRIX ET LA QUALITE DU SERVICE PUBLIC DE L’ASSAINISSEMENT ASSURE PAR LE SIARE RELATIF A L’EXERCICE 2004

11. RAPPORT ANNUEL SUR LE PRIX ET LA QUALITE DE SERVICE PUBLIC DE L’EAU
       POTABLE POUR L’EXERCICE 2004 – SEDIF

12. RAPPORT ANNUEL SUR LE PRIX ET LA QUALITE DU SERVICE PUBLIC DE   
       L’ASSAINISSEMENT ASSURE PAR LE SIAAP POUR L’EXERCICE 2004

13. APPROBATION DE LA PROCEDURE DE MODIFICATION DU POS NORD

14. MODIFICATION STATUTAIRE DE LA COMMUNAUTE D’AGGLOMERATION VAL ET    
       FORET – NOUVELLE REDACTION DES STATUTS – REFUS DE VALIDER
       L’INTEGRALITE DES NOUVELLES COMPETENCES

15. MAISON DE LA JUSTICE ET DU DROIT (MJD) – AVENANT N°1 RELATIF A LA
       CONVENTION INITIALE DE FONCTIONNEMENT DE CETTE STRUCTURE

16. DECISIONS PRISES PAR M. LE DEPUTE-MAIRE EN APPLICATION DE L’ARTICLE
     L. 2122-22 DU CODE GENERAL DES COLLECTIVITES TERRITORIALES

QUESTIONS DIVERSES


Posté par gerardsebaoun à 19:20 - Franconville - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

26 septembre 2005

Le " hasard " chargé de doper l'audience ce soir sur France 3 ?

Nicolas Sarkozy présentera son avant-projet de loi antiterroriste ce soir dans pièces à conviction. L'émission s'intitule : Terrorisme, la nouvelle menace".

Le sujet est d'importance et mérite la plus grande attention. D'une part il faut nous protéger contre les menaces qui ciblent nos démocraties. D'autre part, il faut continuer à vivre dans un pays libre en refusant "Big Brother". 

L'AFP nous apprend ce matin le démantèlement " d'une cellule d'islamistes présumés (?), liée au groupe salafiste algérien Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) et qui aurait envisagé (?) de perpétrer des attaques terroristes en France ".
"Ils sont soupçonnés d'avoir eu la volonté (?) de commettre des attentats en France. Il y avait un mouvement de conspiration, une activité logistique, mais pas de projet identifié" d'attentat, a précisé une source.

Les interpellés appartiennent à la mouvance du djihadisme international, plus spécifiquement à celle du GSPC, principal mouvement islamiste armé algérien qui a fait allégeance à al-Quaida et a dit son intention de frapper la France, selon les enquêteurs. Depuis les attentats de Londres en juillet, les responsables de l'antiterrorisme français insistent sur le fait que la France n'est pas à l'abri d'une attaque terroriste et identifient le GSPC comme le risque principal.

L'enquête avait débuté en février 2003.

Les caméras de TV ont accompagné les interpellations ce matin et les images ont été largement diffusées dès 13 h. Hasard ?
Malgré les nombreux conditionnels employés dans cette dépêche, il n'est pas question de s'autoriser un quelconque avis sur la légitimité du dossier car la justice saisie est souveraine. Mais force est de constater que c
ette arrestation tombe à propos. C'est certainement un hasard !

Il faut cependant s'interroger sur ces hasards (?) qui servent régulièrement les plans média du Ministre de l'intérieur, expert en communication.

Rappelons nous que lors de son 1er séjour place Beauvau en 2003, Nicolas sarkozy avait pu se féliciter de l'arrestation d'Yvan Colonna, assassin présumé du Préfet Erignac intervenue deux jours avant le référendum sur la Corse. Beaucoup s'étaient alors émus de ce "hasard" susceptible de servir le Gouvernement. Le projet prévoyait de supprimer les deux départements de l'île en les fusionnant en une seule collectivité territoriale. Le Non l'avait emporté de justesse.

louis_jouvet Je ne peux m'empêcher de penser à la réplique de louis Jouvet dans Drôle de drame de Marcel Carné : Bizzare, Bizzare... Moi j'ai dit Bizzare, comme c'est Bizzare


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25 septembre 2005

La Gauche vainqueur pa KO Technique en Seine et Marne !

thorigny2

jean_calvet AFP 25.09.05 | 22h01
Cantonale de Thorigny : Jean Calvet(Vert) vainqueur. La Seine-et-Marne reste à gauche


Jean Calvet, (Vert) candidat unique de la gauche a remporté dimanche le second tour de l'élection cantonale partielle de Thorigny-sur-Marne (Seine-et-Marne), ce qui permettra au socialiste Vincent Eblé de garder la présidence du Conseil général, a annoncé ce dernier. M. Calvet, arrivé en tête au premier tour devant la députée UMP Chantal Burnel, l'a emporté au second avec 65 voix d'avance.

A un conseiller général près, la Seine-et-Marne avait basculé à gauche aux cantonales de 2004.

Pour le second tour, les deux camps s'étaient largement mobilisés et avaient fait appel à des soutiens de poids. L'ancien Premier ministre socialiste Lionel Jospin s'était déplacé jeudi pour soutenir Jean Calvet, tandis que le ministre de l'Intérieur et président de l'UMP Nicolas Sarkozy était venu épauler mercredi la députée Chantal Brunel, à Dampmart.

Au second tour, marqué par un important taux d'abstention (68,79%), le candidat de la gauche s'est adjugé 50,44% des suffrages, contre 49,56 % à son adversaire. Le Conseil général du département compte dorénavant 22 conseillers généraux de gauche et 21 conseillers généraux de droite.

"Cette victoire, une très grande satisfaction, c'est la possibilité de poursuivre les efforts engagés depuis un an. Notre stratégie de rassemblement à gauche au premier tour était la bonne. On va pouvoir continuer le travail", a déclaré à l'AFP Vincent Eblé, le président du Conseil général qui conserve donc son fauteuil.

Lors du précédent scrutin cantonal du canton de Thorigny, l'élection du 22e élu de gauche, Jean Calvet, avait été invalidée le 27 juin par le Conseil d'Etat en raison d'un taux d'abstention anormalement élevé dans une des communes du canton, Coupvray.

Résultats du second tour: Inscrits: 24.307  Exprimés: 7.349

Résultats sur canton.pdf

Jean Calvet (Vert) 3.707 (50,44%) ELU

Chantal Brunel 3.642 (49,56%), battue (Elle reste simplement Députée et Conseillère régionale !)

Mon commentaire : HEUREUX !!!

Je remercie les citoyens seine et marnais du canton de s'être déplacés pour déjouer les pronostics et garder la majorité du département à la gauche.

Je me prends à rêver à la victoire de la Gauche dans notre département en 2008.
Elle est possible et la première étape passe par une victoire lors de l'élection cantonale partielle de Luzarches.

Toute la gauche lorsqu'elle est rassemblée peut terrasser une droite revancharde menée par Sarkozy lui même. Il faudra s'en souvenir lors des prochaines échéances.

Un canton de Seine-et-Marne nous a montré la voie. Qu'il en soit remercié.

Alors pour Luzarches : Mobilisation maximale !



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24 septembre 2005

Bombon El Pero, un film argentin formidable, à voir absolument !

bombon_el_pero_1C'est une chronique sociale de l'Argentine d'aujourd'ui qui exprime avec simplicité et dignité l'ampleur de la crise qui a frappé le pays. Rires et émotion garanties !Voir l'album photos du film.

Pour en savoir un peu plus sur l'histoire récente du chaos argentin :Le Monde interactif Argentine échec d'une nation.htm


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Nos Prisons vues de...l'extérieur : Une honte !

t_carton_rouge1_1_4 « Sauf en Moldavie, je n'ai vu de prison pire que ça » Dépôt des étrangers à Paris, les Baumettes à Marseille... Un bilan noir du commissaire européen aux droits de l'homme, Alvaro Gil-Robles.

Par Dominique SIMONNOT - Libération le 22 septembre 2005 http://www.liberation.fr

Alvaro Gil-Robles, commissaire européen aux droits de l'homme, vient de passer seize jours en France. C'est le trente-deuxième pays d'Europe (et dernier, car son mandat prend fin) dont il visite les lieux de «privation de libertés» ­ hôpitaux psychiatriques, prisons, centres de rétention, etc. Après ses observations au gouvernement ­ sévères ­, il rédigera pour fin novembre son rapport, témoin des faits et lieux qu'il a vus lui-même.

Que retenez-vous de votre visite à la prison des Baumettes à Marseille ? C'est un endroit répugnant ! Des travaux y sont prévus, mais le problème est le nombre de personnes qui y sont incarcérées et je doute qu'on puisse jamais en faire un lieu normal, même en y mettant des milliards. Les gens y sont très excités et c'est normal, entassés comme ils sont ! J'ai été aussi très frappé par la quantité de prisonniers atteints de problèmes psychiatriques. Ce sont des malades et on ne peut ignorer leur droit à être soignés ni les problèmes que cela pose au personnel. Il faut des établissements adéquats où ces malades soient traités dignement. Il faut être clair et net, être en prison, c'est être privé de liberté, et non pas vivre dans un lieu indigne d'êtres humains. Dans ces conditions, les gens sortent de là pires qu'ils n'y sont entrés, pleins de haine contre une société qui les a traités de la sorte. L'intérêt collectif commande que la prison rende possible une réinsertion sociale. La sécurité n'est pas seulement la répression, c'est aussi le respect et la solidarité.

Et le dépôt des étrangers, sous le palais de justice de Paris ? De ma vie, sauf peut-être en Moldavie, je n'ai vu un centre pire que celui-là ! C'est affreux ! Les gens s'entassent dans un sous-sol sur deux niveaux, sans aération. Ils se promènent dans une cour minuscule grillagée de tous côtés. Au second niveau, on marche sur la grille, au-dessus de ceux du premier niveau. Les fonctionnaires en sont eux-mêmes très gênés. Il faut fermer cet endroit, c'est urgent.

Et le commissariat du XVIIIe arrondissement de Paris ? C'est vieux, mais là n'est pas le problème. Je me demande bien pourquoi il faut absolument que les gardés-à-vue dorment à même le sol des cellules, sans matelas. Comme dans d'autres commissariats, d'ailleurs, et cela m'a vraiment surpris ! Dans d'autres pays d'Europe, les gens ont un matelas pour la nuit, à Marseille et à La Courneuve aussi...

La zone d'attente de Roissy ?Le bâtiment est assez digne, la Croix-Rouge y fait un travail très important. Mais je suis très inquiet des délais et de la manière dont les étrangers doivent former leur demande d'asile. Sur un formulaire, en cinq jours et en français, sans accès à un interprète, sinon payant. Et encore, même ceux qui peuvent payer n'en trouvent pas ! Comment un monsieur arrivant du Bangladesh ou du Yémen peut-il, en cinq jours ­ qui passent à une vitesse folle ­, rédiger son dossier en français ? C'est littéralement impossible et c'est inacceptable !

Finalement, qu'avez-vous vu d'encourageant ? Mes conversations avec les magistrats, très franches et réalistes. Ils sont très inquiets des changements constants de procédure pénale au détriment de la sécurité juridique. Ils voient se perdre les valeurs fondamentales et démocratiques dans une forêt législative. J'ai également visité le centre pénitentiaire ouvert de Casabianda en Corse, une expérience vraiment intéressante. Et puis ces centres éducatifs fermés pour enfants délinquants que le ministre de la Justice relance au maximum. J'ai été très impressionné du travail des éducateurs avec ces enfants très difficiles, qui apprennent à vivre en société, à travailler. Il y a un manque de places et de moyens et c'est un effort à poursuivre absolument. Il nécessite la solidarité des communes, qui malheureusement, bien souvent, n'en veulent pas sur leur territoire, c'est une grave erreur. Ces centres sont un investissement dans la sécurité future, ils brisent la carrière criminelle des mineurs, leur évitent la prison criminogène. J'ai aussi été très réconforté par le nombre d'associations plongées dans le monde des plus vulnérables, femmes battues, immigrés, enfants à problèmes, démunis... Ce tissu social est très fort, mais en grave danger, car les subventions se réduisent alors que ces personnes font en grande partie le travail de l'Etat.

Vous avez rencontré les ministres concernés par vos visites ; comment ont-ils reçu vos observations ? Mardi, le ministre des Affaires étrangères m'a écouté très attentivement. A ma grande surprise, il n'a aucune langue de bois, loin de ce langage diplomatique habituel sur ces questions. On voyait là son expérience de maire, de ministre de la Santé. Il m'a dit attendre énormément de mon rapport. Le ministre de la Justice a été aussi très attentif. Je regrette en revanche que celui de l'Intérieur ait annulé notre rendez-vous, pour cause d'agenda surchargé. Il doit avoir d'autres priorités et c'est dommage, car c'est un homme qui a sûrement une opinion sur le sujet. C'est le seul ministre de l'Intérieur européen qui n'a pas reçu le commissaire aux droits de l'homme.

Comment réagissent les gouvernements à vos rapports ? En général avec beaucoup de respect. En Italie, par exemple, ils sont déjà en train de prendre des mesures. Le Luxembourg s'est montré exemplaire. Même si d'autres réagissent plus mal, comme la Suisse ou le Danemark, je sais qu'il y a eu des modifications apportées dans le sens des propositions du commissaire. Poutine m'a surpris en me recevant, c'était la première fois. Il a publiquement promis de travailler concrètement sur mes recommandations. De toute façon, il est toujours facile de rédiger des rapports très critiques, nous ne sommes pas là pour travailler contre un pays mais avec lui et avec son tissu social. Je préfère donc proposer des solutions concrètes qui viennent naturellement, au fil des voyages et des rencontres avec les acteurs du terrain.

Quelles sont les suites données à vos rapports ? Il s'agit de recommandations ­ nous n'avons pas de pouvoir d'injonction ­ auxquelles le gouvernement répond. Le débat se passe publiquement au Conseil de l'Europe devant quarante-six pays. Puis je l'envoie à l'Assemblée et il est rendu public. Ensuite, il faut que les gens sur le terrain s'en emparent pour faire bouger les choses. Les parlementaires peuvent aussi, pour questionner le gouvernement, proposer des changements, enclencher des débats. Mais il ne suffit pas de parler, maintenant il faut agir.

Mon commentaire :

Je représente le Conseil général du Val d'Oise au Conseil de surveillance de la Maison d'arrêt d'Osny. Fort heureusement, cet établissement n'entre pas dans la catégorie des prisons indignes. Je reviendrai sur la MAVO et plus largement, sur un sujet qui fit "pleurer" nos parlementaires, députés et sénateurs, dont je rappelle que l'article 719 du code de procédure pénale leur permet de visiter à tout moment les locaux de garde à vue, les centres de rétention, les zones d'attente et les établissements pénitentiaires.
Malheureusement, beaucoup ont versé des larmes de circonstance et ont oublié leur indignation. L'air du temps est au tout répressif, à l'enfermement immédiat et banalisé. Alors, l'état de nos prisons, qui s'en soucie encore ? Au 1er juillet 2005, il y avait près de 61 000 détenus (dont 35% en détention préventive) pour 51 129 places.

Cette surpopulation carcérale, cette promiscuité, génère de la tension, des conflits et de l'insécurité. Elle est contraire à la dignité des détenus, contraire à l'intérêt du personnel pénitentiaire, contraire enfin à l'intérêt de la société. Elle est également en contravention au moins avec l'esprit de notre code de procédure pénale qui dit  dans son article 716 que
"Les personnes mises en examen, prévenus et accusés soumis à la détention provisoire sont placés au régime de l'emprisonnement individuel de jour et de nuit". Mais la phrase d'après fait un sort à cette très noble affirmation. Il est prévu des cas de dérogation dont celui ci :

"
Si la distribution intérieure des maisons d'arrêt ou le nombre de détenus présents ne permet pas un tel emprisonnement individuel ". Et la boucle est bouclée !

On juge aussi une société à la manière dont elle traite sa population pénale et comme le rappelle Alvaro Gil-Robles,la peine d'un détenu, c'est la privation de liberté et rien d'autre.

Si vous voulez en savoir plus sur le monde judiciaire, je vous conseille de vous procurer sans tarder (on le trouve encore) le livre de Dominique Simmonot, la journaliste de Libération qui signe cet article.
"Justice en France, une loterie nationale"
Ed. de la Martinière

dominique_simmonot Dominique Simmonot
Photo empruntée au site de France 5 - Ripostes


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22 septembre 2005

Séance du 11 juillet 2005

SEANCE du 11 juillet 2005.doc

Mes interventions :

  • A propos des peines alternatives à la détention : page 4

" Nous sommes tous convaincus de l’intérêt de ces peines alternatives en milieu ouvert. Un système qui connaît une décroissance au niveau national et qui comptabilise aujourd'hui 135 000 bénéficiaires contre 157 000 en 2001. Les travaux d’intérêt général (TIG) enregistrent la même baisse. Ils comptabilisent désormais 18 000 bénéficiaires contre 25 000 en 2001. A contrario, les TIG sont en légère progression dans notre département. Il s’agit d’un point positif.

Je tiens à rappeler l’intérêt que revêt le chantier CPCV qui permet aux personnes d’effectuer leur peine durant le week-end afin de conserver leur emploi. Le chantier d’ABC Insertion est quant à lui en plein essor. Des communes, situées en dehors de Pays de France, ont introduit des demandes  pour bénéficier de ce système."
Je souhaiterais que les subventions qui sont allouées à ces associations soient revues à la hausse dès l’an prochain.
 

  • Question au Préfet du Val d'Oise sur la Sécurité :
    Page 30 - 31 / Réponse en page 33

" Les taux de criminalité du Val d'Oise sont de vingt points supérieurs à la moyenne nationale. Faut-il en conclure que la sécurité dans le Val d'Oise se dégrade ? Le phénomène de violence ne cesse de progresser depuis des années. Il constitue un véritable défi lancé à l’organisation collective de notre société, à l’Etat de droit et à la démocratie. Le seul recours à la répression n’est pas suffisant pour endiguer ce phénomène. Les annonces d’augmentation des effectifs de police ne se sont pas concrétisées.
Ces effectifs étaient de 2 212 au 1er janvier 2002. Ils sont de 2 200 au 1er janvier 2005. Seuls des gradés supplémentaires ont été affectés au Département. La gendarmerie enregistre quant à elle une faible progression de ses troupes. De 539 au 1er janvier 2002, elles sont passées à 607 au 1er janvier 2005,
soit une augmentation de 2 % en trois ans. Notre Département reste le parent pauvre en termes de moyens.

Par ailleurs, votre bilan ne mentionne pas la délinquance violente à l’égard des personnes. Celle-ci continue de croître sur le plan national.

Nous n’accordons aucune confiance au discours du Ministre de l’Intérieur qui privilégie la sécurisation du cœur des grandes villes au détriment des villes de banlieue. Ces dernières méritent des moyens pérennes qui soient à la hauteur des enjeux. Il en va du respect et de la dignité de nos concitoyens tout au long de l’année.

Le Département du Val d'Oise s’honore de poursuivre l’accompagnement des TIG.
Toutefois, la maison d’arrêt demeure en sur-occupation.
Est-il acceptable de faire cohabiter deux individus au quotidien dans neuf mètres carrés par manque de place ?
Est-il acceptable de limiter l’hygiène des prisonniers en restreignant l’accès aux douches à trois par semaine ?

Ces dysfonctionnements pointent l’insuffisance criante des moyens à disposition de l’administration pénitentiaire et de son ministère de tutelle, le Ministère de la Justice."


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21 septembre 2005

Simon WIESENTHAL : "Je ne vous ai pas oubliés"

v_7_ill_691382_05092213_wiesenthal_x1p1_ori Portrait publié dans le Monde daté du 22 septembre

Au revoir Monsieur, nous ne vous oublierons pas.
Cet homme exceptionnel est entré dans ma vie un jour d'enfance. Il a pris place dans ma conscience comme un témoin qui mena une vie "ordinaire", toute entière au service de ceux qui ne pouvaient plus rien dire.

 

wiensenthal_1  Simon Wiesenthal, chasseur de nazis - Le Monde - le 21.09.05
Il était si fatigué. Il allait encore tous les jours, une petite heure, à son bureau dans le centre de Vienne, dans l'ancien quartier juif. Puis, il y a deux ans, Simon Wiesenthal a décidé de prendre sa retraite. "Mon travail est fait , avait expliqué le vieux monsieur le 18 avril 2003 au magazine autrichien Format. Les meurtriers de masse que j'ai cherchés, je les ai trouvés. Je leur ai tous survécu. S'il y en avait que je n'ai pas cherchés, ils sont aujourd'hui trop vieux pour être poursuivis." Cyla Müller, la femme qu'il avait connue au lycée et épousée en 1936, est morte en novembre 2003.
Lui s'est éteint paisiblement dans son sommeil, mardi 20 septembre, à Vienne. Il avait 96 ans.

Le vieux "chasseur de nazis", réputé avoir aidé à traduire en justice plus de 1 100 criminels de guerre, est désormais devenu une véritable "conscience mondiale" , selon Aver Shalev, le directeur de Yad Vashem, le Mémorial de la Shoah à Jérusalem, et sa mort a dissipé les quelques ombres qui obscurcissaient une vie si longue, et si lourde. Simon Wiesenthal, c'est l'homme qui a survécu. Aux pogroms, à douze camps de concentration, où 89 membres de sa famille ont perdu la vie, aux ricanements, aux attentats, et qui savait pour quoi il se battait. Un hommage devait lui être rendu mercredi au cimetière central de Vienne, ses obsèques devraient avoir lieu vendredi en Israël, il devrait être enterré face à la mer, près de l'endroit où vit sa fille, Paulinka.

Simon Wiesenthal est né le 31 décembre 1908, dans une famille de marchands juifs, à Buczacs, une petite ville de Galicie près de Lviv (jadis Lemberg, puis Lvov), aujourd'hui en Ukraine, à l'époque sous la coupe de l'empire austro-hongrois ­ la région a changé six fois de maître en un siècle. Il a 9 ans quand un soldat ukrainien lui transperce la cuisse d'un coup de sabre, il gardera la cicatrice toute sa vie. Dix ans plus tard, il est envoyé à Prague faire des études, parce qu'il n'entre pas dans le quota des étudiants juifs de l'institut technologique de Lviv. Il obtient en 1932 un diplôme d'architecte, ingénieur en génie civil, puis retourne ouvrir un cabinet d'architecte à Lviv, désormais en Pologne. Pas pour longtemps.

La Pologne est dépecée en 1939, Lviv tombe aux mains des Soviétiques, qui ferment son cabinet. Simon Wiesenthal, fraîchement marié, se reconvertit dans les sommiers à ressorts et le rembourrage d'édredons, selon sa biographe, Hella Pick, auteur de "Simon Wiesenthal : a life in search of justice". Il échappe de peu en 1940 à la déportation en Sibérie en graissant la patte à un commissaire soviétique, mais, quand Hitler envahit l'Union soviétique, Simon est arrêté par les Allemands, le 6 juillet 1941.

Les nazis l'alignent avec trois douzaines d'autres juifs et les exécutent un par un, d'une balle dans la nuque. C'est son tour. Mais le soldat, a raconté Wiesenthal, fait une pause pour avaler une vodka. Puis les cloches d'une église voisine se mettent à sonner pour la messe du soir, et le soldat s'en va prier : Simon Wiesenthal échappe à la mort, une première fois.

Le jeune homme est interné, pendant presque quatre ans, en partie dans des camps de travail. On lui fait d'abord tailler des pierres et creuser des tombes, près de Janoswka, un camp de concentration du côté de Lviv. Si quelqu'un tente de s'échapper, 25 prisonniers sont tués. S'il y parvient, sa famille est passée par les armes. Simon et son épouse sont affectés dans un camp des chemins de fer, il peint des svastikas sur les locomotives russes, sa femme Cyla polit les cuivres. Son sort s'améliore un peu lorsqu'on découvre qu'il est architecte, et on lui fait dessiner des plans. Il voit en août 1942 partir sa mère, avec 300 autres femmes, pour le camp de Belzec, dont elle n'est pas revenue.

Simon veut sauver Cyla. Il obtient en 1943 de la résistance polonaise d'envoyer sa femme à Lublin, en échange de plans des liaisons ferrées. Elle est blonde, on lui fait des papiers au nom d'Irène Kowalska, elle peut passer pour une Polonaise. Les nazis l'envoient à Solingen, dans une usine de mitrailleuses, relativement à l'abri. Pas son mari : le 12 avril 1943, les SS ramènent Wiesenthal à Janoswka, avec 40 autres juifs. On les conduit près d'une fosse, on leur ordonne de se déshabiller. Cette fois, c'est la fin. Et à nouveau, le miracle : un sous-officier SS le sort de là, le renvoie au camp des chemins de fer : on le cherchait partout, c'était le 54e anniversaire de Hitler, et le commandant du camp avait besoin de lui pour dessiner une belle pancarte, "Wir danken unserem Führer" ("Nous remercions notre Führer"). Son patron nazi, qui l'a pris en affection, le prévient cinq mois plus tard que les juifs vont tous être envoyés vers les camps de la mort. Il parvient à s'enfuir le 6 octobre 1943, est rattrapé huit mois plus tard et amené à la mi-juin 1944 à la Gestapo de Lviv. Il essaie de se pendre avec son pantalon, est soigné cinq semaines, puis reconduit à Janowska. Mais les Alliés approchent. Et à nouveau, on aligne Simon Wiesenthal avec 33 déportés ­ ils étaient à l'origine 100 000 dans le camp, les autres sont morts ou ont été transférés. Le commandant du camp se ravise : s'il a des prisonniers à garder, il évitera le front de l'Est. "Nous étions 34 juifs, a raconté Wiesenthal, devenus l'assurance-vie de 200 SS."

La petite troupe part vers l'ouest. Quelques déportés sont tués en cours de route. Un sous-officier lui demande un jour ce qu'il dirait des camps de concentration s'il arrivait jamais jusqu'à New York. Il répond qu'il raconterait sûrement la vérité. "On ne te croira pas, a rigolé l'Allemand. On dira que tu es fou." Simon Wiesenthal s'est bien juré ce jour-là qu'il survivrait, et qu'il témoignerait.

Les rescapés sont conduits au camp de Plaszow, en Pologne, puis envoyés à Gross Rosen, en Allemagne. Un SS lui jette un bloc de pierre à la tête, le rate, le touche au pied. Il faut l'amputer d'un orteil, sans anesthésie. Le lendemain, on évacue le quartier. Simon sort en clopinant. Il est envoyé à Buchenwald, puis finalement Mauthausen, en Autriche.

Six jours dans un wagon, sans eau ni nourriture. Ils étaient 2 000, 800 meurent en route, parfois debout tant ils sont serrés. 180 tombent encore lors de la petite marche jusqu'au camp. Dont Wiesenthal, qui est ramassé par un camion qui rapporte les cadavres. On découvre qu'il n'est pas mort, un garde lui donne un bol de soupe, et un Polonais compatissant lui apporte parfois un morceau de pain. Mais c'est l'enfer. "Le dernier jour à Mauthausen, a expliqué Wiesenthal au New York Times en juillet 2000, j'ai dit à mes amis que je voudrais vivre un quart d'heure de plus, pour voir la tête des nazis quand les Américains arriveront." Ils arrivent le 5 mai 1945.

Simon, qui a survécu à douze camps nazis, n'est plus qu'un petit paquet d'os. Il voit un char avec l'étoile blanche, rêve de la toucher ­ "J'avais survécu pour voir ce jour" ­ mais il est incapable de faire un pas. On le porte, il ne peut plus ouvrir la bouche, montre l'étoile du doigt. On l'amène jusqu'au char. Il touche l'étoile et s'évanouit.

Quelques jours plus tard, il pousse la porte d'un bureau sur lequel est inscrit "Crimes de guerre". Il pèse 50 kilos, on le trouve bien faible, il insiste, et commence son nouveau métier de chasseur de nazis. Il a déjà une liste, 91 noms de tortionnaires nazis qu'il s'est bien juré de ne pas oublier. Il participe à des arrestations mais cherche éperdument le corps de Cyla pour l'enterrer décemment. Nouveau miracle, elle est retrouvée à Lviv. Paulinka, leur fille, naît en septembre 1946. Elle a eu aujourd'hui à son tour des enfants et des petits-enfants.

La famille Wiesenthal s'est installée à Linz, à l'ouest de Vienne ­ à quelques mètres, en fait, de la famille d'Adolf Eichmann, et Simon se met au travail.

Avec trente volontaires, il crée le centre d'information et de documentation sur les criminels nazis, prend contact avec 100 000 survivants de la Shoah en Allemagne, en Autriche, en Italie, cherche des photos, accumule les témoignages. "Il a juste pris le boulot, personne ne l'a nommé, personne d'autre ne voulait le faire", a raconté le rabbin Marvin Hier, le doyen du Centre Simon-Wiesenthal de Los Angeles.

Mais, dès 1948, Wiesenthal reste très seul. Il accumule 20 000 fiches sur les bourreaux SS, dans l'indifférence générale. Les Autrichiens le regardent de travers, et, avec la guerre froide, les Américains sont bien plus préoccupés par les Soviétiques que par la traque des anciens nazis.

"La justice internationale pas plus que la justice allemande ne faisaient leur devoir, explique Serge Klarsfeld, président de l'association des Fils et Filles des déportés juifs de France. Lui a continué la mission qu'il s'était assignée depuis sa libération des camps. Il a rassemblé des témoignages, des dossiers, harcelé la justice allemande pour qu'on n'oublie pas les crimes nazis. Pendant dix ans, il a été tout seul. A l'époque, on construisait en Israël, on reconstruisait en Europe. Il a mené une action persistante, tenace, irremplaçable, pendant plus de cinquante ans."

Simon Wiesenthal se voit contraint de fermer son bureau en 1954. Il en ouvre un autre à Vienne en 1962. Mais lui qui disait "vivre pour les morts" travaille aussi pour les vivants. Il fonde six écoles pour les réfugiés de l'Est, notamment les Hongrois après 1956. 8 000 personnes transitent par ses centres avant d'émigrer, surtout aux Etats-Unis. Dans Justice n'est pas vengeance, son autobiographie publiée en 1989 (Robert Laffont), il explique minutieusement comment il a traqué les criminels nazis sous leurs nouvelles identités. Une seule fois il a eu une sauvage envie de violence, en découvrant dans les papiers d'un nazi la photo d'un enfant juif torturé.

Son heure de gloire, c'est d'abord l'arrestation d'Adolf Eichmann, le planificateur de la solution finale, découvert en Argentine, enlevé par les Israéliens en 1960, jugé et pendu le 31 mai 1962. Il a aussi permis l'arrestation en 1963 de Karl Silberbauer, le policier autrichien qui avait arrêté aux Pays-Bas Anne Frank. La jeune fille avait été envoyée à Bergen-Belsen, dont elle n'est pas revenue. Wiesenthal avait décidé de retrouver le policier en 1958, lorsqu'un jeune homme lui avait dit qu'il croirait en l'existence d'Anne Frank que si l'on retrouvait l'homme qui l'avait arrêtée. En 1967, il débusque un bien plus lourd criminel, le commandant du camp de Treblinka, Franz Stangl.

La traque continue, parfois avec un peu d'amertume. Simon Wiesenthal racontait souvent l'histoire de Franz Novak, l'adjoint d'Eichmann, chargé de transporter les juifs à Auschwitz : 1 700 000 victimes. Le procureur autrichien avait décidé de ne l'accuser que de la mort de 400 000 juifs hongrois, il a été condamné à huit ans de prison. Le nazi a fait appel, et a été acquitté. Sur appel cette fois du procureur, Novak a finalement été condamné à neuf ans de prison, et en a purgé six ­ – deux minutes de prison par assassinat, avait calculé Wiesenthal. Au procès de Franz Murer, ancien commissaire du ghetto de Vilna, les témoins juifs sont insultés par le public, et l'acquittement est applaudi.

L'étoile de Simon Wiesenthal s'est brusquement ternie en 1996, après la diffusion du magazine Panorama sur la première chaîne de télévision allemande, ARD. Isser Harel, un ancien chef du Mossad israélien, l'y accusait d'avoir finalement échoué dans la poursuite des criminels nazis, et d'avoir singulièrement gonflé son rôle dans l'arrestation d'Eichmann : "Nous n'avons rien obtenu de Wiesenthal qui fût d'une quelconque utilité pour cette opération." Le reportage reprenait aussi le témoignage d'un fonctionnaire au département américain de la justice, Elie Rosenbaum, qui soutenait que "Wiesenthal savait tout avant tout le monde sur le passé de Kurt Waldheim sous l'uniforme SS dans la guerre des Balkans, mais il l'a sciemment tu pour ne pas lui nuire."

"Il n'est pas dit que l'œuvre de ma vie sera anéantie par des journalistes en mal d'audience", avait répondu Simon Wiesenthal au Spiegel, "dans ce genre de métier, on ne peut pas faire mouche à tous les coups". Les déclarations de Kurt Waldheim, volant à son secours en dénonçant "la campagne de diffamation" menée contre "un homme absolument intègre", n'avaient pas arrangé les choses.

Il a reconnu un peu plus tard que l'arrestation d'Eichmann était "un travail d'équipe de beaucoup de gens qui ne savaient pas ce que les autres faisaient", et qu'il savait depuis 1954 qu'il se cachait en Argentine, mais ne savait pas "dans quelle mesure les rapports envoyés en Israël avaient servi". Serge Klarsfeld explique un peu cruellement que le mérite de Simon Wiesenthal est ailleurs. "Tous les juifs de Buenos Aires savaient qu'Eichmann y vivait, il ne se cachait pas, pas plus que Mengele, qui était dans l'annuaire. Les Etats n'avaient aucun intérêt à poursuivre les nazis. Il a fallu l'obstination de Simon Wiesenthal pour qu'Israël se décide à agir et à organiser ce procès, qui a ouvert une nouvelle ère dans la conscience."

L'avocat français n'a jamais été proche du "chasseur de nazi". Il l'a rencontré une première fois en 1968, quand Beate Klarsfeld avait en plein Bundestag traité de nazi le chancelier Kurt Georg Kiesinger, ancien directeur adjoint de la propagande radiophonique hitlérienne. "Ce n'était pas sa priorité , indique Serge Klarsfeld. Que le personnel politique allemand soit infesté d'anciens nazis ne lui semblait pas aussi important qu'à nous. Il n'a pas été tellement plus actif pour Kurt Waldheim, devenu secrétaire général de l'ONU alors que son dossier de criminel de guerre était dans les caves des Nations unies."

La polémique est loin, désormais. Reste l'image de ce petit monsieur têtu, qui s'est battu pendant un demi-siècle. Simon Wiesenthal se souvenait, selon le New York Times , d'un dîner de shabbat chez un autre survivant de Mauthausen, devenu un riche joaillier. L'homme lui disait qu'il serait devenu millionnaire s'il était revenu à l'architecture, au lieu de chasser les nazis. "Quand nous arriverons dans l'autre monde, lui avait répondu Wiesenthal, et que nous retrouverons les millions de juifs qui sont morts dans les camps, ils nous demanderont 'qu'avez-vous fait ?' 'Tu leur diras, 'je suis devenu joaillier'. Un autre dira, 'j'ai fait de la contrebande de café et de cigarettes américaines'. Moi je dirai, 'je ne vous ai pas oubliés'."

Franck Johannès


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17 septembre 2005

La réforme fiscale sauce Villepin ...en 2007 : Décryptage

Réforme fiscale : qui gagne ?

Observatoire des inégalités http://www.inegalites.fr

Revenu mensuel Impôt avant réforme Impôt après réforme Gain annuel en euros Gain rapporté au montant de l’impôt avant réforme, en %
Célibataire
1 250 698 665 33 4,7
2 083 2 326 1 925 401 17,2
4 167 8 447 8 371 76 0,9
6 250 16 140 15 315 825 5,1
16 667 65 204 60 327 4 875 7,5
Couple sans enfants
2 083 706 699 7 1
4 167 4 652 3 650 802 17,2
6 250 6 198 6 042 156 2,5
8 333 16 894 16 742 152 0,9
16 667 49 590 48 630 960 1,9
Couple avec 2 enfants
2 083 462 465 Perte 3 euros Perte 0,6 %
4 167 2 785 2 624 161 5,8
6 250 6 978 5 775 1 203 17,2
8 333 12 576 12 424 152 1,2
16 667 45 272 44 312 960 2,1
Source : OFCE

Les couches les plus aisées seront les plus avantagées par la réforme de l'impôt sur
le revenu
 envisagée par le gouvernement. Elle prévoit de supprimer l’abattement
le 20 % et de réduire les taux d’imposition. Hors effet des "niches fiscales"
(qui seront plafonnées à un niveau très élevé), un célibataire aux revenus
de 16 700 euros mensuels récupererait donc 4 875 euros mis auparavant dans l’impôt,
contre 33 euros pour celui dont les revenus mensuels sont de 1 250 euros.
Certaines familles - moins fortunées mais figurant tout de même parmi les 10 % les
plus aisées (6 200 euros par mois) -, font partie des plus avantagées, avec un gain de
1 200 euros.

Les grandes perdantes seront les catégories les plus démunies, en particulier celles
qui n’ont plus de lien à l’emploi (notamment les personnes âgées, les femmes seules
qui ne travaillent pas, etc.) et qui ne percevront donc pas la hausse de la prime pour l’emploi.

Les 3,5 milliards ainsi gaspillés par l’Etat représentent l’équivalent des deux-tiers de
l’ensemble des aides au logement versées chaque année et auraient permis de constuire
quelques dizaines de milliers de logements sociaux.

Mon commentaire : Sous couvert d'une "grande réforme fiscale", le gouvernement a trouvé
un moyen détourné de faire baisser l'ISF pour
favoriser
son électorat le plus fortuné !

Cherchez l'erreur !

Communiqué d'Eric Besson : Secrétaire National à l'Economie, à l'emploi et aux entreprises du PS http://parti-socialiste.fr

" Les déclarations du Ministre du Budget de ce jour confirment et amplifient opération de mystification à laquelle se livre le gouvernement en matière d'impôts.
Reconnaissant que le gouvernement « n'a pas les moyens de faire baisser les impôts en 2006 », Monsieur Copé annonce une réforme à crédit, financée en 2007, recourant à une méthode désormais rodée : l'effet d'annonce tout de
suite, le financement après les prochaines élections.
Le Parti socialiste retient des déclarations du Ministre que rien n'est fait immédiatement en faveur du pouvoir d'achat des plus modestes, touché depuis le premier janvier par la baisse de revenu net et amputé par la hausse du prix de l'essence à la pompe face à laquelle le gouvernement reste désespérément inerte.
Il faut aussi dénoncer le subterfuge par lequel le Ministre prétend que la
réforme annoncée bénéficiera aux classes moyennes.
En dépit de l'écran de fumée dressé, le Parti socialiste montrera très concrètement que les vrais bénéficiaires d'une réforme qui a pour objet de mettre fin à la progressivité réelle de l'impôt seront en fait les classes moyennes supérieures et les catégories les plus aisées. Le Parti socialiste rappelle que le salaire médian n'est, en France, que de 1 300 euros par mois.
Enfin, les socialistes dénonceront l'hypocrisie de la droite concernant l'impôt
 sur la fortune : après avoir par quatre fois depuis mai 2002 réduit son rendement, l'UMP préfère contourner l'impopularité de l'atteinte portée à cet impôt de solidarité en recourant à une technique dite de « plafonnement » qui dans les faits ne bénéficiera qu'à quelques centaines de contribuables les plus riches de France.
Engagée dans une surenchère libérale, la droite française s'inspire désormais systématiquement des préceptes des néo-conservateurs américains. Elle paraît de plus en plus éloignée des préoccupations des Français."


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