FRANCONVILLE - Gérard SEBAOUN Conseiller Général

Vous informe sur les dossiers de la ville et du Val d'Oise, et vous propose ses commentaires sur l'actualité.

31 décembre 2005

Vigilance encore, vigilance toujours en 2006...

  • Alors que le centenaire de la Laïcité s’achève dans la confidentialité,

  • Le sentiment d’exclusion, l’intolérance et la xénophobie progressent à pas de géant.

  • Agissons là où  nous sommes pour défendre les valeurs universelles de la République.

  • Une pensée ce soir pour toutes celles et tous ceux qui sont seuls et qui souffrent,

  • une pensée aussi pour tous ceux qui sont privés de liberté ici et là bas.

Belle année 2006


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28 décembre 2005

VOTEZ pour qui vous voulez mais VOTEZ !

On se bouscule pour s'inscrire sur les listes électorales

"Hier soir, la plupart des services d'élections des municipalités dans le Val-d'Oise étaient débordés. L'appel lancé par Devoirs de mémoires, parrainés par Joey Starr et Jamel Debbouze, entre autres, semble porter ses fruits. « Voter, c'est exister », c'est aussi la philosophie du Civic (Collectif d'initiatives pour la vie citoyenne d'Argenteuil) : leur discours : « Voter au lieu de casser ».Depuis 2000, tous les ans, ils militent pour que les jeunes aillent s'inscrire sur les listes électorales avant le 31 décembre..."

Lire la suite dans Le Parisien du jour - Edition Val d'Oise : Article signé Marie Poussel.


Posté par gerardsebaoun à 13:05 - Elections - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Un nouveau site consultable dès maintenant

groupe_socialiste3

http://www.valdoise-socialiste.com

Vous y trouverez toutes les informations sur l'activité du Groupe. également :

  • Les dates des séances qui sont publiques,
  • L'essentiel de nos interventions,
  • Les motions déposées,
  • Les questions d'actualité débattues.

Nous attendons vos commentaires et nous répondrons à toutes vos questions.


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26 décembre 2005

La liberté de la presse en garde à vue Place Beauvau

L'article paru dans l'édition du monde du 25 décembre, dans la foulée de la révélation du Canard Enchaîné, pointe non seulement le scandaleux coup de ciseaux de Paris Match dans l'interview de Yannick Noah, mais aussi l'entrevue entre le directeur de la publication et le Ministre de l'Intérieur. Après un éditeur "invité" par Nicolas Sarkozy à pilonner les exemplaires d'un livre consacré à sa femme,qui se soumet, un directeur d'hebdomadaire qui "tripatouille" une interview ! A lire ci dessous :

yannick_noah "Une chose est sûre : si jamais Sarkozy passe, je me casse !"
Photo http://teemix.aufeminin.com Publiée par simone140

Cette réaction de Yannick Noah à une éventuelle élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République aurait dû être l'une des "quatre vérités à la France" prononcées par l'ex-tennisman dans une interview accordée à Paris Match. Curieusement, dans le numéro daté du 15 décembre, l'avertissement de l'interprète de Saga Africa a disparu.

Une coupe inopinée révélée par l'hebdomadaire Le Canard enchaîné du 21 décembre. C'est au moment du bouclage qu'Alain Genestar, directeur général de la rédaction, aurait sorti les ciseaux. Selon l'hebdomadaire, il aurait voulu éviter de se brouiller à nouveau avec le ministre de l'intérieur. Nicolas Sarkozy s'était fâché après la publication en "une" de Match, en août, de la photo de Cécilia Sarkozy au bras de son nouveau compagnon, le publicitaire Richard Attias. La brouille avec Alain Genestar aurait duré depuis, avant que, tout récemment, les deux hommes se réconcilient.

Une paix des braves signée, précise encore le Canard, jeudi 1er décembre après que le patron de l'hebdomadaire eut été reçu plus d'une heure par le ministre de l'intérieur. Dans ce contexte de reprise du dialogue, la déclaration de Yannick Noah aurait sans doute fait l'effet d'une fausse note. Joint par Le Monde, M. Genestar n'a souhaité faire aucun commentaire."

Guy Dutheil


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Du côté de MARSEILLE...

L'article du Monde paru le 15 décembre 2005 nous rappelle que cette vieille ville méditérranéenne traversée depuis la nuit des temps par toutes les histoires et toutes les cultures s'est forgée une âme commune que revendiquent fièrement tous ses enfants.

Un vrai bonheur en ces temps incertains où l'intolérance, la xénophobie et le racisme éructent !
A remarquer également que le taux important des équipements collectifs et des emplois sociaux culturels dans les quartiers n'est peut être pas étranger au calme observé sur place.

" Marseille n'a pas explosé "

Réputés « difficiles », les quartiers de la cité phocéenne sont restés calmes tandis qu'ailleurs les banlieues flambaient. Le « sentiment d'appartenance » à la ville n'explique pas tout

Moi, j'avais les news par mes cousins de Paris, mais, nous, on a été corrects » : Nasser, 23 ans, « animateur jeunes » né dans la cité de Plan d'Aou, en pleine réhabilitation, résume en une phrase la façon dont les émeutes banlieusardes ont été vues et vécues à Marseille par les jeunes gens des cités. Proches par les nouvelles, proches par leurs raisons, très largement comprises, et en même temps tellement lointaines...

Natif de la « rue Pasteur », petit ensemble HLM qui a remplacé un des derniers bidonvilles de Marseille à l'Estaque, Nabil, collégien de 15 ans, a pourtant vu une voiture flamber : « C'était 9 heures du soir, on jouait au foot. On a vu des jeunes masqués avec des trucs genre Halloween, ils ont jeté un bidon d'essence et ils sont repartis dans leur voiture. » Lui et ses amis sont vite rentrés chez eux, de peur de se faire attraper « parce que tu te fais toujours contrôler quand t'as rien fait... » Son ami de collège, Nacer, 15 ans, commente l'histoire : « Sur les émeutes, je les comprends, mais brûler des voitures... Il y en a qui vont travailler avec, il vaudrait mieux s'attaquer à l'Etat, ils nous prennent trop pour des racailles. » Son copain Nasser, 15 ans lui aussi, raconte la cour du lycée Saint-Exupéry, le grand établissement scolaire des quartiers nord, au moment des flambées : « On en parle, on rigole, il y a ceux qui disent «c'est des malades qui font ça˜, d'autres sont fiers, mais ça parle vite, on n'est pas des racailles, et on parle de nos truc s. » Eddy, 22 ans, devenu animateur « juste après les émeutes », et plutôt taiseux, résume leurs « trucs » d'un ton laconique. « On parle filles et foot. Il y a juste un gars qui dit : «T'as vu ce qui s'est passé à Paris ?˜ Ça fait plutôt rire et puis voilà. »

Mais le calme relatif qui a régné sur Marseille durant ces chaudes semaines ne signifie pas que l'on n'a pas compris, voire partagé, les raisons de la colère. Nacer, le collégien de l'Estaque, explique : « Ils avaient raison de se révolter parce qu'il y a trop de racisme. Ils donnent le travail à Catherine, ils le donnent pas à Mohamed. » Une hésitation, et puis : « Ma mère, elle cherche une maison depuis trois ans, elle trouve jamais, elle est arabe... »

Ceux qui suivent l'actualité de près expliquent les violences par trois raisons. La première a trait au racisme ordinaire, massif, et dont les expressions du ministre Sarkozy leur paraissent la manifestation la plus insupportable. Nabil, de l'Estaque : « Le racisme, vraiment, y en a marre, on le voit partout. » Farinès, lui aussi natif de Plan d'Aou et familier de la Paternelle, reprend le motif : « Vraiment, «Kärcher˜, «racaille˜, ça passe pas. » Eddy précise : « Sarkozy il se fait tailler tous les jours dans les cités. Parce qu'il est chef de la police, mais aussi à cause de «racaille˜. »

Le démarrage des incidents a aussi des causes conjoncturelles, que Haouaria, directrice du Point service aux particuliers (PSP) de Malpassé, rappelle avec fougue : « Il est inadmissible que les jeunes ne soient pas arrivés à se faire entendre après la mort des deux gamins dans le transformateur : c'est à cause de ce refus que tout est parti, c'est compréhensible. » Ebah Ferrat, 44 ans, médiateur au parc Bellevue, fermement opposé aux incendies de voitures, comprend lui aussi la colère qu'il croit à la base des révoltes. Il avance une raison essentielle à leur extension : « Quand il y a eu une grenade lacrymogène dans la mosquée, on n'a vu personne. Quand c'est dans une église ou une synagogue, tout le monde monte au créneau. C'est un manque de respect. »

Avec ses 234 voitures incendiées en novembre, deux fois plus l'an dernier sur la même période sans qu'on sache ce qui relève de la révolte ou du « coup » à l'assurance, Marseille est cependant restée assez calme. Aucune école, aucun établissement public ou privé n'a été brûlé ou attaqué. Hors les accrochages qui font l'ordinaire des quartiers mal vus, aucun affrontement sérieux avec la police n'a eu lieu. Pourquoi ?

Chacun a ses raisons, ses nuances, ses caricatures. Certains ont suggéré que les « caïds » locaux qui tiennent les petits trafics dans les cités ont joué un rôle d'amortisseurs parce qu'ils ne souhaitaient pas voir d'escouades policières débarquer dans leurs « businesses ». Rien ne le prouve. La police vante plutôt son efficacité et le travail de l'Unité de prévention urbaine (UPU), huit policiers capables de « mesurer le degré de tension pouvant dégénérer en violences urbaines », selon l'expression de Gérard Ripoll, qui dirige l'unité. « Grâce à nos renseignements, on a su que des jeunes voulaient se rassembler sur le parking de Carrefour Le Merlan », poursuit M. Ripoll, qui a prévenu ses chefs afin que le « dispositif policier soit adapté ». En clair, suffisamment impressionnant pour dissuader « les leaders négatifs qui peuvent provoquer une pagaille à partir d'un rassemblement ».

A 19 heures, le jour dit, les CRS avaient donc pris position devant la grande surface plus tôt fermée que d'ordinaire. Attirés par la rumeur, quelques dizaines de jeunes gens se sont bien retrouvés là, une trentaine selon certains animateurs, plutôt soixante selon les policiers. Autant spectateurs que bravaches, et finalement passifs. Quelques interpellations soldaient cette soirée sans flammes et « Malpassé pouvait dormir sous haute surveillance », comme l'explique une animatrice. Savoir ce qui se serait passé sans cette présence policière est d'autant plus délicat qu'en d'autres lieux c'est justement cette présence qui a mis le feu aux poudres...

Hassan Bouod, entrepreneur qui préside aux destinées de la zone franche urbaine (ZFU), a une idée différente sur la paix relative des quartiers nord : « L'insertion par l'économique a commencé à porter ses premiers fruits », assure-t-il.

La zone franche qui s'étend au pied des cités entre 15e et 16e arrondissement a, depuis 1997, attiré près de 2 000 entreprises et créé 10 600 emplois. Plus d'un tiers des salariés ont été embauchés dans les quartiers alentour, quand la norme légale est de 20 % seulement.

D'ailleurs, poursuit M. Bouod, « le chômage est passé de 37 % à 16 % en quelques années sur ces quartiers, ce qui signifie qu'on a absorbé les premières couches de jeunes gens capables et désireux de travailler ».

Si l'on ajoute que les stages des collégiens de la Castellane ou de Plan d'Aou s'effectuent aussi dans les entreprises de la zone, on constate qu' « elle est rattachée par de nombreux liens avec son milieu naturel ». Chaud partisan de la Charte de la diversité, qu'il a fait signer à une centaine d'entreprises dès septembre, « bien avant les émeutes », Hassan Bouod pense que ce travail est une des raisons du calme des quartiers nord.

Autre explication couramment avancée du calme marseillais, celle d'un maillage étroit des quartiers par les équipements collectifs et par un tissu associatif très développé. La sociologue Claire Duport confirme l'intuition par quelques chiffres. Pour sa thèse, elle a dénombré soixante-douze équipements collectifs dans les quatre arrondissements des quartiers nord, 225 000 habitants, et deux seulement dans la zone du Mirail à Toulouse, 50 000 habitants.

  • Un pour 3 000 à Marseille

  • Un pour 25 000 à Toulouse.

Résultat : dans ces seuls quartiers nord, l'animation socioculturelle représente plus de 3 500 emplois, soit 4 % de la population active, et près de 25 % des professions intermédiaires.

Autant dire qu'il ne s'agit pas d'un détail, d'autant que les emplois d'animateurs, qui représentent 74 % des emplois des structures socioculturelles, « sont essentiellement occupés par des jeunes de 17 à 25 ans ». Une vraie filière professionnelle donc, et une véritable économie « pour des cités que l'on dit désertées par les possibilités de ressources légales et formelles ». L'évolution est aussi forte que récente : les emplois dans le secteur de l'animation urbaine à Marseille ont augmenté de 661 % en moins de vingt ans !

Ce bataillon serré d'acteurs sociaux s'est mis en branle dès le début des chaleurs banlieusardes. La municipalité, qui intervient à travers la politique de la ville, a mobilisé tous ses animateurs qui, même s'ils sont souvent en bataille avec elle sur les moyens dont ils disposent, partageaient l'analyse que les incendies pouvaient faire plus de mal que de bien aux jeunes des cités. Kader Tighilt, éducateur sportif charismatique des 15e et 16e arrondissements, s'est par exemple multiplié en expliquant que les incendies « faisaient le fumier du Front national », quand ses amis du 15e, mis sur pied de guerre par le Centre de culture ouvrière qui les emploie, parcouraient les bas d'immeubles en prônant le calme plutôt que l'émeute.

Leurs discours avaient d'autant plus de chances d'être entendus par les jeunes gens qui « tiennent les murs » qu'il n'y a pas, ici, de bandes concurrentes. Nasser, de Plan d'Aou, en fait un argument majeur : « Dans une cité, on connaît toujours quelqu'un. Alors on peut éviter les embrouilles, avec un cousin, ou un médiateur, officiel ou pas. Là-haut, à Paris, le mec du bloc A, il connaît pas celui du bloc C, et ceux du «9-3˜ détestent ceux du «9-4˜. Ici, on se bat jamais... » Samia Ghali, la vice-présidente du conseil régional, qui a vécu son enfance à Campagne-L'Evêque, la plus grande barre HLM de la ville, dit à peu près la même chose : « Nos parents sont arrivés depuis des générations, ils se connaissent comme dans les villages. Mon père a travaillé aux cimenteries Lafarge, mon oncle à la Sucrière, leurs copains aux Tuileries, et tout le monde est resté là : ça fait des réseaux incroyables. A Paris et dans les banlieues, ils n'ont pas cette histoire et ce vécu communs. »

Si les appels au calme ont été entendus, c'est encore pour une autre raison : « La toxicomanie dans les cités c'est fini », affirme Eddy. Haouaria, la directrice du PSP, se souvient de ses ravages, naguère : « A la Gavotte Peyret, il y avait des toxicos partout. Des gamins sniffaient la colle dans le bus. Cette génération est morte ou est allée en prison. Les gens, surtout les jeunes comme nous qui avons vu les effets de la drogue, ont décidé qu'ils allaient créer un climat différent dans les cités. » Maintenant, « il y a de la drogue dans les cités, mais rares sont les toxicos ».

Au-delà des raisons générales ou conjoncturelles, tous les acteurs, incroyablement unanimes sur ce point, évoquent aussi un « sentiment d'appartenance » à la ville. Discours savant ou spontané, discours politique, sociologique ou policier se recoupent sur ce point avec une rare constance. Cet attachement ressenti serait donc l'exact contraire du sentiment d'exclusion de la cité que les violences des banlieues manifestent sporadiquement à Toulouse, Clichy-sous-Bois ou Montbéliard. Etre d'un des quartiers de la ville, même des « quartiers nord », ne traduit pas le même sentiment d'exclusion qu'être de la « banlieue », lieu de bannissement évoqué par l'étymologie même du mot.

Nacer, qui avait les nouvelles par ses cousins, le dit simplement : « Ici, il n'y a pas la même mentalité, à cause du soleil, de la région, de la famille. Mais les banlieues, là-haut, c'est pas Paris même. Tandis que nous, c'est Marseille. » Houaria, qui n'est pas tendre avec les Marseillais, donne un tour concret à ce sentiment : « La banlieue, c'est excentré : il faut prendre le train pour aller en ville. Ici, on prend un bus pour aller au centre, et on y est encore chez nous. La rue Saint-Ferréol [l'artère centrale des marchands de textile] est montée et redescendue par les jeunes, qui en ont fait une «tranchée˜ à eux. On y retrouve le bourgeois qui va chez Timberland et ça cohabite avec H & M où les jeunes peuvent se payer des trucs. Il y a une mixité sociale appréciable par rapport à Paris. »

Samia Ghali se souvient de son côté qu'elle a passé toute sa jeunesse estivale sur les plages de la Pointe Rouge, dans les quartiers sud. Et, en 1998, les grands écrans qui retransmettaient les matches du la Coupe du monde de foot sur ces mêmes plages voyaient toute la jeunesse marseillaise, du Nord, du Sud ou de l'Est, fêter les victoires, quand celui qui avait été installé sur une esplanade des quartiers nord était déserté. On n'oublie pas, bien sûr, que le Stade-Vélodrome, où Marseille rejoue chaque semaine le théâtre de son consensus tumultueux, est lui aussi situé en plein sud, ce qui n'empêche pas les amateurs de tous les coins de la ville et de toutes ses couleurs de s'y retrouver régulièrement.

On ajoutera, puisqu'on en est aux symboles, que les élites cultivées propagent encore volontiers la légende de la fondation de Marseille : la cité phocéenne serait née quand Protis, le marin grec immigré de Phocée, est devenu l'époux de la princesse ligure native du lieu, Gyptis. Assumer encore cette histoire conduit à considérer les nouveaux arrivants comme des enfants turbulents, parfois insupportables, mais toujours légitimes dans une ville qui a fait des immigrations successives son mode de croissance ordinaire. Si pétris de colère qu'ils soient, les enfants dont les parents sont venus d'Algérie, des Comores, du Maroc ou de Malte sentent probablement qu'ils sont partie prenante de cette histoire qui peut être agitée, violente, mais commune à tous.


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24 décembre 2005

La "Minute Misérable" de Monsieur Raoult !

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L'UMP Eric Raoult fait honte, même à son propre camp
Désaveux de toutes parts après les propos du député demandant que Clichy-sous-Bois soit mis sous tutelle.

Par Thomas LEBEGUE
samedi 24 décembre 2005

Eric Raoult doit se sentir bien seul. Après les déclarations qu'il a faites mercredi à l'hebdomadaire d'extrême droite Minute, le député et maire (UMP) du Raincy (Seine-Saint-Denis) n'a pas recueilli le moindre soutien dans son propre camp. Il faut dire que ce chiraquien n'a pas fait dans la dentelle en stigmatisant la ville de Clichy-sous-Bois (qui fait partie de sa circonscription législative), dirigée par son adversaire socialiste Claude Dilain : «Cette ville fait honte à notre pays. C'est à partir de Clichy-sous-Bois que les émeutes dans les banlieues ont commencé. Or c'est la ville de France qui reçoit le plus d'argent de l'Etat depuis une vingtaine d'années», a affirmé l'ancien ministre délégué à la Ville (1995-1997), qui veut que cette commune soit «mise sous tutelle» par l'Etat.

Interrogé vendredi dans Libération, Nicolas Sarkozy a pris ses distances avec Raoult en affirmant que «non», Clichy ne faisait pas honte au pays. Quant à la catholique Christine Boutin, députée (UMP) des Yvelines, elle a trouvé les propos de son collègue «profondément scandaleux». «Une fois de plus, il y a un dérapage sur la mise en accusation, sur le bouc émissaire, a-t-elle déclaré. Cela me semble inquiétant et cela fragilise la démocratie.»

Seul le souverainiste Philippe de Villiers, en pleine radicalisation depuis la victoire du non au référendum sur la Constitution européenne, a tenu à saluer sur France 2 le «courage» du député de Seine-Saint-Denis. Un «courage» dont Raoult ne fait pas preuve dans tous les domaines, puisque sa ville du Raincy a été condamnée, vendredi, à payer une forte amende pour ne pas avoir respecté le quota de logements sociaux prévu par la loi SRU.

Même les élus UMP de son département l'ont désavoué : «On ne peut pas admettre des propos aussi extrêmes. Là, ce n'est plus une question de parti : on est en présence d'une ville en difficulté où il y a eu des morts [les deux jeunes électrocutés le 27 octobre], on ne peut pas jouer avec la souffrance des gens», déclarait, vendredi dans le Parisien, le sénateur Christian Demuynck, qui rêve de déboulonner Raoult à la tête de l'UMP de Seine-Saint-Denis.

A gauche, François Hollande a «solennellement» demandé à Sarkozy de condamner les propos du député qui, selon le premier secrétaire du PS, «a franchi une ligne invisible, morale, qui sépare les républicains des autres». D'accord sur ce point, François Hollande et Henri Emmanuelli ont demandé à ce que Raoult soit privé de sa fonction de vice-président de l'Assemblée nationale.

http://www.liberation.fr


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19 décembre 2005

Conseil municipal du 15 décembre 2005

Retrouvez la vidéo en cliquant sur le lien suivant :

http://www.ville-franconville.fr/content/heading36481/content1990961.html

40 délibérations : Les principaux points :

Le débat d'orientation budgétaire :

  • Orientations de la municipalité : Charles SOUIED, Maire Adjoint aux Finances T0 à T.30'
  • Réponse de Gérard SEBAOUN et René BODIOU pour l'opposition : T.30' à T.60'

Le droit de préemption de baux commerciaux sur la commune :

  • Présentation de M. FERNANDEZ T. 2h07
  • Réponse de Gérard SEBAOUN  T. 2h08

Le Projet de quartier de la Fontaine Bertin :

  • Présentation de M. VERBRUGGHE, Conseiller municipal délégué T. 2h24
  • Réponse de Gérard SEBAOUN pour l'opposition T. 2h28


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18 décembre 2005

Sarkozy continue à mentir !

Malgré toutes les évidences, et ses propres services, il persiste et signe.

  • Il a déclaré le 15 décembre 2005, lors de la cérémonie en hommage aux policiers, gendarmes et pompiers

    " ...Depuis 2002, nous avons réagi. Je vous ai donné la possibilité de faire votre travail et vous l'avez bien fait.

La preuve en est puisque la déstabilisation des systèmes mafieux a provoqué une réaction de la part de ceux qui les alimentent et qui imposent leurs règles dans les quartiers..."

  • Rappel de l'article du Monde du 07.12.05

Selon les RG, les émeutes en banlieue n'étaient pas le fait de bandes organisées

Une "condition sociale d'exclus de la société française pour les émeutiers", telle serait la raison des violences urbaines des dernières semaines. C'est en tout cas l'analyse qu'en fait la direction centrale des renseignements généraux (DCRG) dans un rapport confidentiel daté du 23 novembre dont le contenu du document a été révélé ce matin, mercredi 7 décembre, par Le Parisien-Aujourd'hui en France.

Selon les renseignements généraux (RG), l'origine ethnique ou géographique des casseurs ne serait pas le principal ressort des auteurs des violences. La France aurait progressivement basculé de la "guérilla urbaine" , avec les premiers incidents liés à la mort des deux jeunes de Clichy-sous-Bois, à l'"insurrection urbaine" et à un "mouvement de révolte populaire".

UN MOUVEMENT NON ORGANISÉ

Contrairement aux déclarations de nombreux responsables politiques, les RG expliquent que le mouvement de révolte n'a été ni organisé ni manipulé par des groupes, qu'ils soient mafieux ou islamistes. Les RG affirment ainsi qu'aucune "solidarité n'a été observée entre les cités". La mouvance d'extrême gauche n'a pas vu "venir le coup et fulmine de ne pas avoir été à l'origine d'un tel mouvement", les islamistes n'ont eu "aucun rôle dans le déclenchement des violences et dans leur expansion". Au contraire, écrivent les policiers, ces derniers "avaient tout intérêt à un retour rapide au calme pour éviter les amalgames". Par contre, la DCRG constate que"toutes ces mouvances, y compris l'extrême droite, essaient désormais de récupérer et d'engranger les retombées de ces événements".

Le rapport explique que "les jeunes des quartiers sensibles se sentent pénalisés par leur pauvreté, la couleur de leur peau et leurs noms". Ils sont handicapés par "l'absence de perspectives dans la société française". Le rapport décrit ainsi l'énorme désespérance sociale des jeunes, ainsi "qu'une perte de confiance totale envers la République".

Ce rapport est très critique envers les différentes politiques de la ville. Il dénonce notamment un manque criant d'intégration: "La France s'est montrée plus préocuppée par la montée de l'islamisme radical et du terrorisme religieux, et a négligé le problème complexe des banlieues."


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12 décembre 2005

L'UMP réécrit l'Histoire !

carton_rouge3 Loi du 23 février 2005.htm

  • Cette loi qui a mis le feu aux poudres dit dans son article 4 :

Les programmes scolaires reconnaissent en particulier le rôle positif de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord, et accordent à l'histoire et aux sacrifices des combattants de l'armée française issus de ces territoires la place éminente à laquelle ils ont droit.

  • Le Parti Socialiste a proposé à l'assemblée de l'abroger en déposant une loi avec un article unique .

L'article 4 de la loi n°2005-158 du 23 février 2005 portant reconnaissance de la Nation et contribution nationale en faveur des Français rapatriés est abrogé.

Lire le dossier sur le site du PS : http://www.parti-socialiste.fr/tiki-index.php

  • Le Poète Edouard GLISSANT et l'ecrivain Patrick CHAMOISEAU ont publié une lettre ouverte au Ministre de l'Intérieur, Président de l'UMP :

Lettre ouverte au ministre de l'Intérieur.rtf

  • Le Président de la République [Dans la République, il n'y a pas d'histoire officielle. Ce n'est pas à la loi d'écrire l'histoire. (...) C'est l'affaire des historiens."] et Premier Ministre se sont prononcés à demi mot pour l'abrogation. Reste que la très grande masse des troupes UMP et leur chef n'en démordent pas. Ils entendent réécrire l'Histoire et contre vents et marées, ils persistent et signent !


Signez la pétition pour l'abrogation de la loi   


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11 décembre 2005

Les Prisons de la Honte, suite...

A lire la série d'articles du Nouvel Observateur qui a initié l'appel contre les prisons de la honte.
http://permanent.nouvelobs.com/special/20051102.UNE0027.html

Pour signer l'appel
comme 4982 personnes (c'est trop peu hélas)

htttp://permanent.nouvelobs.com/php/petition9/index.php

Entre autres articles, un interview de Patrick Marest, secrétaire national de l'Observatoire international des prisons (OIP) http://www.oip.org/

"La publication des rapports parlementaires dénonçant une « humiliation pour la République » en juin 2000 a été suivie de quelques avancées. Parmi les innovations les plus importantes :
Prétoire : Les avocats ont fait leur entrée dans les prétoires des prisons.
Contrôle 1 : La Commission nationale de déontologie de la sécurité a été créée, intégrant dans son champ de contrôle l’administration pénitentiaire et ce, malgré l’avis du ministère de la Justice.
Contrôle 2 : Enfin, la loi sur la présomption d’innocence a instauré un droit de visite des parlementaires dans les prisons.
D’autres avancées ont été arrachées, grâce à la ténacité de quelques parlementaires et au prix d’une « guérilla juridique » contres les décisions de l’administration pénitentiaire.
Mourants : En 2002, le Sénat introduit dans le cadre de la loi sur les droits des malades un amendement qui instaure la possibilité de suspension de peine pour raisons médicales. La récente loi sur la récidive limite cette possibilité déjà restrictive.
Suicide : En 2003, les juridictions administratives finissent par reconnaître, en cas de suicide de détenu, que la responsabilité de l’administration pénitentiaire peut être engagée, même en l’absence de « faute lourde ».
Isolement : Un revirement de la jurisprudence permet désormais de contester un placement ou une prolongation de l’isolement devant un tribunal.
Aménagement de peine : En 2004, le mouvement de juridictionnalisation de l’application des peines initié en 2000 se poursuit en accordant au détenu de plus larges possibilités de faire valoir ses droits dans le cadre des procédures d’aménagement de sa peine.
Transfert : En 2005, on s’achemine vers la possibilité pour un détenu de contester une décision de transfert d’un établissement pour peine vers une maison d'arrêt.

Mais… entre 2000 et 2005,

Les droits fondamentaux des personnes détenues ne sont toujours reconnus au travers d’une loi pénitentiaire, pourtant souhaitée en 2000 par les députés et par le 1er Président de la Cour de Cassation.
Il n’existe toujours pas de « contrôleur général des prisons », à la tête d’une instance de contrôle extérieure et indépendante, telle que la souhaitait en 2000 le 1er président de la Cour de Cassation dans un rapport réalisé à la demande de la Garde des Sceaux de l’époque.
La règle de l’encellulement individuel, pourtant votée par les députés en 2000, n’est toujours pas respectée pour 3 détenus sur 4.
Le droit du travail n’est toujours pas respecté en prison : ni SMIC, ni contrat de travail, ni indemnités journalières, ni congés payés.
La sursuicidité carcérale est toujours 7 fois supérieure à ce qu’elle est ds le monde extérieur
Quant aux unités de visites familiales, elles en sont toujours au stade de l’expérimentation."


Le samedi 10 décembre, des parlementaires ont visité des établissements pénitentiaires

En Ile de France

- La maison d'arrêt de Bois d'Arcy : Christine Boutin, députée UMP
- La maison centrale de Poissy : Catherine Tasca, Sénatrice PS
- La maison d'arrêt pour femmes de Fleury-Mérogis : Dominique Voynet, sénatrice Verts
- La maison d'arrêt pour hommes de Fresnes : Jean-François Voguet, sénateur Communistes et Républicains (CRC) et Hélène Luc, sénatrice Communistes et Républicains (CRC)
- Le centre pénitentiaire de Meaux-Choconin : Nicole Bricq, sénatrice PS
- La maison d'arrêt de Villepinte : Marie-Georges Buffet, députée Communistes et Républicains (CRC) et Eliane assassi, sénatrice Communistes et Républicains (CRC)
- La prison de La Santé à Paris : Alima Boumediene-Thiery et Nicole Borvo

En  province

Nord
- La maison d'arrêt de Lille-Sequedin : Michelle Demessine, députée PCF
- La maison d'arrêt d'Amiens : Maxime Gremetz, député PC

Est
- Le centre pénitentiaire de Mulhouse
- La maison d'arrêt de Metz-Queuleu : Marie-Jo Zimmermann, députée UMP et Michel Liebgott, député PS
- La maison d'arrêt de Nancy : Jean Yves Le Déaut, député PS
- La maison d'arrêt de Besançon : Paulette Guinchard-Künstler, députée PS
- La maison d'arrêt de Dijon : Claude Darciaux, députée PS
- La maison d'arrêt de Clermont-Ferrand : André Chassaigne, député Communistes et Républicains (CRC)
- La maison d'arrêt de Grenoble-Varses : Annie David, sénatrice PCF
- La maison d'arrêt de Lyon-Montluc : Christiane Demontès, séntarice PS et Nathalie Gauthier, députée PS

Ouest
- La maison d'arrêt d'Alençon
- La maison d'arrêt de Brest : Marylise LeBranchu, députée PS
- La maison d'arrêt de Rennes : Philippe Tourtelier, député PS et Daniel Prevost, député UMP
- La maison d'arrêt de Bordeaux-Dragignan : Noël Mamère, député Verts et Conchita Lacuey, députée PS
- La maison d'arrêt de Périgueux : Germinal Peiro, député PS

Sud
- La maison d'arrêt de Foix : Henri Nayrou, député PS
- La maison d'arrêt de Toulouse-Seysses : Hélène Mignon, députée PS
- Le centre pénitentiaire de Marseille : Robert Bret, sénateur Communistes et Républicains (CRC) et Sylvie Andrieux, députée PS

Outre-Mer
- Le centre pénitentiaire de La Réunion-Le Port : Huguette Bello, députée PS


Représentant de l'assemblée départementale au conseil de surveillance de la maison d'arrêt du Val d'Oise, j'ai eu l'occasion de visiter la M.A.V.O à 2 reprises avec l'ensemble des membres dudit conseil.

La loi autorise les parlementaires à visiter les prisons françaises sur leur demande et eux seuls sont en capacité de prendre les initiatives législatives pour améliorer une situation qualifiée par tous d'inacceptable dans un pays de droit.

Je demande aux parlementaires valdoisiens (9 députés et 5 sénateurs) de visiter la Maison d'arrêt du Val d'oise d'Osny et je leur adresse un mail dans ce sens dès aujourd'hui.


Pour en savoir plus, les forums du Nouvel Observateur : Dialoguez en direct avec des spécialistes de la prison.
Les Prochains forums :

  • Alexis Saurin et Carine Navarro , respectivement président et chargée de communication du Groupement étudiant national d'enseignement aux personnes incarcérées (Genepi), le 12 décembre.
  • Jean-Paul Delevoye, Médiateur de la République, le 20 décembre de 13h00 à 14h30.

Les forums passés

- Nicole Maestracci, présidente du tribunal de grande instance de Melun, le mardi 29 Novembre.

- Pierre Alexandersson, pasteur, aumônier de prison et responsable des questions de Droits de l'Homme au sein de l'Association internationale des aumôniers de prison (IPCA), vendredi 25 novembre.

- Céline Verzeletti et Cédric Fourcade, respectivement secrétaire nationale et référant régional Paris pour les travailleurs sociaux de la CGT pénitentiaire le mercredi 23 novembre.

- Alain Guilloux, bâtonnier de Vannes, secrétaire général adjoint de la Conférence des Bâtonniers, le 21 novembre.

- Yannick Le Corre, visiteur de prison à Bois d'Arcy, administrateur de le l'Association nationale des visiteurs de prison (ANVP), le jeudi 17 novembre.

- Michel Vaujour, ex-braqueur multirécidiviste, notamment connu pour son évasion de la prison de La Santé en 1986, et auteur de "Ma plus belle évasion" (Presses de la Renaissance, 2005), le 15 novembre.

- Christophe Hondelatte, journaliste, ancien présentateur du "13 heures" de France-2, présentateur de l'émission "Faites entrer l'accusé", le 14 novembre.

- Pierre V. Tournier, directeur de recherches au CNRS et président de l’AFC (Association française de criminologie), spécialiste de la récidive.

- Nicolas Frize, membre de la LDH, délégué du groupe de travail "Prisons", le 4 novembre.

- Patrick Marest et Gabriel Mouesca, respectivement secrétaire national et président de l'Observatoire international des prisons, le jeudi 3 novembre.

- Laurent Joffrin, directeur de la rédaction du Nouvel Observateur, le jeudi 3 novembre.

Retrouver sur mon blog les articles précédents consacrés aux prisons françaises :
Le 23 octobre (Conditions de détention...) et le 3 novembre (les prison de la honte)


Posté par gerardsebaoun à 12:56 - France - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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