FRANCONVILLE - Gérard SEBAOUN Conseiller Général

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24 mars 2006

Séance mouvementée au Conseil général

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A LA DROITE DEPARTEMENTALE !

Une séance classique, c'est habituellement l'égrénage de rapports techniques qui engendrent ni enthousiasme, ni  émotion parmi les élus et pas davantage dans l'assistance souvent clairsemée. Celle ci promettait d'être plus tendue car nous avions au programme au moins 2 rapports qui nous opposaient clairement à la majorité.

  • Le second sur le programme départemental d'insertion.

Sur le premier, et c'est une première pour moi depuis que je siège, la commission des sports a émis un avis défavorable !
En effet seul son Président Christophe Durand a voté pour, les 3 membres de la majorité présents se sont abstenus, et nos 3 conseillers ont voté contre ! Un sacré désavoeu pour ce projet qui ne fait pas l'unanimité, loin s'en faut à droite et dont nous avons depuis le début dénoncé le coût exorbitant (Plus de 6 millions d'euros pour la première tranche), à réaliser avant la saison de football 2006 - 2007, dans l'attente de la montée éventuelle de l'Entente sannois saint Gratien en D2.
Effervescence avant la séance , recadrage à droite avec une commission de conciliation, en termes plus clairs un rappel à l'ordre du Président à ses ouailles qui avaient osé prendre quelques libertés.
L'intervention musclée de notre camarade Philippe DEMARET a eu l'avantage de rappeler quelques vérités : Intervention Phillippe DEMARET Séance du 24 mars 2006.doc
- Une décision précipitée, très onéreuse pour les finances publiques et au seul profit d'un club désormais professionnel.
Son intervention a suscité beaucoup de remous à droite, celle ci l'accusant d'avoir mis en cause la probité du Président SCELLIER, ancien Maire et Conseiller général de Saint Gratien. Elle lui a fait là un bien mauvais procès, car malgré la rudesse de ses propos, il n'avait rien dit qui puisse justifier un tel émoi. Mais beaucoup de brouhaha peut utilement cacher beaucoup d'embarras et celui ci était palpable ce matin au sein de la majorité qui a cependant voté unanimement !

C'est dans cette ambiance tendue, qu'il me revint de répondre au nom du groupe sur le plan d'insertion des RMIstes.
Comme vous ne le savez peut être pas, le RMI est depuis 2004 une compétence exclusive des Conseils généraux qui peinent à boucler leurs budgets sociaux en raison de l'augmentation très rapide du nombre de bénéficiaires du fait de la précarité grandissante et du désengagement de l'Etat qui, et loin s'en faut, ne compense pas financièrement ce transfert.
Voilà pour le décor. Sur les éléments diagnostiques et beaucoup des actions proposées, nous pouvions être d'accord mais :

  • Le rapport contenait une pépite idéologique, repeinte hativement aux couleurs de la bonne gestion :

Le contrôle des RMIstes, plus clairement dit, l'organisation d'une forme de chasse aux fraudeurs. Ne croyez pas que ce soit anecdotrique comme a tenté de le faire croire Arnaud BAZIN, Vice Président en charge des Affaires sociales, c'est au contraire ce point qui a enflammé les débats parlementaires autour du texte voté en février par la droite à l'assemblée.

Cette "chasse", si elle était très active, devrait permettre selon les évaluations statistiques disponibles, de redresser entre 75 et 150 fraudeurs dans le Val d'Oise ! Certes on peut m'objecter qu'un seul fraudeur, c'est trop, d'accord, mais il  n'y a aucun système qui prétende à la perfection. Alors pourquoi mettre en exergue le contrôle si ce n'est dans un but démagogique. Je rappelle que la majorité des bénéficiaires du RMI, soit 1 million 250 000 personnes en France, doivent survivre avec 433, 06 € par mois.

Il faut beaucoup de désinvolture et peut être même de l'indifférence, pour voter sans états d'âme plus de 6 millions d'euros pour la rénovation contestée et contestable d'un stade, avant quelques minutes plus tard, de stigmatiser, fusse d'une phrase, nos concitoyens au RMI !
Non messieurs de la majorité départementale, au delà de nos rapports courtois et souvent consensuels, la démonstration est faite une nouvelle fois que la droite et la gauche, ce n'est pas la même chose.


Posté par gerardsebaoun à 23:00 - Le Conseil général - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

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