06 mai 2006
Kaufman et Broad (K et B) grande vedette du dernier conseil muncipal !
Comme annoncé, 2 points de l'ordre du jour allaient suscité des débats
1/ Le premier avait trait à la cession au promoteur K et B de terrains appartenant à la commune rue de la station, au niveau de la place de la gare, après la démolition programmée des commerces fermés (Nadia fleurs, pressing et café), K et B ayant de son côté acquis la boulangerie mitoyenne. Une emprise de 164 m², celle qui jouxte la voie ferrée, est cédée au conseil général pour l'euro symbolique, dans le cadre du projet d’aménagement de la gare, à charge pour lui de démolir l’ensemble des bâtiments, sauf la boulangerie.
Notre analyse du dossier nous a conduit à la certitude que la cession à K et B était programmée de longue date.
Les conclusions que nous avons livrées au Maire et à sa majorité ne leur ont évidemment pas plu et ont entraîné des mouvements divers et des échanges très vifs. Quelques coups bas ont essaimé leurs propos.
Qui avait il donc de si dérangeant dans nos interventions ?
Dire que la municipalité avait décidé de longue date de céder cette réserve foncière à Ket B ?
Dire que la municipalité n’a jamais eu l’intention de profiter de cette réserve foncière pour faire dans ce quartier, à un endroit idéalement placé, une résidence de qualité à caractère social, c'est à dire accessible au plus grand nombre, c'est à dire à des salariés avec des moyens limités, avec l’immense avantage pour les futurs occupants de disposer d’un moyen de transport à proximité immédiate ?
- Dire que les bailleurs sociaux interviennent directement ou en partenariat avec un promoteur privé, y compris avec K et B (Exemple d'une résidence de 50 logements à eaubonne), en réservant une partie du bâti pour du logement social accessible ?
Dire que ceux ci interviennent dans de petites opérations comme celle la, et qu’ils sont même de plus en plus demandeurs ?
Dire que la municipalité n’a même jamais envisagé de conclure avec K et B un accord réservataire avec un pourcentage de logements sociaux accessibles avant de choisir de leur céder le foncier ?
Dire que c'est un choix politique de renoncer à bâtir des logements abordables, même lorsque rien ne s’y oppose et que c'est parfaitement réalisable ?
Dire que le prix de cession, soit 400 000 €, était un prix satisfaisant pour la ville, dans la mesure où il permettait de récupérer le coût de la parcelle donnée au CG à titre gratuit, soit 75 200 € ?
C’est vrai, alors nous le disons.
Dire dans le même temps, que K et B lui aussi faisait une bonne affaire en payant 400 000 € le terrain nu après une démolition pour partie gratuite ?
- Dire qu'aujourd'hui plus de la moitié de nos concitoyens en France sont éligibles aux logements sociaux, que ceux ci sont construits désormais avec des normes de qualité qui surpassent souvent celles du privé et qu'il faut faire la peau au vieux cliché des barres ou des tours des années 60 qu'aucun bailleur n'oserait proposer ?
- Dire que le seul débat qui vaille, c'est de continuer à construire des logements de qualité, bien intégrés dans leur environnement et accessibles. Nous n'avons rien contre K et B, mais le moins que l'on puisse dire, c'est que ce promoteur ne remplit pas vraiment le critère de critère d'un prix de vente accessible ?
- Dire nos interrogations sur le tout Kaufman qui se dessine depuis le début de cette mandature 2001 - 2008 ne résout en rien le problème des 600 demandeurs de logements en souffrance sur la commune ?
- Dire enfin que la seule question restée sans réponse jeudi soir, C’est pourquoi ?
Nous avons voté contre cette ènième cession
2/ Le second portait sur les aménagements des espaces extérieurs de la Fontaine Bertin :
Un projet de requalification des espaces pietonniers, des circulations, de résidentialisation autour des immeubles, et la construction d'une maison de quartier, appelée "Espace Fontaine" faisait également l'objet d'une délibérataion. La discussion fut beaucoup plus sereine, d'autant qu'il s'agissait de valider des demandes de subventions.
Le projet nous est apparu trop centré sur des aménagements paysagers, dans la mesure où il n'intégrait pas le centre commercial qui est l'entrée naurelle de la Fontaine Bertin et qui mériterait d'être profondément repensé et rénové.
La création d'une Maison de quartier et que la municipalité préfère nommer "Espace" a notre approbation car elle s'inscrit dans le droit fil de notre programme municipal de 2001, proposition combattue à l'époque et avec quelle virulence par la droite qui la reprend à son compte. Tant mieux s'il s'agit d'en faire un lieu ouvert à tous, un équipement socio culturel ouvert sur le quartier.
Le Maire asssez discret dans le débat avait eu la prudence de dire qu'il s'agissait d'un projet important "trans-mandat", en clair un sujet sur lequel devait se dégager un consensus au delà d'une ligne partisane et quelle que soit la municipalité qui s'installera en 2008. Comme nous le proposons, il est acquis à l'idée qu'il faut trouver une solution pour ouvrir le quartier vers l'extérieur, vers la ville.
Dans ce contexte, quelle ne fut pas notre surprise, lorsque le rapporteur "très benoitement" répondant à nos interrogations sur les clés de financement, nous livra une vision beaucoup plus "électoraliste" du sujet : En clair, il fallait aller vite en raison des échéances municipales de 2008 ! Bingo : Cela ne nous avait pas échappé !
Nous avons choisi néanmoins de voter les demandes de subventions auprès de l'ANRU (Agence de rénovation urbaine) et auprès des différentes collectivités susceptibles de nous aider :
- Même si le projet de financement nous est apparu aléatoire,
- Même si ce projet n'a pas en l'état une véritable dimension de requalification urbaine.
Nous vous livrerons l'intégralité des échanges dès que possible.





