12 juillet 2006
Racisme ordinaire en France ...
Lisez attentivement l'article de Christophe FORCARI paru dans Libération ce matin qui montre, s'il en était besoin, le véritable visage de l'extrême droite en France quand elle insulte sans vergogne les joueurs de l'équipe de France de football.
Je souhaite simplement que tous les supporters des bleus s'en souviennent quand les mêmes viendront avec un masque leur vendre leur racisme ordinaire, sur les marchés, dans les boites à lettre, à la radio ou à la télé.
J'éspère que les Français du Nord au Sud et de l'Est à l'Ouest leur manifesteront leur profond mépris et qu'ils sauront les sanctionner "démocratiquement" car Il y a des élections nationales en 2007...
L'article :
L'équipe qui a échoué au Mondial n'était pas assez «gauloise» pour elle.
La défaite de l'équipe de France n'attriste pas plus que cela l'extrême droite. Car, pour elle, le onze tricolore ne représente pas vraiment le pays. Et le carton rouge donné à Zidane en finale la réjouirait presque : «Ciao voyou !» titre aujourd'hui l'hebdomadaire Minute, pour qui le capitaine français a conservé des comportements de racaille de banlieue... «Les Romains ont battu des Gaulois qui ne ressemblent pas vraiment à des Gaulois», confie un des responsables du FN.
Bruno Gollnisch, numéro 2 du parti d'extrême droite, considère que l'équipe nationale est «peut-être représentative de la France de demain. Elle ne correspond pas à celle d'aujourd'hui.» «J'aurai été favorable à une discrimination positive avec un peu plus de Français d'origine européenne.»
Heureux, Romain Marie qui a longtemps conduit la procession des catholiques traditionalistes du FN ne se sent pas touché par un «quelconque patriotisme sportif pour une équipe en trop grande partie mercenaire qui s'appelle les Bleus. Je ne regarde donc pas avec un total accablement la victoire italienne» . Mieux, le chef de file de Chrétienté-Solidarité voit dans la défaite de la France le triomphe d'une certaine forme de «romanité grandiose» : «On va ainsi célébrer le triomphe au cirque Maxime comme aux meilleures époques de l'Empire. Il n'y manquera que Zidane l'Africain, enchaîné comme jadis Vercingétorix le Gaulois.»
Le coup d'envoi avait été donné par Le Pen le 26 juin : si la France ne se mobilisait pas derrière son équipe, c'est que «les Français ne se [sentaient] pas complètement représentés par cette équipe» . Au lendemain de la sortie de Le Pen, Minute posait ouvertement la question : «Y a-t-il trop de Noirs dans l'équipe de France ?» En 1996, déjà, Le Pen jugeait «artificiel que l'on fasse venir des joueurs de l'étranger en les baptisant équipe de France».
L'extrême droite italienne n'est pas en reste . Roberto Calderoli, vice-président du Sénat italien et dirigeant de la Ligue du Nord, après avoir salué la victoire de «l'identité italienne» sur une équipe de France «qui a sacrifié sa propre identité en alignant des Noirs, des islamistes et des communistes», en a remis une louche hier : «Ce n'est pas ma faute si Barthez chante l'Internationale au lieu de la Marseillaise et si certains préfèrent La Mecque à Bethléem.»
Commentaires
C'est tout simplement effarant ! J'en avais eu échos, mais là, à lire le verbatim, c'est renversant. Le mythe de la grande Rome est un classique chez l'extrême-droite ; Mussolini l'exploitait déjà à fond dans les années trente.
A la Rochelle, camarade.
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