24 septembre 2006
Avec le PS national et valdoisien, ma semaine politique 2
1/ La journée parlementaire du 20 septembre à Nantes
Après une courte nuit de sommeil et un départ de la gare Montparnasse à 7h, j'ai voyagé avec Didier Arnal, mon collègue et ami, Conseiller général de Sarcelles, avec un retour prévu vers 22h grâce au TGV dont je suis un inconditionnel.
Nous avons gagné à pied (5') le palais des congrès de Nantes, et après avoir patienté en compagnie de Dominique Lefebvre, 1er secrétaire fédéral du Val d'Oise et Maire de Cergy, dans un café voisin, les portes se sont ouvertes avec la classique distribution de badges et tickets pour le déjeuner. Avec du retard, habituel là encore, nous avons pu prendre place à l'intérieur d'un superbe auditorium. Du monde oui, mais pas la foule. Des têtes connues et puis les ténors du parti avec François Hollande, laurent Fabius, Ségolène Royal, jack Lang ou Jean marc Ayrault chez lui.
Assis en bonne place, nous avions comme voisin devant Arnaud Montebourg, très sollicité, et derrière un homme bruyant, dont Didier me dira qu'il s'agissait de Michel Charasse. Il ne se passa rien de palpitant au cours en cette matinée, avec un côté cérémonie des césars et son hommage aux parlementaires disparus dans l'année, jusqu'à l'intervention de Robet Badinter à l'occasion du 25ème anniversaire de l'abolition de la peine de mort.
Dans le silence, il a retracé la difficile bataille parlementaire de l'époque, lorsqu'un énergumène se mit à brailler dans notre dos "Et Mitterrand, et Mitterrand ?". C'était l'indélicat sieur Charasse. Il devait être le seul à ne pas avoir compris le sens de l'intervention magnifique de Badinter qui évidemment se concluera sur un hommage à celui qui avait impulsé la bataille pour l'abolition, le Président Mitterrand. J'étais à 2 doigts d'engueuler vertement le sénateur vociférateur qui finit par se taire.
L'après midi fut consacré à 2 tables rondes et quelques interventions théoriquement limitées à 3 ou 5 minutes. C'est un exercice difficile de faire court. la concision est un art qui manifestement n'est pas donnée à tout le monde, certains fort ennuyeux n'en ayant cure, alors je ne les citerai pas. Quelques autres en revanche furent excellents au premier rang desquels:
- Notre sénatrice Raymonde Letexier s'exprimant sur le mythe de la mixité sociale dans certains quartiers qu'elle connaît mieux que quiconque, à Villiers Le Bel, Sarcelles ou Garges.
- Ségolène et laurent Fabius, dans une facture plus classique furent à la hauteur, avec un match nul àl'applaudimètre !
- Jack lang ne s'exprima pas : Un signe d'un retrait programmé ?
- DSK était absent pour cause de voyage à New York
- Lionel Jospin aussi parce qu'il n'est pas parlementaire... Moi non plus, mais invité comme Didier et Dominique comme candidats investis aux prochaînes législatives.
- Jean marc Ayrault a fait ses adieux anticipés au groupe socialiste à l'assemblée qu'il aura dirigé pendant 10 ans à la fin de la législature.
- François Hollande en appela avec talent à l'unité du Parti et de la gauche pour gagner en 2007.
Fermez le banc, retour à la maison et merci à Robert Badinter pour sa force de conviction et son émotion.
2/ C'est à Nantes que j'ai eu confirmation de la visite de François Hollande à Argenteuil, au val d'Argent le lendemain en fin d'après midi
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0,36-815759,0.html. http://permanent.nouvelobs.com/politique/20060922.OBS3063.html
http://www.votv.info/
Avec 2 camarades franconvillois, Jocelyn notre secrétaire de section et Colette son adjointe, nous décidons de nous y rendre en voisins. A notre arrivée, une troupe compacte attend en haut des marches. Bientôt la cohue avec l'arrivée de DSK entouré, bousculé par les journalistes et les caméras, et les interviews s'enchaînent. Je m'extraie du groupe comme d'autres et j'observe, amusé ce jeu de rôle obligé entre leader national et média, chacun jouant sa partition. Je n'y mets aucune connotation négative, simpelment, on n'y échappe pas si l'on veut faire passer un message sur les ondes et les écrans.
La bousculade va redoubler avec l'arrivée de François Hollande entouré dun service d'ordre réduit au minimum. M^me course des caméras et des micros, des badauds et des élus. Observateur, en attendant la réunion publique prévue, j'ai noté la tentative de provocation maladroite et avortée de Xavier Péricat, Maire adjoint d'Argenteuil, "empêché disait il de se joindre à la réunion et dénonçant une atteinte à la démocratie ! Sans intérêt. Atteindre la salle fut un exercice physique tant la foule était compacte. Une fois les uns et les autres installés, la réunion put commencer.
Après l'intervention tonique du Président du MJS, Razzye Hammadi - http://www.mjsfrance.org,
François Hollande transpirant (grosse chaleur à l'intérieur) et très à l'aise, comme la veille à Nantes - Cet homme est tout terrain - délivra un discours de facture classqiue en rapport avec la situation d'Argenteuil, de l'actualité et le rappel des enjeux pour 2007. Il se prêta au jeu des questions réponses avec une salle comble, attentive, parfois dissipée et quelquefois tendue. Des contradicteurs UMP se sont exprimés maladroitement, ouspillés par le reste de la salle mais sans aucune violence, en dehors de quelques noms d'oiseaux.
Hollande en homme politique aguerri se tira bien de l'exercice, mais il est difficile de faire comprendre en quelques phrases que le vote des immigrés aux élections locales pomise en 1981 fut bloquée par la droite sénatoriale, difficile de dire à des associatifs en colère, que les salles qu'on leur refuse sont de la responsabilité de la Mairie d'Argenteuil, et à un militant de gauche déçu que la Gauche et la Droite ce n'est pas la même chose face aux sans papiers.
Mission accomplie pour la caravane du MJS qui s'était arrêtée à Argenteuil pour faire le pied de nez à l'intervention musclée et hypermédiatisée de Sarkozy il y a un an au Val d'Argent.
Entendu à la sortie : "Lui (Hollande), il est pas venu avec les CRS"et encore "Sarkozy N... sa mère de juif".
Sur cette dernière insulte, proférée à quelques mètres de moi, je me suis arrêté, et je suis allé vers le jeune homme qui les débitait, moitié hilare, moitié grogneur. je lui ai dit ce que tout adulte père de famille lui aurait servi "On n'insulte pas ainsi la mère de quiconque" en faisant référence à sa propre mère si quelqu'un avait osé lui asséner les mêmes paroles. J'étais aussi calme qu'il était excité mais sans violence, n'ayant pas conscience peut être, de la violence de ses propos. Le dialogue (?) n'a pas eu le temps de prendre car un membre du service d'ordre m'a pris le bras en me disant de laisser courir... Fin d'un non incident.
Les mots sont violents et ils le sont d'autant plus lorsqu'ils sont banalisés comme c'est le cas. Et que dire lorsqu'un certain Ministre de l'intérieur les utilise à dessein pour légitimer son discours populiste. C'est indigne.
Il paraît, selon certains camarades rencontrés samedi lors de la rencontre départementales à Eaubonne, je suis passé à la télé ! En effet, j'étais dans le champ des caméras de FR3 derrière François Hollande. Le début de la célébrité !





