FRANCONVILLE - Gérard SEBAOUN Conseiller Général

Vous informe sur les dossiers de la ville et du Val d'Oise, et vous propose ses commentaires sur l'actualité.

25 mars 2006

Journal municipal Avril 2006 (A paraître)

La Tribune du  Groupe municipal de Gauche

Il faut arrêter de décoder !

Le code du travail est un livre rouge volumineux parce qu’il est le résultat de luttes salariales depuis des décennies. Pour les uns dont nous sommes, il affirme des principes et des droits et assure une sécurité indispensable aux salariés. Pour d’autres à droite et au Medef, c’est un codex indigeste qu’ils rêvent de le détruire. Il peut et il doit être amendé quand c’est nécessaire, mais toujours dans la concertation.

o         Le  Premier Ministre a choisi lui de faire exploser 30 ans de négociations contractuelles en proposant ses solutions universelles au chômage. Il a imaginé le CPE, Contrat Première embauche, présenté comme un CDI !  Celui ci est réservé aux moins de 26 ans dans les entreprise de plus de 20 salariés et, son aîné le CNE qui est réservé à celles de moins de 20 salariés. Ils instaurent une période d’essai de 2 ans, avec le risque pendant toute cette période d’être licencié sans motif ! Seul le Medef était informé de cette torpille anti sociale, un pas de géant vers la  précarité généralisée !

o         Sans attendre, le gouvernement a choisi de passer en force à l’assemblée en utilisant le 49–3, car l’enjeu est de taille. Il s’agit pour lui de dépecer minutieusement le code du travail. La jungle des contrats existants expose déjà beaucoup de salariés de tous âges à la précarité. Le CNE a commencé à se substituer à beaucoup de CDI ou de CDD qui auraient été signés par les entreprises. Les abus se multiplient et les prud’hommes sont saisis.

o         Il faut rappeler que le contrat de travail normal qui doit être privilégié, c’est le CDI. Il offre au salarié la protection de l'emploi et celle des conventions collectives y compris en période d’essai. Pour s’en convaincre il suffit de lire le rapport d’Henri Proglio, patron de Veolia et peu suspect de gauchisme, qui plaide en sa faveur dans son rapport sur l’insertion des jeunes sortis de l’enseignement supérieur.

o         Le gouvernement a usé et abusé des radiations autoritaires à l’ANPE pour enjoliver les chiffres du chômage, alors que le nombre d’emplois réellement crées n’augmente pas.

Par un effet de vase communiquant le nombre d’allocataires du RMI a explosé dans tous les départements mettant en péril leurs finances.

Plus personne n’est dupe des agissements de la droite qui gouverne. Avec les Français et les Franconvillois nous sommes mobilisés pour dire NON à la précarité, NON au CPE - CNE !


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La liberté d'expression triomphe à Pontoise

la_justice http://www.insecula.com : La Justice, tenant une épée et une balance
C
inquième panneau du registre supérieur de la face sud du campanile donnant sur la Via de'Calzaioli

VICTOIRE, nous écrit Pierre Nigers, animateur du combat autour de Didier Peyrat, magistrat de Pontoise, pour la liberté d'expression et contre la censure, qui a mobilisé plus de 1300 personnes.

Vous trouverez sur ce blog en date du 06 février un billet intitulé " La liberté d'expression muselée à Pontoise " qui vous explique le fonde de cette affaire, et ci dessous le Mail de Didier Peyrat.

"Chers ami(e)s,

J'ai rencontré hier soir le Procureur Général de Versailles. A l'issue d'une discussion dans laquelle chacun a pu longuement s'expliquer, et maintenir ses positions, le PG m'a indiqué qu'il renonçait à la procédure d'avertissement et que rien ne subsisterait de cet incident à mon dossier. Xavier Salvat, procureur de Pontoise, était présent.

Je vous réitère mes remerciements pour le soutien que vous m'avez apporté dans cette histoire, qui se termine au mieux.

Cordialement, Didier Peyrat "

Preuve qu'une mobilisation réussie autour d'une cause juste, ça marche !


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24 mars 2006

Séance mouvementée au Conseil général

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A LA DROITE DEPARTEMENTALE !

Une séance classique, c'est habituellement l'égrénage de rapports techniques qui engendrent ni enthousiasme, ni  émotion parmi les élus et pas davantage dans l'assistance souvent clairsemée. Celle ci promettait d'être plus tendue car nous avions au programme au moins 2 rapports qui nous opposaient clairement à la majorité.

  • Le second sur le programme départemental d'insertion.

Sur le premier, et c'est une première pour moi depuis que je siège, la commission des sports a émis un avis défavorable !
En effet seul son Président Christophe Durand a voté pour, les 3 membres de la majorité présents se sont abstenus, et nos 3 conseillers ont voté contre ! Un sacré désavoeu pour ce projet qui ne fait pas l'unanimité, loin s'en faut à droite et dont nous avons depuis le début dénoncé le coût exorbitant (Plus de 6 millions d'euros pour la première tranche), à réaliser avant la saison de football 2006 - 2007, dans l'attente de la montée éventuelle de l'Entente sannois saint Gratien en D2.
Effervescence avant la séance , recadrage à droite avec une commission de conciliation, en termes plus clairs un rappel à l'ordre du Président à ses ouailles qui avaient osé prendre quelques libertés.
L'intervention musclée de notre camarade Philippe DEMARET a eu l'avantage de rappeler quelques vérités : Intervention Phillippe DEMARET Séance du 24 mars 2006.doc
- Une décision précipitée, très onéreuse pour les finances publiques et au seul profit d'un club désormais professionnel.
Son intervention a suscité beaucoup de remous à droite, celle ci l'accusant d'avoir mis en cause la probité du Président SCELLIER, ancien Maire et Conseiller général de Saint Gratien. Elle lui a fait là un bien mauvais procès, car malgré la rudesse de ses propos, il n'avait rien dit qui puisse justifier un tel émoi. Mais beaucoup de brouhaha peut utilement cacher beaucoup d'embarras et celui ci était palpable ce matin au sein de la majorité qui a cependant voté unanimement !

C'est dans cette ambiance tendue, qu'il me revint de répondre au nom du groupe sur le plan d'insertion des RMIstes.
Comme vous ne le savez peut être pas, le RMI est depuis 2004 une compétence exclusive des Conseils généraux qui peinent à boucler leurs budgets sociaux en raison de l'augmentation très rapide du nombre de bénéficiaires du fait de la précarité grandissante et du désengagement de l'Etat qui, et loin s'en faut, ne compense pas financièrement ce transfert.
Voilà pour le décor. Sur les éléments diagnostiques et beaucoup des actions proposées, nous pouvions être d'accord mais :

  • Le rapport contenait une pépite idéologique, repeinte hativement aux couleurs de la bonne gestion :

Le contrôle des RMIstes, plus clairement dit, l'organisation d'une forme de chasse aux fraudeurs. Ne croyez pas que ce soit anecdotrique comme a tenté de le faire croire Arnaud BAZIN, Vice Président en charge des Affaires sociales, c'est au contraire ce point qui a enflammé les débats parlementaires autour du texte voté en février par la droite à l'assemblée.

Cette "chasse", si elle était très active, devrait permettre selon les évaluations statistiques disponibles, de redresser entre 75 et 150 fraudeurs dans le Val d'Oise ! Certes on peut m'objecter qu'un seul fraudeur, c'est trop, d'accord, mais il  n'y a aucun système qui prétende à la perfection. Alors pourquoi mettre en exergue le contrôle si ce n'est dans un but démagogique. Je rappelle que la majorité des bénéficiaires du RMI, soit 1 million 250 000 personnes en France, doivent survivre avec 433, 06 € par mois.

Il faut beaucoup de désinvolture et peut être même de l'indifférence, pour voter sans états d'âme plus de 6 millions d'euros pour la rénovation contestée et contestable d'un stade, avant quelques minutes plus tard, de stigmatiser, fusse d'une phrase, nos concitoyens au RMI !
Non messieurs de la majorité départementale, au delà de nos rapports courtois et souvent consensuels, la démonstration est faite une nouvelle fois que la droite et la gauche, ce n'est pas la même chose.


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23 mars 2006

Conseil municipal ce soir 23 mars 2006 à 20 h

Ordre du jour

COMPTE RENDU DES CONSEILS MUNICIPAUX DES 15 DECEMBRE 2005 ET 26 JANVIER 2006.

2. VOTE DES TAUX DES IMPOTS LOCAUX – EXERCICE 2006.

3. ADMISSION EN NON-VALEUR – CREANCES IRRECOUVRABLES – BUDGET VILLE – EXERCICE 2006.

4. REPORT DE CREDITS D’INVESTISSEMENT 2005 – BUDGET VILLE.

5. REPORT DE CREDITS D’INVESTISSEMENT 2005 – BUDGET ASSAINISSEMENT.

6. ACCORD DE REAMENAGEMENT DE DEUX EMPRUNTS GARANTIS PAR LA COMMUNE A L’OPIEVOY.

7. PROLONGATION DE LA GRATUITE DES LOYERS DU RESTAURANT « LE CANOTIER ».

8. SUBVENTIONS COMMUNALES DE FONCTIONNEMENT A CARACTERE SOCIAL - EXERCICE 2006.

9. ORGANISATION DES MINI-SEJOURS « ETE 2006 » DANS LE CADRE DES ACTIVITES DES CENTRES DE LOISIRS MUNICIPAUX.

10. SEJOUR NEIGE – AVRIL 2006.

11. CENTRES DE VACANCES – ETE 2006.

12. PARTICIPATIONS FINANCIERES A DES SORTIES PEDAGOGIQUES ET DES  PROJETS EDUCATIFS – ANNEE SCOLAIRE 2005/2006.

13.PARTICIPATION DE LA COMMUNE AUX FRAIS DE FONCTIONNEMENT DU CENTRE MEDICO-PSYCHO-PEDAGOGIQUE D’EAUBONNE ET DE L’HOPITAL DE JOUR  D’ERMONT.

14.DEMANDE DE SUBVENTION DEPARTEMENTALE DE FONCTIONNEMENT POUR L’ECOLE MUNICIPALE DE MUSIQUE, DE DANSE ET D’ART DRAMATIQUE – ANNEE    2006.

15. TRAVAUX DE RESTRUCTURATION ET D’EXTENSION DE LA MAISON SUGER EN ECOLE DE MUSIQUE, DE DANSE ET D’ART DRAMATIQUE – PASSATION D’UN AVENANT DE TRANSFERT MARCHE POUR LE LOT N°2.

16. FIXATION DU TARIF DE REMUNERATION DES MEDECINS ET AGENTS CHARGES DE LA VACCINATION.

17. LISTE DES EMPLOIS JUSTIFIANT DE L’ATTRIBUTION DE LOGEMENTS POUR NECESSITE DE SERVICE.

18. AUTORISATION DONNEE A MONSIEUR LE DEPUTE MAIRE DE SIGNER ET DE DEPOSER LE PERMIS DE DEMOLIR CONCERNANT LES BATIMENTS EDIFIES SUR LES PARCELLES CADASTREES AD 385 ET AD 386 SISES 124 ET 126 RUE DE LA STATION A FRANCONVILLE.

19. SUBVENTION COMMUNALE D’EQUIPEMENT POUR LA RESIDENCE MONTEDOUR DANS LE CADRE DE LA PARTICIPATION A LA REQUALIFICATION DES ESPACES EXTERIEURS  - TRANCHE 2.

20. RD14 COTE SAINT-MARC : ASSAINISSEMENT ET ENFOUISSEMENT DES RESEAUX – LANCEMENT DE LA PROCEDURE D’APPEL D’OFFRES OUVERT.

21. TRAVAUX D’ENFOUISSEMENT DES RESEAUX – PROGRAMME 2006 – RUE DE LA STATION (TRONCON VOIE SNCF / CHAUSSEE JULES CESAR) - AUTORISATION DONNEE A MONSIEUR LE DEPUTE MAIRE DE SIGNER LE MARCHE AVEC L’ENTREPRISE RETENUE.

22. CONSTRUCTION D’UNE STRUCTURE MULTI-ACCUEIL POUR LA PETITE ENFANCE RUE DES POMMIERS SAULNIERS - AUTORISATION DONNEE A MONSIEUR LE DEPUTE MAIRE DE SIGNER LES MARCHES DE TRAVAUX.

23. DEMANDE DE SUBVENTION AU TITRE DE LA RESERVE PARLEMENTAIRE POUR LE REAMENAGEMENT DU REZ-DE-CHAUSSEE DE L’ACCUEIL DE LA MAIRIE.

24. MODIFICATION ET ACTUALISATION DES STATUTS DE LA COMMUNAUTE D’AGGLOMERATION VAL ET FORET.

25. DECISIONS PRISES PAR M. LE DEPUTE-MAIRE EN APPLICATION DE L’ARTICLE L.2122-22 DU CODE GENERAL DES COLLECTIVITES TERRITORIALES.

QUESTIONS DIVERSES


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20 mars 2006

La leçon des suédois !

Comme beaucoup de téléspectateurs j'ai regardé hier soir le reportage sur le fonctionnement de la démocratie suédoise. Je savais que ce pays était exemplaire mais je n'imaginais pas une telle obsession de la transparence.
J'avoue être troublé car nous sommes à mille lieux du fonctionnement de nos institutions.
Sommes nous capables de nous approcher de ce modèle ?
Un ministre de l'Education Nationale qui attend seul accompagné de sa directrice de cabinet l'arrivée d'une employée de mairie chargée de le conduire dans sa Nissan Micra personnelle, c'était une scène proprement irréelle pour un Français  ! Et pourtant, on aimerait y croire.

Dans la foulée, je vous suggère d'aller voir du côté d'un site que j'ai découvert aujourd'hui : http://www.salaudsdepauvres.com animé par Jacques DEROO qui vient de s'illustrer par un jet d'oeuf sur Madame de Panafieu. Son dernier article est consacré à la transparence des élus : Je suis 100 % d'accord.


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19 mars 2006

A propos du CPE, la chronique éclairée du sociologue François Dubet

Professeur de sociologie à l'université Bordeaux-II et directeur d'études à l'EHESS (Ecole des hautes études en sciences sociales), il analyse le mouvement de protestation anti-CPE.

« Les jeunes sont la variable d'ajustement du marché du travail »

Pourquoi le CPE mobilise-t-il tant les jeunes ?
Il faut rapprocher les émeutes en banlieues de l'automne et les manifestations d'aujourd'hui. Il y a un véritable problème de la jeunesse en France : d'un côté, les enfants des classes moyennes font des études, mais sont très angoissés par la dégradation programmée de leur situation sociale. Un jeune sur deux occupera demain un emploi qui n'aura rien à voir avec sa formation universitaire. Dans les années 60, seuls 12 % des jeunes avaient le bac. En face, il y avait environ l'équivalent de postes disponibles de cadres moyens et supérieurs. Aujourd'hui, 70 % d'une classe d'âge a le bac, sans qu'en face on ait le même nombre de postes. Et puis il y a une autre partie de la jeunesse, totalement marginalisée, qui adopte des conduites émeutières. Les jeunes de banlieue sont déjà «dehors», et les enfants des classes moyennes savent qu'ils peuvent rapidement les y rejoindre. Dans ce contexte, le CPE a un effet désastreux, au moins symboliquement : il institutionnalise la précarité pour tous. Pourtant, pour certains jeunes, qui cumulent les stages ou ne trouvent pas de travail, le CPE peut être «mieux que rien.» Je ne défends pas la mesure, mais j'observe des tensions à l'intérieur même des jeunes. D'un côté ceux qui font des études, en se disant : «Je dois tenter ma chance, avoir un diplôme pour obtenir un CDI.» Et ceux déjà «dehors», à qui en théorie est destiné le CPE. En 1994, au moment du CIP, qui prévoyait une rémunération à 80 % du Smic pour les jeunes, cette tension existait déjà.

N'est-ce pas la crainte de ne plus progresser socialement qui mobilise ?
C'est un thème qui a su mobiliser plutôt les générations précédentes. Aujourd'hui, la grande affaire, c'est l'injustice. Il y a une conscience vive qu'il y aurait une barrière dans la société entre ceux qui peuvent entrer dans la vie sociale, fonder une famille, avoir un appartement, une voiture... Et ceux qui en resteront exclus. Au fond, tout le monde a admis que le travail allait désormais être flexible. Mais la vie ne peut pas l'être. C'est un échec français, on est incapable d'articuler cette flexibilité de l'emploi imposée, et le fait que sa vie ne peut pas être totalement indexée sur son contrat de travail. Si un jeune est en CDD, sa banque refuse de lui prêter de l'argent. Alors il continue à dépendre de sa famille. La principale préoccupation des jeunes, c'est de devenir adultes, en ayant des revenus stables, pour s'installer dans la vie.

Quel rôle jouent les syndicats dans cette lutte ?
Je ne les accuse pas. Mais depuis trente ans, ils sont devenus minoritaires, centrés sur des secteurs protégés, sur des populations qui ne se sont jamais posé objectivement la question de la précarité. Ils défendent le noyau dur de leurs adhérents, qui sont en CDI. Ils ont cependant d'excellentes raisons d'agir avec les jeunes, mais leur alliance n'est pas si claire. Avec un taux de chômage élevé, les jeunes sont la variable d'ajustement du monde du travail. Sans compter que les écarts de salaire entre les débuts et les fins de carrière se sont creusés. En se liant aux étudiants, les syndicats se remettent aussi dans le jeu face à Dominique de Villepin, et ce à la veille de leurs congrès respectifs. Il y a aujourd'hui en France comme un deal secret : la question du chômage et donc de l'emploi a évincé celle des conditions de travail. Au point de sacrifier une génération. Mais ce deal craque, dans les émeutes de banlieue, comme dans les manifestations d'aujourd'hui, même si l'imaginaire social des Trente Glorieuses continue à dominer.

Article de Muriel GREMILLET paru le 18 mars 2006 dans libération http://www.liberation.com/


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Il était une fois le CPE ...

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                             France Boomerang fédération      AFP/Mehdi  Ferouach                  AP/François Mori   

Partis à quelques uns, nous nous retrouvâmes des centaines de milliers !
Nous les quelques camarades Franconvillois, nous nous sommes fondus parmi les socialistes présents en grand nombre, eux mêmes noyés dans une marée humaine. Défilant en queue de cortège nous avons du attendre 4 heures avant de pouvoir quitter le boulevard Arago vers la Nation.
L'ambiance était joyeuse, les manifestants avaient tous les âges mais beaucoup, beaucoup de jeunes, quelques enfants et quelques bébés en poussette et quelques "très vieux", pour que la pyramide soit complète. La France, certes citadine, (c'est celle de la région parisienne) était très largement représentée.
Nous y avons croisé des personnalités du PS comme DSK ou Jack Lang, des Députés, des Sénateurs, et pour le Val d'Oise, Dominique Gillot, Dominique Lefevre, Alain
Richard et bien d'autres camarades élus ou non, tous militants et heureux d'être là ensemble.
Les slogans étaient caustiques mais jamais injurieux
. J'ai retenu une pancarte brandie par un jeune, écrite à la main et qui se résumait à : " Villepin, on t'aime pas ". Je la trouve hautement significative d'un débat permanent entre la société et les politiques et elle m'a inspiré quelques réflexions que je vous livre.

  • Les hommes politiques Sont ils là pour être aimés ?
  • Rêvent ils de l'être ?
  • Faut il les aimer ?

Voici les miennes et libres à vous d'en avoir d'autres :

  1. Sont ils là pour être aimés ? Non, un homme (ou une femme) politique, le Premier Ministre n'est pas là pour être "aimé". Il doit être jugé sur ses engagements et sur ses actes. A contrario, il ne ne peut pas proposer une politique légitime, batir un projet qui change la brutalement la donne sur tel ou tel aspect de la vie des citoyens, et le CPE est emblématique d'une méthode autoritaire et archaîque, sans écoute et  sans dialogue.

  2. Rêvent ils de l'être ? Oui, l'homme politique a envie de l'être, d'où le registre fréquent de "la proximité", qui peut être agréable à la seule condition qu'elle ne substitue jamais la communication à l'action. Je rejette par avance le registre émotionnel permanent devenu la partition obligée de certains. Bien sûr un homme politique, comme tout homme, peut être gagné par l'émotion mais quand elle devient un mode exclusif de communication, quand on la nourrit de sanglots et de larmes artificielles, on est très éloigné de la dignité de la fonction, avec les yeus rivés sur l'audimat !

  3. Faut il les aimer ? Non car le citoyen doit avoir un autre rapport au pouvoir que celui d'aimer ou non. Cela n'empêche pas la l'empathie pour tel ou tel, mais l'esprit critique doit être aiguisé d'autant plus que l'on est soi même engagé. Ni  brosse à reluire, ni engouement, mais une lecture attentive des hommes au sens large, de leurs convictions, de leur parcours, de leurs engagements et quelquefois de leurs reniements, tout ces éléments doivent être pesés, et la confiance donnée pour le temps démocratique, c'est à dire le mandat. L'attachement secret ou déclaré à une personnalité n'a pas grand chose à voir avec ce que je viens de dire et j'en suis bien conscient, néanmoins, je rêve d'un citoyen déterminé, informé et critique qui s'engage.

La politique est la chose de tous, mais bien peu s'en saisissent. Quand on contraint un corps social déterminé comme vient de le faire Villepin avec le CPE, l'effet boomerang est immédiat.


Posté par gerardsebaoun à 11:50 - Franconville - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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