22 juillet 2006
Ecoutez la différence !
Une pétition nationale a recueilli plus de 200 000 signatures pour défendre l'émission de Daniel MERMET sur France inter :
" Là-bas si j'y suis "
Extrait de la pétition :
Là-bas si j’y suis n’est pas une émission neutre et cette relégation n’est pas neutre, surtout au lendemain de mobilisations sociales et au seuil d’une année électorale.
Si je ne suis pas toujours d'accord, j'affirme que ce type d'émissions fonde la démocratie audiovisuelle, en exposant avec talent et engagement des sujets souvent laissés dans l'ombre. Bref, prendre parti n'est pas une tare, au contraire, c'est un devoir citoyen ! C'est pourquoi, je vous engage à signer cette pétition.
Beaucoup de RESPECT pour les "CHIBANIS"
Ce terme désigne les "anciens" en arabe, c'est à dire les immigrés maghrébins de la première heure, qui ont travaillé aux côtés de leusr camarades nés ici, ou venus d'Europe du Sud, d'Afrique ou d'Asie.
Beaucoup de ces travailleurs essentiellement originaires du Maghreb et d'Afrique noire, qui ont contruit la France de l'après guerre, vieillissent difficilement, souvent usés et malades loin de leur pays que beaucoup aspirent à regagner pour y finir leur vie. Ils méritent que les autorités se penchent sérieusement sur leurs difficultés.
A titre professionnel, j'ai été amené à suivre sur le plan médical certains d'entre eux. Ils sont d'une très grande pudeur sur leurs conditions de vie, n'en parlent pas et restent souvent en France pour bénéficier d'un système de soins qu'ils ont, faut il le rappeler à ceux qui font profession de chasser l'étranger, financé par leur travail.
Je remercie la journaliste du Parisien Edition Val d'Oise, Aurélie FOULON, de leur consacrer aujourd'hui un dossier remarquable. Extraits :
"D'abord parce qu'avec l'âge de la retraite arrive celui des problèmes de santé. S'ils restent, ils bénéficient de la Sécurité sociale, pour laquelle ils ont cotisé toute leur vie, et d'une médecine souvent plus performante et plus accessible que dans leur pays d'origine. Mais quitter le sol français implique d'y renoncer. Et de perdre aussi leurs droits au Fonds de solidarité retraite. Expatriés pour construire la France d'après-guerre, ils ont souvent connu des conditions de travail plus difficiles que la moyenne dans des branches d'activité plus éprouvantes, de longues périodes de chômage, d'invalidité et de travail non déclaré, qui réduisent d'autant leur pension."...
Avec le temps, la population des foyers Sonacotra a vieilli. « Cette forme de logement précaire s'est pérennisée sans anticiper les difficultés posées par un vieillissement de sa population, constate la Cnav. Le caractère provisoire a maintenu les résidants à l'écart d'un ensemble de droits communs comme l'accès à la santé, aux droits sociaux, mais aussi accès à la ville... dont la privation se fait plus critique à l'heure de la retraite : isolement, inadaptation du bâti aux conditions de vie de personnes âgées. » Les foyers s'attachent maintenant à prendre des mesures d'accompagnement social et de prévention sanitaire pour s'adapter à l'évolution de leur population."
Les chiffres donnés dans le dossier du Parisien :
- 70 454 résidents issus de 80 pays.
- 70 000. Le nombre de logements.
- 32 427 lits en Ile-de-France, soit 75 % du parc national.
Pour en savoir plus sur la Sonacotra : http://www.sonacotra.fr
20 juillet 2006
DESSINE MOI LA LOI

Dessin de RANSON
Le Parisien édition Val d'Oise du 19 juillet se fait lécho d'une très belle initiative née de la rencontre entre le dessinateur RANSON et Alexandra ZRYRA, chargée de projet à la Mission locale de Franconville (Misssion locale de la Vallée de Montmorency).
Extraits de l'article de Marie Poussel :
" un petit guide rempli de cartes postales avec des dessins humoristiques du dessinateur Ranson vient d'être édité à 20 000 exemplaires. Distribué dans des lieux publics tels que le conseil général, les mairies, les missions locales, le petit guide a une volonté pédagogique : expliquer aux jeunes, par le dessin, ce qui est interdit et ce qu'ils encourent en cas de transgression. Pour avoir plus de portée, Ranson reprend les infractions les plus susceptibles de concerner les jeunes. Le travail illégal, le viol collectif, la drogue, les dégradations, le vol, le racket et la conduite sans permis sont tous croqués par le médiatique dessinateur...
C'était un moyen de casser les idées reçues qu'ont les jeunes sur la justice. Ensuite, les dessins de Ranson ont été mis en ligne sur le site Internet. Aujourd'hui ils sont publiés sous forme de guide», explique la jeune femme. Une façon de faire prendre conscience à des jeunes adultes coupés des réalités qu'il y a des règles dans la société française.
A consulter sur le site Internet de la Mission locale : www.mlvm.asso.fr
19 juillet 2006
La mobilisation contre les expulsions d'enfants se poursuit
J' y serai avec tous les Valdoisiens qui n'acceptent pas que des enfants,
des jeunes et leurs parents soient expulsés et renvoyés pour la totalité
d'entre eux à la misère, à la prison, à la mort peut être...
La mobilisation se poursuit ici et maintenant
Lire également dans le Parisien http://www.leparisien.com de ce mercredi, l'article de Marie Poussel sur le le parrainage républicain d'enfants menacés à la Mairie de Cergy :

Photo du Parisien de l'édition Val d'Oise du mercredi 19 juillet 2006
Extraits :
Hier soir, la mairie de Cergy a été le théâtre d'une cérémonie émouvante. Le maire, Dominique Lefebvre, avait enfilé son écharpe tricolore... Sept enfants sont venus se faire parrainer civilement...
Je veux prouver, ce soir, que la France n'a pas perdu sa tradition humanitaire », a plaidé Dominique Lefebvre, le maire (PS) de Cergy...« Il faut faire prévaloir le droit à l'éducation, a fait entendre Dominique Lefebvre. Nous espérons que ces parrainages permettront à tous ces enfants de retrouver le chemin de l'école, le 4 septembre. »
17 juillet 2006
Une agence "intellectuelle" en ligne pour phosphorer !
Je découvre aujourd'hui grâce à un article du Monde du 07 juillet ce site que d'aucuns connaissent de longue date car il existe depuis 6 mois et reçoit 5000 connexions par jour !
La liste des auteurs incite à s'y réferer. Je l'ajoute à ma liste de liens.
Dans le chapitre Discriminations, je vous recommande l'article de Harris Selod, chercheur au Laboratoire d’économie appliquée de Paris-Jourdan, qui s'interroge sur "le bon usage des statistiques ethniques". Il y est favorable tout en reprenant méthodiquement les arguments des opposants aux statistiques ethniques.
Ma position initiale tranchée et très hostile à ce type de statistiques est quelque peu ébranlée.
Elles seraient imaginables à la seule condition de les border parfaitement et de ne les utiliser que dans le but unique de lutter contre toutes les formes de discrimination. Dans le même temps, je tremble à l'utilisation que certains seraient tentés d'en faire.
Peu d'élus pour honorer les JUSTES de FRANCE
Allée des Justes à Yad Vashem (Jérusalem)
Nous étions peu nombreux hier vers 11 h à Cergy auprès du Préfet délégué à l'égalité des chances et des associations d'anciens combattants et de déportés. Robert DAVIOT, Vice Président du Conseil général pour lequel j'ai beaucoup d'estime représentait le Président SCELLIER, Emmanuel MAUREL et Charlotte BRUN mes 2 camarades Conseillers Régionaux au titre de Région. Avec moi, présent à titre personnel et au nom de mon groupe au Conseil général , il y avait également un élu de la Mairie de Cergy que je n'ai pas identifié et Pierrette CATUSSE, ma collègue au Conseil municipal de Franconville.
C'est peu, vraiment très peu...
Un peu d'histoire :
Quels sont les critères de reconnaissance d'un "Juste" ?
Pour être un Juste, il faut :
Avoir apporté une aide dans des situations où les juifs étaient impuissants et menacés de mort ou de déportation vers les camps de concentration.
Le sauveteur était conscient du fait qu'en apportant cette aide, il risquait sa vie, sa sécurité et sa liberté personnelle (les nazis considéraient l'assistance aux juifs comme un délit majeur).
Le sauveteur n'a exigé aucune récompense ou compensation matérielle en contrepartie de l'aide apportée.
Le sauvetage ou l'aide est confirmé par les personnes sauvées ou attesté par des témoins directs et, lorsque c'est possible, par des documents d'archives authentiques.
L'aide apportée aux juifs par des non-juifs a revêtu des formes très diverses ; elles peuvent être regroupées comme suit :
Héberger un juif chez soi, ou dans des institutions laïques ou religieuses, à l'abri du monde extérieur et de façon invisible pour le public.
Aider un juif à se faire passer pour un non-juif en lui procurant des faux papiers d'identité ou des certificats de baptême (délivrés par le clergé afin d'obtenir des papiers authentiques).
Aider les juifs à gagner un lieu sûr ou à traverser une frontière vers un pays plus en sécurité, notamment accompagner des adultes et des enfants dans des périples clandestins dans des territoires occupés et aménager le passage des frontières.
Adoption temporaire d'enfants juifs (pour la durée de la guerre).
En savoir plus en découvrant le site de M.Dominique NATANSON
Sur ce site un poème de Serge Smulevic, déporté et rescapé d'Auschwitz
Quand je raconte Auschwitz...
Quand je raconte Auschwitz,
Je raconte ce que j'ai vu
Parce que j'y ai vécu.
Jamais je ne raconte ce que l'on me raconte.
Exagérer ce que l'on a vécu,
C'est travestir la vérité, c'est trahir
La déportation.Au début, il y a eu Dieu.
Peut-être.
Après, il y a eu Auschwitz.
Avec certitude.
Après, il y aura après nous.
Quoi ?








