FRANCONVILLE - Gérard SEBAOUN Conseiller Général

Vous informe sur les dossiers de la ville et du Val d'Oise, et vous propose ses commentaires sur l'actualité.

02 septembre 2006

Tony BLAIR "Gone berzerc" : En français : Il a pêté un cable !

Si l'on en croit la presse (Le Parisien ce matin) qui rapporte ses propos, Tony Blair, plus fort que Sarkozy, a présenté de nouvelles mesures pour lutter contre l'exclusion sociale :

Il préconise que les « associaux » soient pris en charge dès leur plus jeune âge et même... avant leur naissance : « Nous savons, dit-il, qu'il y a des enfants qui vont grandir dans des familles complètement pathogènes et devenir des menaces pour la société et pour eux-mêmes. Il faut intervenir en aidant les futurs parents avant la naissance de ces enfants. »

  • Il est vraiment temps pour lui de passer la main !

  • "Socialiste" Tony Blair ?  Sarkozyste plus surement !


Posté par gerardsebaoun à 20:00 - International - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

01 septembre 2006

La réalité dépasse souvent la fiction

Hier avec force publicité M6 lançait sa série américaine "PRISON" (que j'ai regardée).

Le même jour, Libération nous relatait dans le détail le martyr d'un jeune homme torturé par ses codétenus dans l'indifférence totale de l'administration pénitentiaire et de la Justice. A la lecture, nous sommes projetés dans un film d'horreur, abject, sauf que la souffrance est ici bien réelle avec une victime et des bourreaux identifiés, au sein de "locaux administratifs".

  • Le collectif trop c'est trop http://www.tropctrop.fr qui lutte contre la surpopulation carcérale - Un détenu : une cellule - s'est indigné une nouvelle fois face à ce drame évitable.

Lire ci dessous l'article de Dominique SIMMONOT http://www.liberation.fr :

Saintes (Charente-Maritime) : martyr en cellule, les gardiens n'ont rien vu

Nicolas, Tony, Christophe, Michaël ont le même âge (23-24 ans), sensiblement la même allure, les mêmes jeans-baskets. Et la même tête baissée devant le tribunal correctionnel de Saintes, où ils comparaissaient mardi pour avoir horriblement torturé Yohan, même âge qu'eux, leur ancien codétenu.

  • Le 20 avril 2005, ils étaient encore six dans une cellule de 22 m2 à la prison de Saintes,

mais, au matin, F., le sixième, s'en va. «On peut dire que c'était un caïd, condamné pour des braquages, infractions dites nobles, ironise la présidente Bernadette Pragout. Jusqu'à son départ, un certain ordre régnait dans la cellule.» Caïd ou pas, en tout cas, F. protégeait Yohan : «Foutez-lui la paix !» ordonnait-il.

«Au vinaigre». Ça a commencé avec le ménage. Yohan le fait mal, selon Christophe, qui lui colle un coup de casserole sur la tête. Il a soif ? Qu'il boive donc l'eau des chiottes. «L'eau propre dans un premier temps !» précise la présidente. Puis il n'est pas bien musclé. Il fera des pompes par centaines et prend des coups quand il rate. En rang, les garçons lui demandent «une pipe». Encore des coups et Yohan tombe. Il est torse nu, Nicolas et Christophe lui écrasent des cigarettes sur le dos, les autres tartinent les brûlures de vinaigre et de moutarde. Plus tard, Christophe a l'idée du manche à balai dans le derrière, et là Tony est intervenu : «Ça va trop loin les gars !» Le lendemain matin, un verre de pisse, puisé dans les WC : «Cul sec, sinon ce sera deux !» Ce fut deux.

Lors des promenades, le martyr doit sourire. Il tente d'alerter un détenu. «Tu vas voir ce que tu vas voir !» explosent Christophe et Nicolas. Nicolas qui lui verse de l'eau bouillante sur les mains. «Chaque fois qu'il les enlevait, il prenait un coup, le tout entrecoupé de pompes !» gronde la présidente. Le voilà accroupi, un élastique autour du cou. Ou jambes écartées entre les lits superposés, cagoule sur la tête, testicules frappés à coups de torchon. Nicolas et Christophe lui collent un pied de chaise dans la bouche et miment l'acte sexuel. Un violent coup dans la chaise et des dents se brisent. Il saigne. «Rince-toi au vinaigre !» Enfin, il doit grimper sur un radiateur en hauteur et tombe sans cesse. Il veut vomir. «Fais donc des pompes !» A la fin, il a le pied à moitié cassé, l'un le croit même «mort». Alors la cellule réfléchit. «On aura qu'à dire qu'on s'est battus avec lui pour l'empêcher de se suicider !»

Au matin du 22 avril, Yohan est remis aux surveillants. Les faits sont signalés au procureur. Bilan : 31 jours d'incapacité totale. «Il faisait tout ce qu'on disait, on voulait voir jusqu'où il était capable d'aller, c'était un jeu qui a dégénéré», disent Nicolas et Christophe, les «meneurs». Michaël et Tony ont eu «peur d'intervenir». Dans la salle, magistrats, avocats, public, policiers, vacillent entre dégoût, honte et frayeur. Les quatre ont été condamnés à des peines allant de deux à quatre ans de prison. Inachevé. Certes, mais il y a cette gêne, ce sentiment d'inachevé.

  • Comment de telles violences ont-elles pu se produire sans que nul, dans la prison, ne s'en aperçoive ?

Il manque des gens à ce procès. Personne, en effet ­ surtout pas le parquet ­, ne s'est donné la peine ­ ou n'a eu la volonté ou la curiosité ­ de faire citer les représentants de la prison. Pas même pour répondre à des questions précises.

Car déjà, et avant le 20 avril, Yohan avait peur. Il avait demandé à changer de cellule. «Le surveillant m'a répondu : "On verra ça la semaine prochaine !"» a-t-il expliqué mardi.  Pourquoi un tel manque d'attention ? Mystère.

«Pom-pom girl». Le 17 avril, Yohan avait aussi écrit à sa famille : «Ça ne va pas, tout le monde veut me tabasser, je ne reçois que des insultes...» Saisie par la censure, donc lue par les autorités pénitentiaires, la lettre n'est parvenue que le 4 mai aux parents de Yohan, après son transfert à la prison d'Angoulême. Pourquoi cette lettre n'a-t-elle inquiété personne ? Mystère encore.

Tony a peut-être la réponse, lui qui avait été maltraité à la prison de Gradignan. Comme l'a lu la présidente, «servant de "commis" à un détenu, frappé, forcé de faire la pom-pom girl devant tout le monde, vous êtes sorti en pleurant de votre cellule et avez alerté un gardien qui n'a pas réagi». «Ils n'ont rien fait, affirme Tony, on peut crever sans qu'ils ne fassent rien !»

  • Pourtant, selon l'avocat de Yohan, Jean Moulineau, ce «procès est l'occasion de regarder en face notre système carcéral !» Occasion ratée.

  • Durant l'audience, magistrats et avocats ont sévèrement cogné sur la «honteuse» loi du silence en prison.

  • On peut facilement renvoyer le compliment à la justice.


Posté par gerardsebaoun à 13:51 - France - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

30 août 2006

La médecine libérale est moribonde !

  • Il serait peut être temps de l'abattre définitivement.

C'est la polémique entre un Ministre qui "s'offusque", le Conseil de la Chirurgie dirigée par un Professeur de médecine député UMP, et les syndicats de chirurgiens, anesthésisites et obstétriciens qui m'a poussé à ce message.

Quel est ce système qui prétend à l'égalité devant les soins et qui allie :

acmal3accpteacrec4 Photos empruntées au site de la http://www.securite-sociale.fr

  • Démographie en chute libre, sélection inadaptée, qualité des soins aléatoire et retard technologique ?
  • Bureaucratie, encadrements des honoraires et aides aux praticiens ?
  • Liberté d'installation pour ceux ci et liberté de consultation pour les patients ?
  • Formation continue optionnelle sous la coupe des laboratoires pharmaceutiques ?
  • Concurrence public - privé, et secteur lucratif à l'hopital public ?
  • Remboursements toujours plus médiocres et trou abyssal de la sécurité sociale ?
  • Etc.

Ne cherchez pas : C'est le système de santé français qui prétend marcher sur deux jambes, le secteur public hospitalier, les centres de soins mutualistes, municipaux et autres qui dispensent les patients de l'avance des frais, et  le secteur libéral avec le maintien du sacro saint paiement à l'acte ! Ce système est à bout de souffle et il menace à tout moment de sauter sur une mine. En réalité, le système libéral est sous perfusion car dépendant d'un payeur essentiel, les caisses, la différence étant asssumée par les patients directement ou au travers de leurs mutuelles. Je mets volontairement à part nos concitoyens qui bénéficient de l'accès (théorique) aux 2 systèmes à titre gratuit grâce à la CMU.

De quoi parlent entre eux la plupart des médecins libéraux lorsqu'ils se rencontrent de médecine, de vacances, de politique comme tout le monde mais aussi très souvent d'argent.
Ne vous méprenez pas et ne croyez pas qu'ils en rêvent
, certains peut être, mais la plupart sont "fatigués", "accablés" par des charges lourdes qu'ils ne maitrisent pas, qu'ils ne comprennent pas, par des réformes multiples aux intentions louables ? mais aux résultats souvent incertains, quand ils ne sont pas catastrophiques.
L'obligation de consacrer toujours plus de temps à autre chose qu'à la médecine pour laquelle ils ont été formés pendant si longtemps est proprement inacceptable.

La multiplication des actes,et d'examens techniques onéreux souvent inutiles car mal prescrits, n'améliore en rien la santé de la population. On a la prévention à la bouche mais on accepte que notre pays soit le champion toutes catégories de la longueur des ordonnances et de la prescription de médicaments.

A l'inverse nous ne devons pas être loin d'être aussi les premiers dans ce qu'il est convenu d'appeler "les médecines douces" que d'aucunes qualifient d'offres alternatives à la médecine officielle dite allopathique ! On se moque du monde : Pas de preuves scientifiques, pas ou peu de remboursement de la SS, ou alors maquillés sous la nomenclature officielle, quelle belle alternative que voilà. En réalité c'est l'incurie du système actuel qui les nourrit hélas.

La seule piste acceptable est de rompre progressivement ce double système et de faire de la qualité objective des soins au travers des indicateurs de santé publique le pilier d'un nouveau système que j'appelle de mes voeux.

Un pays qui consacre tant d'argent à la formation de ses "élites médicales" ne peut pas  accepter l'à peu près et se contenter de gérer la pénurie ici ou là, fermer les yeux sur les dérives des dépenses de sécurité sociale dont on nous dit qu'elles sont dues au vieillissement de la population. C'est en partie, mais en partie seulement.

Le système est au service des patients de tous les âges, de toutes les conditions, sur tout le territoire.
Les acteurs médicaux ne doivent avoir qu'un seul crédo, soigner et non pas se morfondre devant un carnet de RDV qui tarderait à se remplir, des échéances à honorer ou d'un trop plein de patients ingérable et épuisant.

Alors nous y voilà, suis je de ceux qui voudraient réduire le rôle des médecins à celui d'officiers de santé selon l'expression consacrée ? Non, je vous rassure je suis de ceux qui croient qu'une autre voie est possible, que les médecins ont autre chose à faire que de la gestion chacun dans leur coin, que la médecine de groupe, sauf dans des situations particulières - Zones de montagnes ou iliennes par exemple -, est la seule réponse à l'organisation territoriale de soins, à celle des urgences. Ces groupes seraient une des parties d'un tout organisé avec des collectivités hospitalières refondues(anciennement publiques ou privées).

Je crois imaginable également un rôle accru des collectivités territoriales en partenariat avec tous les acteurs de soins. Par exemple, chacun des"pool de santé" avec ses structures hospitalières et ses groupes de médecins structurés et équipés, deviendraient les gestionnaires de leurs propres dépenses, sans concurrence d'une collectivité à l'autre, avec des impératifs de résultats en terme d'amélioration de l'état de santé de la population prise en charge.
Les médecins seraient traités de manière égale qu'ils assurent une fonction de médecin généraliste ou de chirurgien très spécialisé, avec un socle de rémunération identique. S'y ajouterait un système simple de rémunération complémentaire en fonction de critères à définir en commun(charge de travail, périodes de garde, pénibilité par exemple).

Reste à redéfinir le financement du système de soins qui doit être solidaire et reposer sur l'ensemble de la richesse produite. A revoir également le mode de sélection de nos futurs médecins, leur formation "tout au long de la vie" comme pour les autres professionnels, la couverture territoriale obligatoire au moins pour un temps (Personne ne juge inacceptable la nomination d'un instituteur ou d'un policier loin de ses bases), le recutement pouvant être fait directement par les "pool de santé".

Les rapports avec les industries pharmaceutiques sont à redéfinir car les médecins ne peuvent pas être sous influence d'un marketing intensif, à en devenir (je caricature) des prescripteurs "auto guidés".

En un mot, il faut couper le lien "Médecin - Argent", libérer les praticiens en les rémunérant comme ils le méritent (par exemple au niveau d'un cadre supérieur ou celui d'un parlementaire), repenser l'ensemble de notre système de soins et son financement.

Je crois que la Gauche s'honorera en respectant les médecins aujourd'hui "libéraux", si ce mot a encore un sens qui affirment la volonté de rester maitres de leur destin mais qui acceptent ou subissent, c'est selon, la système tel qu'il est. La dérégulation totale prônée par certains est en réalité l'instauration officielle d'une médecine en fonction du porte monnaie.
Les médecins quel que soit leur mode d'exercice et dans leur immense majorité, aspirent à travailler dans de bonnes conditions, au service des patients et avec des revenus "justes".

PS : Je suis moi même médecin spécialiste (secteur 2 - à honoraires libres), libéral et salarié.


Posté par gerardsebaoun à 20:31 - France - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

29 août 2006

Hollande clôt le prologue, annonce les étapes et rappelle l'essentiel

La désignation du ou de la candidate socialiste est un processus, long, peut être trop long, mais il est démocratique car in fine ce sont les militants et eux seuls qui trancheront.

Des débats vont permettre aux prétendants à l'investiture de donner leur éclairage, de tracer une perspective en respectant ce qui est acquis à savoir le programme socialiste, déjà entériné par les militants.

Chacun peut choisir celle ou celui dont il se sent le plus proche et défendre "son champion" devant ses camarades.

Les_candidats___la_candidature Il nous faut attendre la semaine du 27 septembre au 3 octobre, date limite de dépôt des candidatures,  pour savoir si Lionel Jospin et/ou François Hollande seront candidats ? Si Ségolène Royal n'a pas officiellement annoncé sa candidature, personne n'imagine qu'elle puisse renoncer. DSK, Laurent Fabius et Jack Lang ont confirmé la leur.

Favorable à un passage générationnel, je soutiens celle de DSK qui représente cette génération de femmes et d'hommes politiques qui ont acquis la légitimité pour prétendre défendre les couleurs du PS et de la Gauche.

Personne ne lui conteste son expérience nationale et internationale, son expertise sur les problèmes économiques.
On doit y ajouter sa caquette d'élu local, hier Maire de Sarcelles, aujourd'hui Président de la communauté d'agglomération Val de France (Arnouville, Garges,Sarcelles, Villiers Le Bel). On est à des années lumière de notre adversaire de droite élu à Neuilly-sur-seine et Président du Conseil général des Hauts de Seine qui gère la manne financière de la Défense !

J'ajoute que DSK s'est engagé très tôt et sans détours sur des sujets de société ou d'actualité tels que la surpopulation carcérale (Campagne http://www.tropctrop.fr), la régularisation des élèves sans papiers et de leurs familles, ou le mariage homosexuel.
J'ai une grande sympathie pour l'éléphant malgré qu'historiquement les Républicains américains en ont fait leur emblème. DSK ne se contente pas de suivre le troupeau, il marche en avant et nous sommes nombreux, de plus en plus nombreux à marcher àavec lui jusqu'au vote des militants. Celui ci sera acquis à la mi novembre.
Il s'imposera alors à tous les socialistes au delà du choix originel de chacun, comme l'a rappelé fort opportunément notre Premier Secrétaire en cloturant l'université d'été de La Rochelle - Extraits :

  • "Nous avons une procédure et une seule. Cest le vote des militants. Nous l'avons voulu, nous en avons fait même la thématique de notre campagne d'adhésion. Il ne faut pas en avoir peur. Il doit être une force. Il départagera celles et ceux qui par leur talent, peuvent légitimement prétendre à cette reponsabilité. Il y aura des débats, chacun pourra y livrer sa conception et démontrer ses capacités. Il convient donc de faire en sorte que celui ou celle qui sortira de ce processus soit grandi et non pas diminué par notre exercice de démocratie interne.

  • Nous n’avons pas le droit de perdre l’élection de 2007. Pas pour nous, mais pour les Françaises et les Français qui attendent la Gauche...

  • Le succès de 2007 ne sera pas celui d’un seul, mais d’un collectif. La réussite, au-delà de 2007, ne sera pas celle d’un pouvoir concentré, personnel, vertical, mais celle de la démocratie. La majorité de 2007 ne sera pas celle d’un parti, mais d’une coalition. Nous ne serons pas majoritaires à nous seuls.

  • Et, c’est tout le sens du rassemblement de la Gauche." 


Posté par gerardsebaoun à 17:50 - Le Parti Socialiste - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



« Accueil  1