FRANCONVILLE - Gérard SEBAOUN Conseiller Général

Vous informe sur les dossiers de la ville et du Val d'Oise, et vous propose ses commentaires sur l'actualité.

23 septembre 2006

Avec le PS national et valdoisien, ma semaine politique 1

L'agenda politique était chargé cette semaine

D'abord le Conseil général avec séance plénière de vendredi et quelques points clés à l'ordre du jour des délibérations :

Les subventions aux missions locales avec l'amputation de moitié de celle de Sarcelles-Garges après la fusion des 2 missions, diminution décidée par la droite au prétexte d'un plafonnement à 100 000 € de l'aide, alors que la mission locale regroupée pouvait légitimement ésperer 200 000 €. Nos élus de l'est valdoisien sont tous montés au créneau, Viviane Gris de Gonesse, Hussein Mokhtari de Garges les Gonesse, Didier Arnal et François Pupponi de Sarcelles. Nous avons obtenu après un long débat, le renvoi de la délibération aux fins de modifier (?) un dispositif qui tienne compte davantage de la réalité territoriale manifestement plus difficile à Sarcelles-Garges qu'à Taverny ou Franconville par exemple. 

Une subvention exorbitante de 156 000 €, au bénéfice du MEVO, Mouvement des Entreprises du Val d'Oise, un appendice du MEDEF dans notre département, en hausse de plus de 11 % en 1 an.  Avec notre collègue Calabuig du PC et au nom de mon groupe, j'ai combattu ce cadeau, demandant simplement en séance le montant du budget de cette association pour savoir si le département s'apprêtait à la financer à 10, 25, 50 % ou > ? Gêne du rapporteur : Pas de situation budgétaire dans le dossier !!! Et une réponse hallucinante "Vous aurez la réponse lors de la prochaîne séance". Circulez, il n'y a rien à voir ! la question sera posée par écrit au Président par souci de transparence de l'usage des subventions. La majorité l'a néanmoins votée contre la gauche rassemblée.

Des crédits pour les travaux d'intérêt général (Les TIG), peines de substitution à la prison, en faveur de 2  associations et des communes et intercommunalités qui les proposent. Il n'y a pas sur ce dossier sur lequel j'interviens depuis 2 ans d'avancée significative, sans pour autant percevoir de mauvaise volonté du Président Scellier qui reconnaît le bien fondé de ces actions. Reste que le soutien du Conseil général est bien modeste. J'attends que les subventions s'étoffent dès l'an prochain et j'ai la faiblesse de croire que c'e sera possible en 2007 ?
En attendant le CPCV d'Ile de France risque de connaître des difficultés majeures après la fin de la subvention européenne de 76  232 €. Les 29 000 € du Conseil général sont le bienvenu mais sont restent insuffisants. 

Des subventions non revalorisées en faveur du Secours populaire (18 000 €), du Secours catholique (17 000 €) et de la croix rouge (61 000 €) très insuffisantes au regard des actions de ces associations dans notre département, comme nous l'avions déjà pointé en commission permanente à propos de la subvention octroyée aux restos du coeur.

L'attribution d'une subvention exceptionnelle de 450 000 € au Chateau de la Roche Guyon (Etablissement public de coopération culturelle) cloturait la séance. Subvention qui s'ajoute au million d'euros de fonctionnement voté en juillet 2006 ! L'EPCC connaît des difficultés budgétaires majeures à la suite d'erreurs de gestion manifestes : factures impayées, salaires à honorer, programmation à soutenir pour ne pas le laisser couler définitivement. Injecter des sommes aussi considérables alors que la majorité "pinaille" quelquefois pour quelques centaines d'euros versés à une association, cela a fait débat entre nous. Mais en l'absence semble t-il avérée de malversations et pour pérenniser l'emploi d'abord et le le développement de ce lieu culturel, nous avons choisi de voter cette délibération sous réserve d'un contrôle de gestion rigoureux. Espérons que l'avenir et le nouveau directeur nous donneront raison.

La question d'actualité nous avait permis de pointer sur les insuffisances de la rentrée dans les collèges. Nous y reviendrons. Enfin, demain, je témoignerai sur :

  • La journée parlementaire du PS à Nantes 
  • La venue de François Hollande et de DSK sur la dalle d'Argenteuil un an après sarkozy mais sans les CRS !


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Une stratégie politique indigne signée Sarkozy !

Voilà un article que j'avais publié en octobre 2005. je le remets en ligne amputé de ses photos et des interviews réalisés sur la dalle par la journaliste du Parisien Aurélie Foulon, à sa demande pour cause de propriété intellectuelle. Il reste d'une actualité brûlante. Dont acte !

Dans le suivant je relaterai de mon point de vue, la visite de François Hollande sur la même dall du Val d'Argent, jeudi 21 septembre 2006.

Le ministre de l'intérieur instrumentalise avec constance et gourmandise nos banlieues !

en date du 21 septembre 2006, je fais disparaître les 2 photos de Nicolas Sarkozy parues dans le Parisien montrant le Ministre de l'intérieur protégé par un porte-documents brandi au-dessus de sa tête afin d'éviter les projectiles lancés par des jeunes rassemblés sur l'esplanade.

Pourquoi diable aller faire de la provocation à Argenteuil ? Les Quartiers "dits sensibles" ne manquent pas dans le département des Hauts de seine que continue de diriger Monsieur  Sarkozy. http://i.ville.gouv.fr/divbib/doc/chercherZUS.htm.

Voici la liste des «vingt-trois quartiers ou villes exposés de façon récurrente aux violences urbaines», retenus par le ministère de l’intérieur et où Nicolas Sarkozy a demandé en 2004 aux 18 préfets concernés de mener des «actions nouvelles»:

  • – L’Ariane, à Nice.
  • – Valdegour et Pissevin, à Nîmes.
  • – Bellefontaine, à Toulouse.
  • – La Villeneuve, à Grenoble.
  • – Villefontaine (Isère).
  • – Vitry-le-François (Marne).
  • – Le Vert-Bois, à Saint-Dizier (Haute-Marne).
  • – L’Alma, à Roubaix.
  • – Bourgogne, à Tourcoing.
  • – Le Haut de Creil (Oise).
  • – L’Ousse des Bois, à Pau.
  • – Hautepierre, à Strasbourg.
  • – Drouot, à Mulhouse.
  • – Rillieux-la-Pape (Rhône).
  • – Beauval, à Meaux (Seine-et-Marne).
  • – Le Val-Fourré, à Mantes-la-Jolie (Yvelines).
  • – La Cité des Indes, à Sartrouville (Yvelines).
  • – Les Tarterêts, à Corbeil-Essonnes (Essonne).
  • – Les Zanzillons, à Clichy-la-Garenne (Hauts-de-Seine)
  • – La Rose des Vents, à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis).
  • – Orgemont, à Épinay-sur-Seine (Seine-Saint-Denis).
  • – Les Aviateurs, à Orly (Val-de-Marne).

Comme vous, j'ai regardé les images télévisées "trop parfaites" pour être dues au hasard et J'ai parcouru la presse parisienne pour traiter ce sujet. Sarkozy, en difficulté face à l'offensive Villepin, a repris la main sur le terrain qu'il affectionne, celui de la médiatisation d'actions coups de poing, provocatrices et peu respectueuses des habitants des quartiers qu'il entend "nettoyer", "karcheriser". Toute cette mise en scène ne vise qu'à promouvoir l'image d'un homme décidement chaque jour plus dangereux pour nos libertés.

Pauvre préfet, pauvre Maire, pauvres élus, sommés d'escorter ce funambule de la provocation dont on se demande, en tout cas moi je me pose la question, à quel point tout ce cirque n'a pas été monté de toutes pièces, fabriqué comme une bonne séquence de promo, formaté pour le journal télévisé ? Il est inquiétant de se poser la question après chaque "dérapage contrôlé" d'un Ministre de la république.

Pour bien comprendre, il n'est pas inutile de lire très attentivement les commentaires de Thierry Saussez, spécialiste en communication politique, répondant dans le Parisien du 27 octobre au journaliste Tristan Sicard :
La stratégie de communication de Nicolas Sarkozy est-elle payante ?
Elle est payante et cohérente...

Il doit donc continuer ?
" Bien sûr. C'est une règle essentielle en communication politique : ce qui vous a fait roi vous laissera roi si vous continuez. C'est ce que fait Sarkozy. Quand il est arrivé au ministère de l'Intérieur il y a trois ans, il s'est comporté comme personne avant lui. Il a pris des risques en allant sur le terrain (sic!). A 15 heures, il pouvait rencontrer des jeunes de banlieue avant de passer au journal de 20 heures et terminer sa journée en se rendant, à 23 heures, dans un commissariat. Il a libéré son énergie et ça, c'est sa marque de fabrique. Il n'a donc aucun intérêt à l'abandonner."

Et voilà, en quelques mots tout est dit. Sarkozy fait de la communication, de l'image, et peu lui importe les habitants qu'il prétend défendre, celles et ceux qui vivent sur la dalle d'Argenteuil. Ils le disent relayés par leurs élus : ils ne se retrouvent pas dans le "show apocalyptique" programmé par le staff des sarkozistes !
Ecoutons les, interrogés par Aurélie Foulon du parisien :

Pour la même raison, les interviews réalisés par A. F au moment de la visite de Sarkozy sont supprimés. C'est dommage.

  • R. 63 ans ..., 
    M. 21 ans ...,

    Les commerçants ...,
    JC. 57 ans ...,
    Georges Mothron, le Député-Maire UMP d'Argenteuil ... Pour être souvent sur le terrain, je sais que l'image locale montrée hier par Nicolas Sarkozy a été exagérée. »

Cette analyse est partagée par le socialiste Philippe Doucet, mon collègue au Conseil général qui déclarait que la viste de Sarkozy "n'a fait que mettre de l'huile sur le feu que les acteurs locaux tentent d'apaiser. Plutôt que de venir en coup de vent avec des cars de CRS, il aurait pu rencontrer les élus et les associations, essayer d'être constructif."

La parole maintenant à la journaliste Delphine Chayet du Figaro, peu suspect d'être hostile au Minsitre de l'Intérieur :

Une centaine de jeunes gens s'étaient regroupés mardi soir sur la terrasse du Val d'Argent pour attendre le ministre, dont la venue avait été annoncée dans la presse. «Quelques délinquants, mais surtout des jeunes inconnus de nos services et venus de toute la ville s'étaient apparemment donné le mot, indique un officier de police. Un petit mouvement de foule s'est déclenché, tout au long du chemin jusqu'au commissariat.»... «Les troubles de voisinage et les incivilités participent à un fort sentiment d'insécurité, note-t-on à la direction départementale de la sécurité publique. Mais ce n'est ni un coupe-gorge, ni une zone de non-droit.» Hier, à la mairie (UMP) d'Argenteuil, on se montrait réservé sur l'organisation de la visite. «Nicolas Sarkozy voulait passer sur la «dalle» : il n'a pas voulu ni cordon de sécurité ni faire un détour», indiquait un responsable municipal. A l'hôtel de ville, certains en viennent à penser que cet incident n'était pas pour lui déplaire.

Les mots choisis par Sarkozy ne doivent rien au hasard. On peut essayer de les décrypter :

" On est là pour éradiquer la gangrène "

Petite leçon de choses : La gangrène d'un membre oblige à l'amputation. Est ce à dire que Sarkozy propose de façon subliminale de retrancher (re - trancher) certains quartiers de nos villes; c'est le même avec ses accolytes qui parle volontiers de Zones de non droit, par définition déjà hors circuit ? A méditer...

La très grande majorité des élus des villes du Val d'Oise dans lesquelles existent des quartiers dits "difficiles" ne goutent certainement pas les agissements du Ministre de l'intérieur, mais certains se tairont par alignement politique ! Ce n'est pas le cas du Député-Maire d'Argenteuil que je n'ai pas ménagé en d'autres circonstances. J'imagine ne pas être le seul à être indigné et à ressentir une véritable nausée face à celui qui ose toutes les manipulations démagogiques, censées faire de lui un candidat à la Présidence de la République ? Il se souvient certainement qu'en 2002, un certain Jacques Chirac avait surfé sans vergogne et avec la complicité des média, sur le seul thème de la peur, parvenant à une réélection surréaliste dont le pays paie chaque jour la facture.

Encore une raison impérative pour la Gauche d'être au rendez vous de 2007 !


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19 septembre 2006

Les compte rendus des séances

Compte rendu de la séance du Conseil général du 19 mai 2006


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18 septembre 2006

Une semaine comme les autres

J'ai abandonné mon clavier depuis une semaine, non pas que les sujets manquent, mais parce qu'il faut trouver un peu de temps et ce temps, je le prends ce soir car j'ai choisi de "sécher" le bureau fédéral du PS ce soir à Auvers.

La journée très ritualisée du lundi s'achève. Elle a commencé sur l'A15 vers 6h20, et je n'étais pas tout seul car à cette heure là, ça coince déjà ! J'arriverai à Aubervilliers vers 7h : Viennoiseries pour le service, Libération au kiosque et mes 2 cafés au troquet près de la clinique avant de revêtir ma blouse de docteur. Il est 7h20 et la vie du service de cardiologie nucléaire bat son plein. Les patients arrivent, les commentaires sur le match de l'OM vont bon train, chacun joue sa partition et le temps s'accélère. Tout se passe bien et vers 10h30, je repose mon dosimètre, j'enlève ma blouse et je reprends l'autoroute dans l'autre sens jusqu'à Cergy et le Conseil général.

La réunion du groupe socialiste commencera en retard, comme souvent. Nous sommes une dizaine pour préparer la séance plénière de vendredi. Rien de transcendant dans les rapports, des échanges d'infos sur VOTV en difficulté, quelques mots sur la réunion politique de Lens, un plateau repas avalé rapidement avec force café, et me voilà reparti vers Paris et mon bureau pour consulter jusqu'à presque 19h. Retour dans les emboutaillages pour regagner Franconville et asssiter à la commission des Finances à 20h : Pari gagné. Il est 21h et je n'hésiterai pas longtemps. Je rentre.

Installé devant mon micro, je mets en fond sonore le Grand Jury RTL avec Lionel Jospin que je n'ai pas pu suivre hier. Comme à Lens, comme lors de son passage à Trans Europ Express, il est aiguisé, pugnace, maitrisant ses dossiers, et il parle Politique.
Que n'est il  revenu il y a 1 an... nous disent bien des camarades. Mais il est bien tard, trop tard ? Les Français semblent bien décidés à tourner la page, si l'on croit les sondages et comment les ignorer ! Mais le bonhomme n'est vraiment ni usé, ni fatigué, prêt à servir. Ceci est une autre histoire dont le dénouement approche à grands pas.

De la semaine écoulée, je retiendrai :

  • Le dépôt du recours gracieux de la famille chinoise que je parraine auprès du Préfet de seine Saint Denis. Espérons, sinon ce sera le tribunal administratif.

  • 2 Aller Retour en RER, que je délaisse le plus souvent depuis plus d'un an pour cause de planning éclaté, via Saint Denis. Quel pied de lire Libé tranquillement plutôt que de conduire au pas dans un flot de voitures continu.

  • Le tractage de la section au marché contre la privatisation de Gaz de France et le bon accueil reçu, émaillé d'échanges dont un avec une merveilleuse vieille dame qui m'a dit "Moi, je ne suis pas concernée, j'ai pas le gaz !".

  • Une cérémonie officielle émouvante pour rendre hommage à Albert Valentin Gokelaere, instituteur à l'école Ferdinand Buisson de Franconville, arrêté et fusillé par les nazis le 16 septembre 1941au Mont Valérien. Il avait 26 ans et le seul tort d'être communiste. Avec lui 9 autres otages juifs et communistes furent également assassinés.

  • Le film de Sydney Lumet "Find ma guilty", pas un chef d'oeuvre, mais un film efficace. Et si vous n'avez pas encore vu le Ken Loach "Le vent se lève", précipitez vous, c'est magnifique.

A demain !


Posté par gerardsebaoun à 23:31 - France - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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