FRANCONVILLE - Gérard SEBAOUN Conseiller Général

Vous informe sur les dossiers de la ville et du Val d'Oise, et vous propose ses commentaires sur l'actualité.

02 décembre 2006

SARKOZY en tournée : L'envers du décor

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Photo publiée dans le Figaro AFP/D. Farget
La machine pro Sarko s'est enclenchée et elle va rapidement tourner à plein régime.

1/  Que nous rapporte Libération http://www.liberation.fr ? Il faut lire attentivement l'article du samedi 2 décembre 2006 intitulé "Sarkozy enjoué en Anjou" et sous titré "Place nette lors de son premier déplacement de candidat".Par Antoine GUIRAL ?
Le journaliste évoque le choix minutieux du lieu par l'équipe Sarkozy, une petite ville de France, Tiercé dans le Maine-et-Loire, 4000 habitants, dirigé par un Maire UMP. Jusque là rien que de très banal. Mais voilà l'image idyllique formatée par le staff Sarko risquait d'être assombrie par je cite le quotidien :
"une jeune femme aux cheveux roses, un punk et trois de leurs copains" qui faisaient désordre. "D'autant plus qu'ils ont collé au dos de leurs vêtements une petite affichette barrée de la mention «aux chiottes Sarko» avec la caricature du ministre de l'Intérieur dans des toilettes. Le service d'ordre de l'UMP les a à l'oeil. Et s'agace. Puis la police s'en mêle. Et quelques gendarmes mobiles finissent par les évacuer. Aucun motif, aucune explication ne leur sont donnés." 

"A Angers, où il se rend dans l'après-midi, le déploiement policier sur son parcours est impressionnant, avec de pleins cars de CRS en tenue de combat... Le barnum sarkozyste ne fait que commencer."

2/ Que nous vend le Figaro le même jour ? "Rassurant" ou "Inquiétant" ce sont les qualificatifs utilisés par les sondeurs pour qualifier Sarkozy avant et immédiatement après l'émission de France 2 : Le Figaro qui a commandé le sondage auprès d'un échantillon représentatif (?) de 628 personnes avec LCI, peut ainsi nous vendre le message suivant en titre, je cite :

"Après son émission, une majorité de Français jugent Sarkozy "rassurant"

  • Rassurant : 43 % avant l'émission et 53 % après l'émission

  • Inquiétant : 57 % avant l'émission et 47 % après l'émission

Je vous propose une autre lecture de ces résultats :

  • Près d'un Français sur 2 trouve Nicolas Sarkozy inquiétant, malgré tous les efforts déployés jeudi soir.

  • Tant mieux car cela prouve qu'un Français sur 2 n'a pas la mémoire courte et le vrai Sarkozy vociférateur faisant main basse sur les thèmes du Front National, celui d'avant relooking de campagne, reste un choix inacceptable.

  • Il est massivement soutenu par les sympathisants de droite. Il est bon de rappeler cette évidence à 5 mois de l'échéance présidentielle.

  • J'éspère que personne à Gauche n'est dupe des luttes internes qui obscurciraient son horizon. Après sa désignation officielle, ils seront tous derrière lui et sans états d'âme.

Pour celles et ceux qui seraient ébranlés par la machine Sarko, 2 piqûres de rappel :

  • Université d'été du MEDEF :  Nicolas sarkozy, sur un ton badin :

« Quand j’ai fait évacuer le squat et qu’ils se sont mis à occuper le trottoir, j’ai fait évacuer le trottoir, mais le maire socialiste a décidé de les accueillir dans un gymnase et maintenant, c’est son problème ».

  • Un communiqué publié sur le site officiel de l'UMP qui ne s'invente pas :

" Les personnalités de l'UMP issues de l’immigration saluent la candidature de Nicolas Sarkozy" Vous, je ne sais pas, mais moi, je ne trie pas les camarades de ma formation politique qui seraient issus de l'immigration J'avais d'ailleurs été critique avec DSK qui avait parlé de mon ami Hussein Mokhtari (Garges Les Gonesse)comme le seul Conseiller général PS issu de l'immigration.


Posté par gerardsebaoun à 20:05 - Elections - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

De la tendresse pour les porcs, mais seulement ceux du règne animal...

Mais qui se cache derrière ce portrait énigmatique ?

La décence minimum voudrait qu'une phrase ne soit jamais citée hors de son contexte ou encore amputée.On ne pouvait évidemment pas demander cela à "un certain maire adjoint de franconville spécialisé de longue date dans les caniveaux" et qui s'y est définitivement noyé. 

La question est posée aux seuls initiés franconvillois et au delà peut être, aux membres de Val et Forêt. Je leur laisse le soin de résoudre cette "énigme" en les informant qu'il n'y a rien à gagner, si ce n'est la conviction que le quidam en question n'est qu' un tout petit bonhomme nuisible qu'il convient naturellement d'ignorer. Mais cela, qui ne le savait déjà !

Il est très tard, je poste ce billet et j'attends vos réponses !

Posté par gerardsebaoun à 03:05 - Franconville - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

01 décembre 2006

SARKOZY en promo sur France 2 : Arrêt sur images et décryptage (1)

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http://programmes.france2.fr/a-vous-de-juger

Il avait manifestement beaucoup travaillé l'apparence, notre Ministre de l'Intérieur.

  • Pas d'agressivité

  • Plus de tics (D'ailleurs comment a t-il fait ? Il est en efffet très surprenant qu'il ait pu s'en débarasser aussi facilement, surtout le soir d'une émission en  direct aussi stratégique)

  • Un zeste d'humilité,

  • De la compassion appuyée sur des exemples tragiques, des noms propres, des qualificatifs empathiques et empathiques,

  • Bref un vrai relooking du personnage.

Mais comme dans toute mise en scène très bien huilée, il y a des couacs ou des énormités :

J'en prendrai un exemple, choquant à mon sens, et sur lequel d'ailleurs France 2 ne peut être que partie prenante, coproducteur au minimum, pour ne pas dire complice.

Parmi les intervenants, il y avait Pascale, une femme de 40 ans, alternant les CDD et les périodes de chômage, divorcée avec ses 3 enfants à charge, son logement dégradé et ses très modestes revenus, bref une femme seule en grande difficulté et en situation de précarité.

Elle était placé à côté d'un chef d'entreprise - Geoffroy Roux de Bezieux (GRB) - Président de "Croissance Plus" qu'on voit beaucoup sur les plateaux de télévision dès qu'on fait appel à un patron (Pour son bon look surement, moins pour sa représentativité, car au fait qui représente -t -il ?). J'aurais imaginé qu'un dirigeant du MEDEF ou de la CGPME par exemple eussent été des interlocuteurs plus appropriés face à un candidat à la Présidence. Mais bon, va pour le look.

Alors avec mon esprit chagrin, très attentif au débat (au monologue plutôt) et un crayon à la main, j'ai été très intrigué quand Sarkozy a dit, s'adressant à GRB, je cite : "Des idées qui sont les nôtres"... "Nos idées". Va pour Sarkozy qui partage la vision d'un patron, mais j'ai tiqué lorsque le GRB sur la plateau a proposé en direct un job à notre Pascale téléopératrice, lui qui par le plus grand des hasards dirige des centres d'appels. Tout cela était certainement une extraordinaire coïncidence !

Pire quand j'ai voulu en savoir plus sur Croissance Plus et je vous recommande d'y aller pour vérifier mes propos sur leur site. On y trouve une photo (qu'on ne peut malheureusement pas copiée) réunissant les sieurs Sarkozy, GDB et Ernest Antoine Seillière, qu'on avait presque oublié, notre ex patron des patrons français, promu à l'international dans la galaxie patronale, tous trois attablés en train de se marrer ! A propos de  quoi, je ne le sais pas.

Dernière info, toujours sur le site, la directrice générale de Croissance Plus Edith Henrion D'aubert, fraîchement nommée n'est autre que l'épouse de François D'aubert, député UMP de la Mayenne et ancien Ministre : Fermé le ban.

Mon sentiment, c'est que cela pue la mise en scène, le concoctage aux petits oignons de l'équipe de com. du candidat Sarkozy. Il a beaucoup d'autres choses à dire sur ce show, sur la forme et le fond, et j'y reviendrai.

Posté par gerardsebaoun à 19:41 - Elections - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

30 novembre 2006

Sarkozy candidat autoproclamé de la droite et du centre !

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N'hésitez plus : Inscrivez vous sur les listes électorales !

Posté par gerardsebaoun à 01:13 - France - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

29 novembre 2006

Abus de position dominante

canap_s_2canap_s_1La presse nous apprend que Nicolas Sarkozy a invité le 28 novembre quelques 350 parlementaires place beauvau pour leur parler de sa loi sur la "Prévention de la délinquance" et surtout (ce sont les députés qui le disent) de sa candidature présidentielle.

Question : Qui a payé les canapés et les petits fours qui ont nourri tout ce joli monde ?

  • Le ministre de l'intérieur sur les fonds de son ministère ?
  • Le candidat Sarkozy au titre de sa campagne électorale ?

Comment va procéder la commission nationale des comptes de campagne pour faire la part des choses ?

Il est plus que temps d'arrêter la mascarade. Comme contribuable, je n'ai pas envie de payer le moindre euro pour promouvoir la campagne de Sarkozy. Je sais que certains vont me répondre de balayer devant notre porte en arguant  car nos amis politiques en charge, soit hier au Gouvernement, soit dans les éxecutifs municipaux, départementaux, régionaux, ont agi, agissent ou auront la tentation d'agir de la même façon. Il faut que cela cesse.
Tout euro dépensé doit l'être au service des citoyens et non pour faire l'auto promotion de tel ou tel.

Communiquer sur les actions de son ministère, du Conseil régional, du Conseil général ou de la commune, pourquoi pas mais sur les actions concrètes et les réalisations pas pour immortaliser "le grand ordonnateur local ou gouvernemental" qui rappelons le, n'est autre que le représentant des citoyens, et rien d'autre.
L'exercice n'est pas toujours simple et la ligne de partage pas toujours clairement établie, notamment en période pré électorale, d'où l'impérieuse nécessité de traquer les abus.

Avec Nicolas Sarkozy, il ne s'agit plus d'abus, c'est un véritable "hold up" permanent...
Et dans certains executifs valdoisiens de ma connaissance, ce n'est pas mal non plus !

Posté par gerardsebaoun à 13:39 - Elections - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

28 novembre 2006

La tentation de la majorité du Conseil général ?

flash_ball_super_proCelui ci n'a aucune compétence en matière de sécurité Cam_ra_de_surveillanceCependant (comme dans d'autres domaines) il apporte une aide aux communes, notamment avec la création en 1999 d'un dispositif pour l'installation de caméras de vidéo surveillance sur leur territoire.

Lorsqu'on reprend les délibérations, ce que j'ai fait pour illustrer mon intervention au nom de mon groupe lors de la séance du 24 novembre, les demandes étaient initialement limitées - Une caméra devant le parking du collège, une autre pour un batiment public etc.- et peu onéreuses. J'en ai donné la liste : Vauréal, Viarmes, Jouy le Moutier, Sarcelles, Belloy en France, Luzarches etc. Et puis la commune de Goussainville a inflationné avec des budgets de 174 743 € en 2002 et de 330 240 € en 2006, et des subventions (30 % du total HT et 50 % pour les collèges) qui ont suivi cette escalade, en très forte hausse. Nous nous sommes émus de cette situration en commission permanente (CP) et dans la même séance, avec Robert Daviot, conseiller général UDF de Domont, nous avons demandé une évaluation des dispositifs de vidéo surveilllance financés en partie par le département.

Ce dernier vendredi à une délibération proposant une aide à l'armement des polices municipales de flash balls, (question qui n'avait j'usqu'alors jamais été évoquée) [ j'ai voté contre] a succédé une longue discussion sur la multiplication des projets de vidéosurveillance soumis au conseil général et surtout de plus en plus onéreux : Une participation de 2,5 millions d'euros a ainsi été octroyée à la CAVAM.

J'ai demandé que notre assemblée revoit son dispositif et se limite au subventionnement des système de surveillance placés aux abords des collèges qui sont sous notre responsabilité. Pour le reste, il est nécessaire de dresser une liste claire de ce qui peut être subventionné ou non et d'établir un plafond.

Il n'est pas acceptable, et pour des raisons pas toujours légitimes, que demain nos communes soient truffées de caméras, avec à terme une situation à l'anglaise. La grande Bretagne compte plus de 4 millions de caméras, soit une pour 14 habitants ! Sans pour autant garantir une meilleure sécurité aux britanniques.

Garder la tête froide tout en répondant à la demande légitime de sécurité de nos concitoyens, sans succomber aux sirènes en tous genres des "consutants", "des sociétés d'audit", "des installateurs" en vidéo surveillance dont le chiffre d'affaires explose, n'est pas chose facile. La vidéo surveillance n'est qu'un outil qui ne remplacera jamais la présence humaine, personnel dans les établissements d'enseignement, dans les services publics, policiers au contact de la population, éducateurs etc. 

Au delà des débats éthiques sur les libertés fondamentales, dont la CNIL doit être le garant scrupuleux, il ne s'agit ni de crier au délire sécuritaire, ni de surenchérir avec des flash balls ou pourquoi pas demain des armes de poing, mais bien de borner un dispositif "hors compétences" qui est en passe de déraper notamment sur le plan financier.

Le Parisien http://www.leparisien.com en a fait le grand titre de son édition valdoisienne - Extraits :

..."Le préfet du Val-d'Oise, Christian Leyrit, s'est jusqu'à présent toujours opposé aux demandes (de flash balls) qui lui sont parvenues. Au conseil général, le communiste Bernard Calabuig et le socialiste Gérard Sébaoun ont manifesté leur hostilité au projet. « De notre côté, nous avons fait sauter un verrou, mais si le préfet ne veut pas faire sauter le second, il ne le fera pas » se contente d'indiquer le vice-président UMP, Luc Strehaiano, Monsieur Sécurité du conseil général...

...Le chef de file de l'opposition socialiste Didier Arnal, a souligné qu'une caméra ne remplacera jamais la présence humaine devant un collège. L'élu PS Gérard Sébaoun a tiré la sonnette d'alarme à propos du risque de voir se multiplier les demandes de financement de systèmes de vidéosurveillance, auprès du conseil général qui finance largement (de 30 à 50 %) ces projets. Allant dans le même sens, le maire socialiste de Sarcelles, François Pupponi, a regretté qu'on aide toutes les communes de la même manière quelles que soient leurs ressources...

Le débat continue mais les crédits sont votés et demain ce sera autour de l'agglomération de Val et Forêt puis d'autres de demander des subventions que je considère exorbitantes et non fondées, en raison d'un dispositif mal ficelé.

Dernière interrogation à laquelle il faut répondre : La délibération sur l'armement des polices municipales de flash balls est elle totalement exempte d'arrières pensées électorales ?

Posté par gerardsebaoun à 23:46 - Le Conseil général - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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