23 décembre 2006
Le devoir "d'ingestion" de Bernard Kouchner

Synonymes d'ingestion
Absorption, consommation, imprégnation, imbibition, liquidation, suppression, intégration...
Quand le monde titre sur les ralliements qui s'accélèrent à l'intérieur de l'UMP, rien que de très attendu; quand Bernard Tapie penche pour sarkozy, c'est un non évènement et tout le monde s'en fout, mais quand Bernard Kouchner fait savoir dans le Parisien qu'il pourrait rejoinde un Gouvernement d'union nationale en cas de victoire du même Sarkozy, je suis attristé et affligé.
Cher Bernard, comme médecin et comme socialiste, je te tutois.
Je sais que tu plaides depuis longtemps pour un constat honnête et partagé sur les grands enjeux de la société française et je suis en phase avec cette position. Mais enfin, jusqu'à se laisser "abuser lucidement "par le discours d'un Sarkozy qui chemine dans tous les sens, du populisme le plus éculé au misérabilisme social, au service du seul Sarkozy ? D'aucuns lui décernent des brevets de vrai républicain. Je dois avoir une idée de la République qui dépasse le simple constat institutionnel, car je combats le Ministre qui chasse, le mot n'est pas trop fort, qui expulse à tour de bras et sans trève de noël, pour tenir le chiffre des 24 000 annoncés !
Comment se rapprocher d'un ministre qui a donné ordre à ses préfets, dont certains manifestement plus zélés que d'autres de rafler, le mot est cruel des hommes et des femmes, des enfants, qui n'ont d'autre tort que d'être sans papiers. Cela me rappelle une autre histoire de France pas si ancienne. Je sais que cet amalgame est inacceptable, mais je le fais par provocation car enfin :
- Qui instrumentalise le moindre fait divers ?
- Qui depuis bientôt 5 ans amalgame immigration, violence et délinquance ?
Qui amalgame systématiquement jeunes de banlieues et délinquants ?
Qui a exhumé Hitler soi même pour critiquer Ségolène Royal au Proche orient ?
Si ce n'est encore et toujours Sarkozy. Il a contribué plus que quiconque à banaliser le discours de Le Pen. je sais aussi qu'il ne faudrait plus le dire comme ça car beaucoup admettent que Le Pen posent les bonnes questions et apporte les mauvaises réponses ! Ce consensus est insupportable : Le Pen délivre depuis toujours un message de haine qui gagne sur un terreau social dévasté. Ce terrible constat doit nous faire réflechir sur notre action politique afin d'y remédier et de retrouver la confiance des citoyens et rien d'autre.
Comment toi l'activiste planétaire, peux tu envisager un maroquin aux côtés d'un Estrosi ou d'un Hortefeux, sous les ordres de Sarkozy ? Le Gouvrenement, tu connais, ce n'est pas un diner people chez Ardisson en direct sur Paris Première !
Chacun a le diable qu'il peut, ou qu'il se choisit.
Mais vraiment je ne comprends pas ta posture. Du dépit ?
Je reste avec mes "amis de toujours qui veulent ma peau de socialiste", tant pis. Mais définitivement, avec le communiste, avec le gauchiste, avec l'anti libéral de toute obédience, on peut s'écharper, mais je sais qu'on lutte fondamentalement du même côté. Et ce ne sera jamais du côté de chez sarko !
Le conseil municipal du 21 décembre en vidéo
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Image empruntée au site de la ville http://www.ville-franconville.fr
Pour le suivre en vidéo et lire les commentaires du groupe de gauche que j'anime
http://psfranconville.canalblog.com
21 décembre 2006
L'hydre à 2 têtes : Bonus - Malus
http://www.liberation.fr titre ce matin
"La débauche des bonus"
Suit une série d'articles à lire absolument qui confinent à la folie. Notre société marche sur la tête.
D'un côté, le BONUS, avec le marché, les salles de marché, les fusions - acquisitions, les bonus, les stock options etc. Voilà le nirvana de quelques uns au mépris de tellement d'autres.
De l'autre, le MALUS, l'envers du décor, avec ses licenciements massifs, une précarité accrue, des travailleurs pauvres, des chômeurs, des SDF, du désespoir...
Encore combien de temps pour que la démocratie chavire, pour que le populisme séduise une majorité de citoyens écoeurés ? On ne peut plus accepter ces dérives sous peine de sombrer.
La Gauche revenue au pouvoir devra se saisir de ce problème qui indigne la plupart des Français, comme ils sont indignés lorsque les plus fortunés s'installent à l'étranger pour échapper à l'impôt.
Et quand le candidat de la droite, Nicolas Sarkozy prône ouvertement une société du chacun pour soi, une société de la performance à tout prix un jour, le lendemain "fustige" les patrons voyous; quand le même rie un matin d'été devant le MEDEF en évoquant les sans papiers de Cachan, et déroule quelques mois plus tard un discours avec la voix chevrotante sur la France qui souffre, ne soyez pas dupes.
Attention DANGER !!!
19 décembre 2006
Qui paie des impôts dans notre pays ?
Je vous invite à lire ce qui figure sur le site de http://www.vie-publique.fr, site tout à fait officiel et qui rappelle en quelques lignes et avec pédagogie (et sans démagogie !) qui paie l'impôt :
" Tout le monde, c’est à dire tous les agents économiques, paient des impôts en France. Il s’agit des personnes physiques ou morales (ex : les entreprises) qui participent à l’activité économique.
Les agents économiques payant des impôts sont appelés des redevables, tandis que les contribuables sont ceux qui supportent effectivement la charge de l’impôt. Ainsi pour la taxe sur la valeur ajoutée (TVA), le redevable est l’entreprise versant le montant de la TVA au Trésor public, le contribuable étant le consommateur qui achète les produits ou services de cette entreprise à un prix incluant le montant de la TVA.
Ainsi, les ménages paient :
Tous, des impôts sur leur consommation : TVA, taxe intérieure sur les produits pétroliers, droits sur les tabacs et les alcools, etc. ;
- Pour la plupart, des impôts sur leurs revenus : pour l’essentiel sous la forme de la contribution sociale généralisée prélevée au profit de la Sécurité sociale et de l’impôt sur le revenu proprement dit ;
- Pour certains, des impôts sur leur patrimoine : comme l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) ou les taxes foncières prélevées par les collectivités territoriales.
Les entreprises paient :
Des impôts sur leurs "revenus" : pour l’essentiel, l’impôt sur les sociétés ;
Sur leur patrimoine : taxes foncières quand elles sont propriétaires ;
Sur leur production, comme la taxe professionnelle, principalement assise sur la valeur de leurs moyens de production.
Enfin, les administrations publiques paient, elles aussi, des impôts. Par exemple, les hôpitaux publics, qui sont des administrations de Sécurité sociale, sont les principaux contributeurs de la taxe sur les salaires prélevée par l’État sur des secteurs d’activité qui ne sont pas assujettis à la TVA."





