18 août 2007
Fausse monnaie ou monnaie de singe ? Au choix !
Fin de vacances pour Nicolas Sarkozy (Dessin à ouvrir)
Les bourses occidentales tanguent au rythme des turbulences du marché américain de l'immobilier,
Le conseil constitutionnel retoque les déductions rétroactives des intérêts d'emprunt,
La croissance patine et risque de ne pas dépasser 2 % en 2006,
Le commerce extérieur est au plus mal ,
Aveuglément, contre tous les indicateurs et fidèle à la méthode coué notre Ministre des finances Christine Lagarde affiche un optimisme béat en vantant la bonne santé de notre économie.
Malheureusement, sans être grand clair, les comptes de la nation risquent de la contredire en tout point lorsqu'il va s'agir de payer la facture du paquet fiscal "magique" censé dérouiller la machine économique en deux temps, trois mouvements.
Que dire enfin de la "divine" Roselyne Bachelot qui affirme avec un grand sourire :
"Quelle est la personne qui ne peut pas payer 4 euros par mois sur des objectifs aussi importants"(Le plan Alzheimer, la lutte contre le cancer et les soins palliatifs).
Personne ne nie (et surtout pas moi) la nécessité de renforcer les moyens de la recherche et des hôpitaux publics.
Qui qui peut sérieusement garantir aujourd'hui que les sommes tirées des franchises médicales injustes que veut instaurer le Gouvernement iront nourrir ces grandes causes et non le budget général de la sécurité sociale ?
Qui peut affirmer sans sourciller que les 4 € du smicard équivalent aux 4 € de celui qui bénéficie du bouclier fiscal ou mieux de ceux qui peuvent louer une villa à 22 000 € la semaine afin d'y inviter le Président ?
Qui a-t-il de choquant à ce que certains paient plus que d'autres, en proportion de leurs revenus, lorsqu'il s'agit de participer à la meilleure santé de tous ?
Qu'est ce que cette poussée aigüe d'égalitarisme forcené qui frappe la droite quand il s'agit de faire payer les plus pauvres ?
Pour l'instant, le Président et le Gouvernement "tracent leur route" toute communication dehors, alors que la France est encore en vacances (Pour les français qui le peuvent). Le prochain débat budgétaire devra nous éclairer.
Le coup de ciseaux magique !



Images empruntées au site http://lilicouette.canalblog.com/archives/ma collection de ciseaux
A Franconville, les "magiciens" de l'image sont toujours à l'oeuvre !
Dernier exemple en date avec l'inauguration de la nouvelle salle de billard

La photo officielle publiée dans le Journal de Franconville
Une vue de la même inauguration... avant amputation de l'opposition !
13 août 2007
L'histoire, une affaire de savoir, pas de morale.
A lire dans Libération http://www.liberation.fr/rebonds/271965.FR.php un article sur la vision historique élyséenne.
Si le sujet n'était très sérieux, j'ajouterai pour rire : "Vu de l'Elysée - Matignon"
[L'Elyseé - Matignon fut un club très prisé du showbiz dans les années 70-80]. On connait le goût immodéré du nouveau Président pour la starisation et les people. Il a compris mieux que quiconque le phénomène incontournable (?) de la "starisation" de la vie politique. Pour exister, il faut être une "Star" ! Il a su habilement mettre en scène son hagiographie, la "réussite décomplexée et argentée". Beaucoup de français élevés au biberon de TF1 en rêvent. On peut le regretter, mais c'est ainsi.
Iconographie Empruntée au Monde diplomatique
La mémoire partisane du Président
Par Catherine Coquery-Vidrovitch, Gilles Manceron et Benjamin Stora, historiens.
Extraits
On a vu apparaître, lors de la campagne électorale de Nicolas Sarkozy, le thème du «refus de la repentance». Cette notion utilisée aussi sous la plume de quelques auteurs d’essais historiques polémiques, sans dire qui seraient précisément les «repentants» ni citer leurs écrits, renvoie principalement à la question de l’histoire coloniale, mais aussi à d’autres épisodes du passé, en particulier la période de Vichy et celle de l’Ancien Régime...
Etrange vision de ce passé que de penser qu’il n’y aurait que deux manières de le décrire : soit tout en noir, soit tout en blanc. Les historiens qui n’ont de cesse d’en analyser la complexité ne peuvent y souscrire, du moins ceux qui s’efforcent de se préserver des instrumentalisations politiques de l’histoire...
Un tel positionnement était d’évidence dicté par un objectif bien actuel, non-historien mais politique : celui de revenir sur la cassure profonde de la droite française entre pétainisme et gaullisme qui s’est produite alors et de chercher à dépasser les blessures qu’elle a laissées jusqu’à aujourd’hui...
Ainsi, dans le discours de Nicolas Sarkozy à Poitiers, le 26 janvier : la «gauche qui proclame que l’Ancien Régime ce n’est pas la France, que les croisades ce n’est pas la France, que la chrétienté ce n’est pas la France, que la droite ce n’est pas la France, cette gauche-là je l’ai accusée, je l’accuse de nouveau de communautarisme historique». Personne n’est cité, car on chercherait en vain un illuminé pour lequel la France n’aurait commencé à exister qu’en 1789, ou pour qui le Moyen Age ne ferait pas partie de notre histoire. Difficile, par exemple, d’attribuer une telle ineptie au brillant biographe de Saint Louis Jacques Le Goff, qui, en l’occurrence, a personnellement argumenté pour soutenir Ségolène Royal. Mais qu’importe, la référence aux croisades et à la chrétienté permet un discret rappel du discours clérical d’antan dénonçant les républicains athées et leur «école sans Dieu» et prônant l’alliance du trône et de l’autel. On invente un ennemi imaginaire pour faire passer un message politique utilitaire pour le présent.
Surtout, le thème vise à refuser un quelconque regard critique sur la colonisation. Pour rallier la fraction de l’électorat la plus nostalgique de l’Empire, souvent proche de l’extrême droite, le futur président de la République a laissé poindre une relance de l’éloge de la «colonisation positive» que voulait imposer, avec les résultats que l’on sait, l’article 4 de la loi du 23 février 2005. A la question du passé colonial sont ainsi sans cesse associées celles de l’immigration et de la «haine de soi». La nation devient un bloc insécable à défendre globalement au lieu d’être une nation dotée d’une histoire, où certains ont joué un rôle dont on peut être légitimement fier, et où, comme dans toute autre nation, d’autres ont pu apparaître plus discutables. Mais le seul fait d’évoquer cette réalité devient la volonté de dénigrer la France elle-même, posée comme un tout indivisible...
A l’opposé du travail historique, le discours de l’antirepentance entretient les guerres de mémoires. Il répond à des objectifs politiques, non seulement pour faire l’union des droites mais aussi pour gêner une gauche française qui, depuis sa coupure lors de la guerre d’Algérie, n’a jamais vraiment clarifié son discours sur la question coloniale. Exposé de manière beaucoup plus subtile, il s’apparente au discours contre «l’anti-France» ...
La seule demande réelle exprimée fortement dans notre société ces dernières années, en particulier depuis l’affaire Aussaresses et les réactions à l’article de la loi du 23 février 2005 n’est pas la repentance, mais bien la reconnaissance. C’est affaire non de morale, mais de savoir. Telle est la condition d’un véritable apaisement, aussi bien pour la société française, qui ne cesse de se diversifier, que, comme l’ont montré les réactions critiques de la presse africaine aux propos tenus le 26 juillet à Dakar par Nicolas Sarkozy, pour les relations futures entre la France et les pays qui ont été autrefois ses colonies.
Le droit de vivre tout simplement
Réseau Education Sans Frontières
Communiqué du 9 août 2007
On ne pratique pas la chasse à l'enfant sans dégats collatéraux
C'est un enfant, il a douze ans, il est entre la vie et la mort à Amiens. Il aurait pu être Chinois, être plus âgé, et le drame aurait pu avoir lieu à Dôle, Lyon, Lille ou n'importe où en France. Ce n'est pas un accident. C'est l'effet direct et inéluctable de la politique imposée aux préfectures et aux policiers par le gouvernement. Les services sont soumis à des quotas en matière d'interpellation (125 000 exigés par le ministre en 2007) et d'expulsions (25 000).
Oui, les sans-papiers sont pourchassés par la police jusque chez eux. D'autres drames moins spectaculaires se déroulent partout en France : à l'heure où nous écrivons, 10 parents (pères ou mères) d'enfants scolarisés sont placés en centre de rétention par la préfecture de police de Paris, en attente de leur expulsion pendant qu'à la maison le parent échappé à la rafle et les enfants sont dévorés d'inquiétude devant leur avenir de demi-orphelins. A Metz, un autre père de famille risque l'expulsion par l'Allemagne vers la Mongolie. Et on pourrait poursuivre cette liste qui dénombrera toujours en deçà de la réalité arrestations et expulsions, familles déchirées et vies brisées. Le Réseau sans frontières est fier de défendre ces familles, ces enfants; il s'efforce de construire la solidarité nécessaire, même en cette période où l'Etat, quoiqu'il en dise, en profite pour mettre les bouchées doubles. Les enfants de ce pays, où leurs familles sont venues chercher tolérance et liberté ont le droit de vivre comme tous les enfants, sans la peur quotidienne au ventre, de même que leurs parents. Il faut mettre fin aux expulsions et aux pratiques auxquelles les forces de police se livrent, et donner à ceux qui vivent à nos côtés le droit au séjour.






