Reims_circuitDessin emprunté à medias.forum-auto.com

La dernière ligne droite, ou plutôt la dernière ligne courbe, car rien n'est jamais linéaire dans un congrès, est en vue.
Avant le sacre de Reims, il y aura eu le vote militant le 6 novembre
, notre congrès fédéral le 8, le congrès national du 14 au 16 et les discussions entre motions selon les résultats pour faire naître une motion majoritaire. Le vote militant de désignation du 1er secrétaire du PS et de nos secrétaires de section aura lieu le 20 novembre. Les instances nationales (bureau et secrétariat national) seront  désignées ensuite. Bref une longue marche...

Vous trouverez ci dessous une lettre que j'ai adressée aux militants de la quatrième circonscription qui explique pourquoi j'ai choisi en toute clarté de soutenir la motion C de Benoît HAMON "Un monde d'avance".

Lettre aux militants de la 4

Bien évidemment, le congrès est important pour chaque militant engagé mais force est de constater que le calendrier et la crise le rendront quelque peu inaudible, décalé voire désuet à l'extérieur de nos rangs. En effet se téléscopent :

  • L'élection américaine du 4 novembre passionne beaucoup de français et électrise les média. Je souhaite comme 80 % des Français semble-t-il, l'élection du candidat démocrate, pas parce qu'il est proche de mes idées, ce qui est loin d'être le cas, mais parce qu'il représente une rupture d'image indispensable. Il ne s'agira pas seulement d'une élection "post-raciale", comme on peut le lire, mais bien d'un signal au monde et notamment à ce monde qui pour de bonnes ou de mauvaises raisons a fait des USA le responsable de tous les maux. Il faut mettre un terme au simplisme de l'administration Bush et OBAMA doit y contribuer. C'est la condition indispensable pour bâtir le monde multipolaire que nous appelons de nos voeux.

  • La crise renvoie directement à l'analyse du capitalisme et du modèle libéral dominant. Nous sommes là en prise directe avec nos débats internes et notre congrès.

  • Le congrès de Reims doit permettre au PS de clarifier sa doctrine, de prendre des engagements forts et de le faire avec une majorité sans équivoque. Il en va de notre crédibilité mais aussi du simple bon fonctionnement de notre démocratie. Il est facile de railler la vie des partis et je m'élève contre une forme de populisme dangereuse. A l'inverse, le PS a tout à gagner à la lisibilité, à la transparence et au retour à une opposition déterminée sur ses fondamentaux.