Nous avions oublié les conseils houleux des premières années, et pris l'habitude d'échanges civils et courtois jusqu'à ce dernier conseil municipal du 08 avril qui a vu le retour d'un climat beaucoup plus tendu à l'initiative de Francis Delattre. Le ton est monté dès le début, bien avant les 2 dossiers sur lesquels nous souhaitions porter l'attention. Nous avons eu droit en boucle à la mise en cause du conseil général, à de petites attaques personnelles, à des contre-vérités assénées avec aplomb, bref du classique. C'était la redite en interne, dans l'enceinte très confidentielle de la salle du conseil, de son numéro favori, celui qui lui valut une "popularité" éphémère le temps des élections régionales.

Plus sérieusement, revenons aux dossiers importants qui avaient retenu toute notre attention dans la préaparation de ce conseil municipal :

1/  Photo_panneau_permis_construire_cafe_sports
La construction d'un kiosque et d'une halle couverte place de la République
, façon Baltard. Nous ne partageons pas l'idée d'une telle implantation qui obstruera définitivement cet espace libre bien nécessaire dans le quartier. Cette place a vocation à rester une place ouverte. C'est pourquoi, nous sommes favorables à l'autorisation d'une terrasse ouverte qui serait proposée moyennant une redevance aux 2 cafés riverains, celui des sports et celui de l'Arrivée. Dans la délibération présentée au vote du conseil municipal, il existe une très réelle faiblesse juridique sur 2 points que nous avons détaillés. Nous avons demandé à la municipalité de retirer la délibération avant de voter contre. Elle a été adoptée par les seuls membres de la municipalité sans modification.

Examinons les 2 points contestables :

  • L'absence de mise en concurrence pour l'occupation du domaine public à des fins commerciales, l'attribution se faisant directement au profit de la société "café des sports".

  • L'exonération de redevance de cette société pour une activité commerciale sur le domaine public.

2/  La vente à Vinci Immobilier d'une parcelle du bois des éboulures appartenant à la commune, située entre la résidence Breguet et la caserne des pompiers afin d'y construire 100 logements avec une SHON de 5100 m². Là encore, nous avons fait plusieurs commentaires qui ont fortement déplu :

  • Le rappel de notre souhait lors de la discussion de décembre 2009 sur le PLU que cette parcelle reste verte.
  • Le rappel que l'équilibre fragile du budget tenait à la vente de cete parcelle.

  • Nous avons pointé un prix de vente trop bas à notre sens. La ville vend au prix évalué par les domaines (les services de l'Etat), soit 400 € le m² qui est un prix plancher. Nul n'interdit la municipalité d'essayer de tout faire pour en tirer davantage au vu de la situation de cette parcelle. Ce prix que nous considérons comme trop favorable à Vinci ne changera rien au prix de vente du promoteur contrairement aux assertions du Maire. Chacun peut constater que le prix moyen du m² à la vente dans les constructions neuves privées à Franconville achevées ou à venir oscille entre 3500 et 4000 €.

  • Nous avons pointé également l'absence de mise en concurrence qui aurait permis de valoriser au mieux cette vente : exemple :

- A 400 €, c'est une recette attendue de 2 040 000 €
- A 500 €, ce serait en recette un supplément de 510 000 € (le prix du terrain de foot synthétique !) 
- Cela valait surement la peine de négocier davantage !

  • Dernier point, le choix délibéré de tourner le dos aux logements sociaux (à l'exception du programme de 18 logements à venir avec OSICA sur la place de la République). Cette position est à nos yeux inacceptable car elle est contraire aux intérêts de beaucoup de Franconvillois demandeurs de logements et dans l'incapacité d'acheter du neuf résidentiel à 4000 € le m². La droite a sur ce dernier point une position idéologique inacceptable.

48 heures avant, j'avais assisté à la réunion entre Domaxis et les locataires de la Fontaine Bertin sur la fermeture envisagée unilatéralement par le bailleur de la totalité des caves à la Fontaine Bertin. avec Antoine Raisseguier et Michèle Aubouin, mes collègues du groupe municipal, Dès l'annonce, la mobilisation des locataires contre cette mesure a été immédiate. Après avoir adressé un courrier et la copie des pétitions au bailleur et je me suis rendu au conseil d'administration avant cette réunion pour alerter le directeur général de Domaxis et son directeur du patrimoine qui a animé (elle le fut) lui-même la réunion.
Reste le mystère de la décision initiale pour raison de "sécurité" ? Saint-Exupery avait réuni une centaine de personnes qui se sont toutes exprimées contre la fermeture, pointant pour certaines derrière le bailleur, la volonté de la municipalité (?) et de la police (?) de fermer les caves. Il fut question des difficultés du quotidien dans la résidence, de la difficulté d'obtenir un logement plus grand, du gardiennage, du squat de certains hall affirmé par certains, contesté par d'autres etc.

Au total, le point positif de cette réunion, c'est l'abandon de la fermeture des caves.