Cam_ra_de_surveillanceNous avons délibéré sur deux rapports importants. Pour chacun d'entre eux, le dossier de présentation était "très mince". Nous l'avons fait remarquer à la municipalité car les conseillers municipaux sont en droit d'avoir connaissance des éléments essentiels qui sous-tendent toute délibération présentée devant le conseil.

  1. La création d'un CLSPD (conseil local de sécurité et de prévention dela délinquance) est obligatoire pour notre commune après avoir quitté Val et Forêt qui avait créé un CLSPD au niveau de l'agglomération.Cela était urgent afin de pouvoir bénéficier d'une subvention du FIPD - Fonds départemental de prévention de la délinquance - géré par la Préfecture, pour la mise en place de la vidéosurveillance. Nous avons évidemment voté pour ce CLSPD dans lequel je siègerai très probablement au nom du conseil général (sous réserve d'une délibération positive à venir de l'assemblée générale), d'abord parce que c'est la loi, mais aussi pour veiller à ses propositions. Le Préfet avait déclaré lors du premier conseil départemental de prévention de la délinquance auquel je participais, que les demandes de subvention pour la vidéosurveillance seraint recevables jusqu'à la fin mai au plus tard. Il était temps...   

  2. La vidéosurveillance constituait donc le point clé de la séance et a donné lieu à un débat entre le Maire et moi-même après une présentation monotone et un tantinet polémique de Jean Marc Sallot, Maire adjoint en charge du dossier. J'ai choisi de poser le débat sereinement en m'appuyant sur l'ensemble des éléments factuels disponibles sur le sujet : l'encadrement légal bien sûr, les études étrangères (essentiellement anglaises) à la méthodologie irréprochable surtout, et la mise en perspective d'un projet très onéreux alors que nos finances sont très contraintes et que les annonces du Président de la République ne peuvent que nous inquiéter.
    La vidéosurveillance, c'est un investissement de 700 000 à 900 000 € et un coût en fonctionnement annoncé à 150 000 € en année pleine, ce qui est considérable, mais probablement beaucoup plus.

    Le texte de mon intervention : videosurveillance CM 20 mai 2010.

J'ajoute que nous ne faisons pas confiance au couple Delattre - Sallot pour améliorer la sécurité des Franconvillois au vrai sens du terme. Il convient juste de rappeler l'épisode des caves de la Fontaine Bertin. La municipalité avait sollicité le bailleur Domaxis afin qu'il procède sans délai et sans aucune concertation (!) à la fermeture de l'ensemble des caves des résidants. Leur forte mobilisation a fait échoué la manoeuvre et je suis heureux d'avoir interpellé à leur demande les représentants du bailleur (le Directeur Général et le Direcetur du Patrimoine) sur l'inanité de leur décision et la nécessité d'y renoncer après avoir écouté les locataires.

Sur un sujet aussi sérieux et qui implique les citoyens, nous ne cédons ni à la mode, ni à la démagogie et encore moins aux "injonctions" du Gouvernement. Celui-ci, comme Sarkozy Ministre de l'Intérieur, a été incapable d'améliorer la sécurité publique. Il supprime des milliers de policiers de terrain et se réfugie sur la vidéosurveillance et les polices municipales qui coûtent d'abord aux collectivités alors qu'ils s'apprête à geler leurs dotations ! Ce n'est pas notre conception de la sécurité républicaine due aux citoyens. La vidéosurveillance n'a rien de magique.

  • C'est un outil dont il faut user avec discernement et dans le cadre d'une politique générale de prévention.

  • Sur ce pilier essentiel de la sécurité, la municipalité nous a communiqué une feuille blanche !