Carton_rouge La violence "ordinaire", celle qui surgit n'importe où, n'importe comment et qui tue, est le fléau emblémartique et effrayant du mal être de notre société dite développée. Le week-end dernier, un jeune homme a été battu à mort sur la bande d'arrêt d'urgence de l'autoroute A13 par d'autres jeunes de son âge pour une banale histoire de circulation. 
La justice dira le droit et punira les coupables. Mais comment ne pas être bouleversé par cette séquence de vie et de mort qui se répète à en devenir presque "banale". Un homme est mort pour rien et d'autres vont vivre l'enfermement pendant de très longues années. Cette société violente, moins que celle de nos pères aux dires des historiens, doit tous nous interpeller. La stratégie d'évitement est un leurre car nous sommes tous concernés, aujourd'hui sur une aire d'autoroute ou demain au coin de la rue. La sécurité collective passera toujours par le partage de valeurs communes et un très haut niveau d'Education. Notre sécurité ne sera jamais assurée par la multiplication à l'infini de mesures répressives votées par des députés en quête d'électeurs apeurés (à juste titre).Ni notre code pénal embolisé par de nouveaux textes toujours plus durs, ni le déploiement de caméras dans toutes nos rues, dernier leurre à la mode coûteux et peu efficace (voir billet sur la vidéosurveillance), ne sont en capacité de répondre au défi de la violence. Les pansements sont utiles mais seule l'analyse de la violence qui nous ronge pourra nous permettre de vivre un peu mieux demain.

Il était l'un des nôtres et il s'appelait Mohamed.
Ils sont des nôtres aussi et ils lui ont ôté la vie.