Lire de temps en temps le blog de ses adversaires poltiques fait partie de l'exercice obligé auquel nous nous livrons tous.

Ainsi les 2 conseillers généraux les plus prolixes contre la majorité du conseil général sont Gérard Seimbille de Pontoise et Philippe Métezeau d'Argenteuil. Passe encore que rien jamais ne trouve jamais grâce à leurs yeux, mais de là à raconter des "salades" à longueur de colonnes...

Leurs 2 derniers billets sont édifiants :

Le premier reprend le refrain de "la droite bonne gestionnaire" versus "la gauche dépensière". Quand on connaît les dossiers de ce département, il est facile de déconstruire cet argument. Pour pour faire court, je rapprocherai 2 chiffres pour que chacun comprenne bien la situation.

  • Jusqu'en 2007, les taxes sur les transactions immobilières (DMTO) étaient florissantes et permettaient à la droite de jouer les cigales sans épargner pour les mauvais jours. Quand la crise est arrivée, les DMTO ont chuté avec une perte de recettes de 56 millions € (entre 2007 et 2009) !   

  • Jusqu'en 2007, la droite s'est servie du pansement budgétaire des DMTO en ignorant volontairement la montée en charge dangereuse des transferts de l'Etat dans les comptes départementaux car la compensation n'était pas au rendez-vous. Ce sont 51 millions € supplémentaires qu'il a fallu créditer en 2009 pour assurer les dépenses de solidarité.

  • Cela représente un différentiel de 107 millions d'euros en 2 ans ! Et Ce déficit exorbitant ne doit rien à la gestion de la gauche. C'est un effet ciseaux dramatique qui doit tout à la crise économique et sociale et au désengagement de l'Etat. Plutôt que de bomber le torse, il faut mettre l'ex-majorité face à ses reponsabilités et à son laxisme. "Après nous le déluge" semble avoir été leur devise. Leur désinvolture coupable confrontée à la dure réalité d'aujourd'hui place le département dans une situation financière très difficile.

Le second verse dans la sécurité en fustigeant la gauche. Que du classique.

La réalité départementale est évidemment toute autre. Depuis les années 2000, la droite avait voté un financement très généreux (75 %) au profit des polices municipales, tel un "mécène", salaires, équipements, véhicules etc. avant d'ouvrir toutes les vannes avec des subventions exponentielles pour la vidéosurveillance et dont la CAVAM (communauté d'agglomération de la vallée de Montmorency) fut très largement bénéficiaire.
Chargé du dossier dans l'opposition jusqu'en mars 2008, j'avais fait valoir que cette explosion des dépenses (plusieurs millions d'euros par an et toujours en hausse) devait impérativement être contenue et encadrée sous peine de graves dérapages budgétaires, tout en rappelant que la sécurité restait une compétence régalienne de l'Etat.

Dès 2008, en responsabilité, nous avons ralenti ce train de dépenses. Il faut rappeler également qu'aucune police municipale ni aucun déploiement de caméras n'a vocation ni ne peut prétendre remplacer le manque d'effectifs de policiers nationaux dans le Val d'Oise. A entendre et à lire nos adversaires, nous ne partageons décidemment pas la même idée de la sécurité républicaine,et contrairement à ce qu'écrit Philippe Métezeau, nous avons volontairement renforcé notre politique de prévention depuis 2008.