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        Didier Arnal                
Philippe Sueur     Luc Strehaiano         Arnaud Bazin

Les élections cantonales de mars 2011 approchent. Elles auront la particularité d'être déconnectées de toute autre élection, les régionales en 1998 et 2004 ou les municipales en 2001 et 2008, ce qui fait craindre une forte abstention.

  • De quel poids pèsera la politique nationale dans le choix des électeurs ? Personne ne peut le dire aujourd'hui.

  • Se limitera-t-on à 20 affrontements strictement locaux et donc à une addition d'intérêts particuliers sans colonne vertébrale départementale au sens de l'intérêt général. Si c'est le cas, ces 20 éléctions cantonales feront une majorité mais ne définiront pas pour autant des perspectives et une ambition pour le département. Il ne s'agit nullement de choisir un Maire ou une équipe municipale, c'est fait depuis 2008 et jusqu'en 2014, mais la confusion notamment dans les  villes-canton risque d'être bien réelle. 

  • La réforme des collectivités locales en cours qui vise à la disparition du département, sera-t-elle au coeur des débats ? Cette interrogation n'est pas le moindre des paradoxes de cette élection limitée à 3 ans.

La Gauche désignera ses candidats à l'automne. Au PS, les procédures internes n'ont pas changé : dépôts des candidatures, vote militant et ratification par le conseil fédéral (départemental). Le candidat à la Présidence est également proposé par nos instances. Sans surprise, Didier Arnal candidat à sa succession sur l'un des 2 cantons de Sarcelles devrait être celui-là. L'UMP nous a devancé et a déjà désigné ses premiers candidats.

Ce sera une élection difficile car les sortants de gauche sont les plus nombreux, d'où l'espoir caressé par la droite de reprendre la direction du conseil général. Par goût du jeu et avec un peu de malice, arrêtons nous sur cette hypothèse somme toute "crédible" d'une victoire de nos adversaires au soir du deuxième tour de mars 2011. Par pure hypothèse et comme un devoir d'été, qui à droite pour diriger la maison ? Quelques éléments de réponse :

  • Les poids lourds départementaux ou supposés tels n'en seront pas : exit Delattre, auto-détruit, exit Chartier, Poniatowski ou Paternotte occcupés ailleurs mais actifs en coulisses, exit Scellier atteint par la limite d'âge et la défaite de 2008.

  • Dans l'assemblée, le dauphin désigné Arnaud Bazin, Maire de Persan, n'a pas fait preuve d'une autorité incontestable et il est manifestement plus à l'aise dans son canton qu'en leader de la droite.

Alors qui ? Mon "pronostic éclairé", pour ne pas dire "ma préférence à moi...", irait à 2 collègues différents dans leur appartenance politique, le style ou l'expression :

  • Philippe Sueur, le Maire d'Enghien réélu en 2008, très consensuel, très mesuré, au fait du fonctionnement et des dossiers mais qui ne semble pas pouvoir bénéficier de l'aval des troupes UMP. 

  • Luc Strehaiano, Maire de Soisy-sous-Montmorency également élu jusqu'en 2014, suppléant de François Scellier à l'Assemblée Nationale. C'est un élu UMP clairement identifié mais sa difficulté réside essentiellement dans la proximité du scrutin législatif de 2012 pour lequel François Scellier ne devrait pas se représenter. Il apparaît donc aujourd'hui comme le prétendant le plus sérieux à droite dans la sixième circonscription. L'hypothèse d'un retour de Paternotte élu dans la neuvième (Roissy) est peu crédible, pas davantage celle d'une candidature Sueur qui rêverait davantage du Sénat. Cela nous promet d'ailleurs un automne 2011 chaud à droite... et peut-être à gauche, pour entrer au palais du Luxembourg.

Finalement après analyse, Arnaud Bazin apparaît comme le candidat probable depuis le retrait de Francis Delattre, s'il est réélu dans son canton et pour peu qu'il soit adoubé par l'UMP.Je ne doute pas qu'il puisse l'être vue sa ligne très caporaliste et strictement alignée sur les positions gouvernementales. On attend désormais de l'UVO-UMP quelques propositions au delà de la dénonciation permanente de la "majorité socialo-communiste". Cette vision particulièrement rétrograde de la politique apparaît totalement hors sol au regard des enjeux départementaux.

La suite après les devoirs de vacances...