27 février 2007
L'ile au trésor !


.
Comme promeneur, j'ai connu l'ile de la Jatte avant la débauche immobilière.
Depuis les prix de ce paradis artificiel pour fortunés se sont envolés. Je ne commenterai pas les informations du Canard enchaîné sur l'appartement de Nicolas Sarkozy, libre à la presse d'enquêter et au candidat de démentir.
Je rappelle simplement les attaques subies par le couple Royal-Hollande sur leur patrimoine, orchestrées par la droite et relayées à tout va dans les media. Ségolène Royal a immédiatement publié son patrimoine, sur lequel d'ailleurs le canard enquête (comme sur les autres) ce qui met à mal l'accusation "outragée" de la droite sur la partialité du journal.
Enfin, à quand la publication de celui du Ministre-candidat comme il s'y était engagé ?
Lire l'article de 20 minutes sur le patrimoine des candidats patrimoine.20minutes
22 février 2007
AVRIL en mai ...
Dans le couple ELKABBACH, je choisis le femme, Nicole AVRIL. L'écrivaine a livré un point de vue que je vous invite à lire. Il s'intitule :
Ségolène Royal, la madone qui dérange
"L'opposant viscéral à François Mitterrand se signalait d'emblée par sa manière d'élider le "e" de son nom : "Mitt'rand". Ceux dont la survenue de Ségolène Royal a bousculé les habitudes de penser et les catégories grammaticales la traitent volontiers de madone. Il va sans dire que, dans leur bouche, cette madone ne renvoie guère à Giovanni Bellini, encore moins à Raphaël. La dénomination s'est changée en insulte. Il y a aussi des variantes régionales. Dans ce jeu de massacre à tir tendu, on peut à volonté la caparaçonner en Jeanne d'Arc, la Lorraine, ou l'affubler en Bécassine, la Bretonne.
Mais c'est la madone qui revient le plus souvent ...
Cliquer pour lire la suite Article Nicole Avril
20 février 2007
La phrase du jour
Une phrase lucide à propos de Nicolas Sarkozy
"Il ne me semble pas raisonnable de donner le pouvoir
à quelqu'un qui en a si déraisonnablement envie ..."
A diffuser urgemment et sans modération !!!
15 février 2007
Après le mensonge sur les successions, le mensonge sur le logement social
http://www.fondation-abbe-pierre.fr
Bernard Accoyer comme Jean louis Borloo et d'autres raconte des mensonges sur le nombre de logements sociaux construits en France (Le Figaro - Vidéo).
Celui qui n'est autre que le chef du groupe parlementaire UMP à l'Assemblée Nationale est dans la droite ligne de son petit maître à penser, comme l'avait appelé Doc Gyneco, autre supporter de choc. Question démagogie, Sarkozy est champion toutes catégories ! Il vient de se faire tacler par François Chérèque parce qu'il avait raconté n'importe quoi dans l'émission à vous de juger, mais peu de media s'en font l'écho.
NON, Monsieur Accoyer : Il ne se construit pas 100 000 logements sociaux en France, et si on construit davantage, c'est heureux car il y a urgence !
Mais quel type de logement dit social construit-on ? De plus en plus de "PLS" (prêt locatif social).
Que recouvre cette appelation PLS ? Ce sont des logements "pas vraiment sociaux" comme le dit la Fondation Abbé Pierre, bien que construits par des organismes HLM (et des privés pour une petite partie). Pourquoi ?
Car les loyers demandés peuvent être jusqu'à 50 % plus chers que les loyers vraiments sociaux que sont les logements PLAI (prêt locatif d'intégration) et PLUS (prêt locatif à usage social) et que le niveau de loyer élimine la quasi totalité des demandeurs de logements sociaux. La demande existe clairement pour ce type de logement mais ce e sont pas ceux qui sont recensés comme demandeurs de logements sociaux qui peuvent y accéder !
Les revenus exigés pour louer un logement PLS sont trop élevés pour la plupart des demandeurs :
1130 € nets pour un célibataire et un studio
- 1932 € pour un couple avec 2 enfants pour un F3 de 65 m²
Voilà la vérité, et elle n'est pas technique. Il y a une dérive progressive de la notion de logement social, de véritable logement social à laquelle il faut revenir d'urgence sous peine de ne jamais sortir de la crise actuelle et de faire pleurer chaque année dans les chaumières.
Un rappel :
- Val d'Oise : Environ 5000 logements (chiffres de la Préfecture - 2005)
- Seulement 1641 logements sociaux et là encore, il faudrait entrer dans le détail et beaucoup des logements produits ne sont pas accessibles aux plus modestes.
14 février 2007
Le bluff de Sarkozy sur l'impôt sur les successionss
Un article publié sur le blog "TELOS" http://www.telos-eu.com sous la plume de Bernard Salanié Professeur à l’université de Columbia, fait le point sur la présentation fallacieuse (une de plus !) de la question de l'impôt sur les successions.
Sarkozy au secours des héritiers
Extraits :
L'impôt sur les successions n'est pas confiscatoire : 90 % des conjoints et 80 % des enfants ne paient aucun droit sur leur part, les autres sont en moyenne très peu taxés. Pourquoi serait-il donc si urgent de le supprimer ? ...
La plupart de ces successions sont d’un faible montant : un quart représentent moins de 30 000 euros, la moitié moins de 62 000, et les trois quarts moins de 122 000. Chacun des 1,1 million d’héritiers n’a touché que 35 000 euros en moyenne.Combien paient-ils de droits ? En fait, 90% des conjoints qui héritent, et 80% des enfants, ne paient aucun droit sur leur part. Tout cela ne paraît vraiment pas confiscatoire, ou de nature à faire fuir les riches...
M. Sarkozy joue sur du velours en flattant le vieil atavisme patrimonial des Français – la composition sociologique du corps militant de l’UMP y est sans doute aussi pour beaucoup...
07 février 2007
Aller à la soupe en nous donnant des leçons, c'est juste insignifiant !
André Glucksman - Pascal Bruckner - Max Gallo - Alain Minc - Roger Hanin...
Voilà des "dinosaures de la pensée" très différents les uns des autres, et respectables, qui rejoignent Sarkozy pour des raisons diverses. C'est leur droit et je m'interdis de les critiquer. Mais venir nous expliquer que le candidat de l'UMP, au travers de ses discours, serait devenu le dernier rempart républicain, celui qui assumerait la continuité historique mieux que les autres, on croît réver !
Lire et écouter ses discours, suivre ses interventions médiatiques, c'est s'apercevoir qu'il formate ses interventions en fonction des publics, qu'il travaille comme une boîte de pub, qu'il s'appuie sur des études de marché, des modes de consommation, que rien n'est laissé au hasard, qu'il n'y a pas d'improvisation, mêmes si ses dérapages ou ses "bourdes" ne sont plus aussi médiatisés que celles (supposées ou avérées) de Ségolène Royal. Merci les grands média.
Je connais la rengaine d'une Gauche en panne d'idées, bien pensante, soixante huitarde, permissive, déliquescente etc. Je pourrais continuer à multiplier les adjectifs au vitriol. Nos "dinosaures" ne cessent de courir après leurs amours de jeunesse pour leur faire la peau au prétexte qu'ils se sont trompés et ô combien pour certains !
Bien sûr que le traumatisme de l'horreur soviétique, cambodgienne ou chinoise a marqué plus d'une génération, mais je veux leur rappeler que très tôt, certains intellectuels avaient pris leurs distances, dénoncé les régimes totalitaires (Europe de l'est, cuba etc.) au delà des seuls régimes fascistes (Amérique du Sud, Espagne, Portugal) d'après guerre.
La plupart d'entre eux sont restés authentiquement de Gauche car ils en partagent les valeurs et ne se trompent pas en se fondant dans le grand bol trouble d'une République aromatisée, pour plaire à tout le monde.
Je suis de ceux qui croient que les Républicains laïcs, authentiques et sincères ne se recrutent pas seulement à Gauche. Cela dit, il faut que chacun assume ses actes et ses déclarations et sur ce point Sarkozy n'est surement pas le modèle que certains "dinosaures" ont choisi de nous vendre.
La gauche a tout a gagné à les voir s'égayer à droite. Bon débarras.
Une satisfaction ce matin en écoutant France Inter, Alain Finkelkraut n'a pas rejoint comme on a tenté de nous le faire croire récemment, le camp Sarkozy. Je m'en réjouis car, si je ne partage pas loin s'en faut toutes ses prises de position (souvent caricaturées), j'ai de l'admiration pour cet intellectuel "torturé".
Il se situe dans le camp de CAMUS, c'est quand même autre chose que cotoyer Estrosi, Hortefeux, Morano etc...
06 février 2007
Fin des soldes : Gros cadeaux entre amis avant inventaire !
Un article de libération http://www.liberation.fr nous apprend ce matin que le groupe UMP s'apprête à voter un texte qui autorise en France :
"LA FIDUCIE"
Comme le dit Arnaud Montebourg (son rapport sur les paradis fiscaux en 2000 en avait fait fait état comme un instrument permettant le blanchiment de l'argent sale) : "Le Patronat fait l'ordre du jour à l'assemblée nationale".
En effet en cette fin de session, on a trouvé "in extremis" une niche parlementaire pour ce texte. Pour l'histoire, ce droit hérité du droit romain avait été supprimé par la Révolution Française en 1789 !
La finalité du dispositif, c'est de découpler la propriété du propriétaire, par exemple pour une entreprise de loger ses dettes dans une filiale distincte. A l'étranger où le système exixte il permet aux particuliers de transmettre ses biens sans droits de succession. Cette possibilité ne sera pas inscrite (pour l'instant) dans le texte proposé. ,Mais quand on connaît les propositions de Sarkozy qui veut supprimer les droits de succession alors que la très grande majorité des contribuables en sont dès aujourd'hui exonérés tout simplement pour cause de patrimoine insuffisant, on voit bien qui pourrait profiter du système (après modification) demain !
Bref encore un coup tordu de la droite qui sert ses amis à toutes fins utiles.
" PARISOT - SARKO - Même combat "
C'est peu de le dire !
13 décembre 2006
Pour ne jamais regretter que les autres aient choisi à notre place

Clique ici : voteetudiant
Inscris toi sans tarder sur les listes électorales !02 décembre 2006
SARKOZY en tournée : L'envers du décor


Photo publiée dans le Figaro AFP/D. Farget
La machine pro Sarko s'est enclenchée et elle va rapidement tourner à plein régime.
1/ Que nous rapporte Libération http://www.liberation.fr ? Il faut lire attentivement l'article du samedi 2 décembre 2006 intitulé "Sarkozy enjoué en Anjou" et sous titré "Place nette lors de son premier déplacement de candidat".Par Antoine GUIRAL ?
Le journaliste évoque le choix minutieux du lieu par l'équipe Sarkozy, une petite ville de France, Tiercé dans le Maine-et-Loire, 4000 habitants, dirigé par un Maire UMP. Jusque là rien que de très banal. Mais voilà l'image idyllique formatée par le staff Sarko risquait d'être assombrie par je cite le quotidien :
"une jeune femme aux cheveux roses, un punk et trois de leurs copains" qui faisaient désordre. "D'autant plus qu'ils ont collé au dos de leurs vêtements une petite affichette barrée de la mention «aux chiottes Sarko» avec la caricature du ministre de l'Intérieur dans des toilettes. Le service d'ordre de l'UMP les a à l'oeil. Et s'agace. Puis la police s'en mêle. Et quelques gendarmes mobiles finissent par les évacuer. Aucun motif, aucune explication ne leur sont donnés."
"A Angers, où il se rend dans l'après-midi, le déploiement policier sur son parcours est impressionnant, avec de pleins cars de CRS en tenue de combat... Le barnum sarkozyste ne fait que commencer."
2/ Que nous vend le Figaro le même jour ? "Rassurant" ou "Inquiétant" ce sont les qualificatifs utilisés par les sondeurs pour qualifier Sarkozy avant et immédiatement après l'émission de France 2 : Le Figaro qui a commandé le sondage auprès d'un échantillon représentatif (?) de 628 personnes avec LCI, peut ainsi nous vendre le message suivant en titre, je cite :
"Après son émission, une majorité de Français jugent Sarkozy "rassurant"
Rassurant : 43 % avant l'émission et 53 % après l'émission
Inquiétant : 57 % avant l'émission et 47 % après l'émission
Je vous propose une autre lecture de ces résultats :
Près d'un Français sur 2 trouve Nicolas Sarkozy inquiétant, malgré tous les efforts déployés jeudi soir.
Tant mieux car cela prouve qu'un Français sur 2 n'a pas la mémoire courte et le vrai Sarkozy vociférateur faisant main basse sur les thèmes du Front National, celui d'avant relooking de campagne, reste un choix inacceptable.
Il est massivement soutenu par les sympathisants de droite. Il est bon de rappeler cette évidence à 5 mois de l'échéance présidentielle.
J'éspère que personne à Gauche n'est dupe des luttes internes qui obscurciraient son horizon. Après sa désignation officielle, ils seront tous derrière lui et sans états d'âme.
Pour celles et ceux qui seraient ébranlés par la machine Sarko, 2 piqûres de rappel :
Université d'été du MEDEF : Nicolas sarkozy, sur un ton badin :
« Quand j’ai fait évacuer le squat et qu’ils se sont mis à occuper le trottoir, j’ai fait évacuer le trottoir, mais le maire socialiste a décidé de les accueillir dans un gymnase et maintenant, c’est son problème ».
Un communiqué publié sur le site officiel de l'UMP qui ne s'invente pas :
" Les personnalités de l'UMP issues de l’immigration saluent la candidature de Nicolas Sarkozy" Vous, je ne sais pas, mais moi, je ne trie pas les camarades de ma formation politique qui seraient issus de l'immigration J'avais d'ailleurs été critique avec DSK qui avait parlé de mon ami Hussein Mokhtari (Garges Les Gonesse)comme le seul Conseiller général PS issu de l'immigration.
01 décembre 2006
SARKOZY en promo sur France 2 : Arrêt sur images et décryptage (1)



http://programmes.france2.fr/a-vous-de-juger
Il avait manifestement beaucoup travaillé l'apparence, notre Ministre de l'Intérieur.
Pas d'agressivité
Plus de tics (D'ailleurs comment a t-il fait ? Il est en efffet très surprenant qu'il ait pu s'en débarasser aussi facilement, surtout le soir d'une émission en direct aussi stratégique)
Un zeste d'humilité,
De la compassion appuyée sur des exemples tragiques, des noms propres, des qualificatifs empathiques et empathiques,
Bref un vrai relooking du personnage.
Mais comme dans toute mise en scène très bien huilée, il y a des couacs ou des énormités :
J'en prendrai un exemple, choquant à mon sens, et sur lequel d'ailleurs France 2 ne peut être que partie prenante, coproducteur au minimum, pour ne pas dire complice.
Parmi les intervenants, il y avait Pascale, une femme de 40 ans, alternant les CDD et les périodes de chômage, divorcée avec ses 3 enfants à charge, son logement dégradé et ses très modestes revenus, bref une femme seule en grande difficulté et en situation de précarité.
Elle était placé à côté d'un chef d'entreprise - Geoffroy Roux de Bezieux (GRB) - Président de "Croissance Plus" qu'on voit beaucoup sur les plateaux de télévision dès qu'on fait appel à un patron (Pour son bon look surement, moins pour sa représentativité, car au fait qui représente -t -il ?). J'aurais imaginé qu'un dirigeant du MEDEF ou de la CGPME par exemple eussent été des interlocuteurs plus appropriés face à un candidat à la Présidence. Mais bon, va pour le look.
Alors avec mon esprit chagrin, très attentif au débat (au monologue plutôt) et un crayon à la main, j'ai été très intrigué quand Sarkozy a dit, s'adressant à GRB, je cite : "Des idées qui sont les nôtres"... "Nos idées". Va pour Sarkozy qui partage la vision d'un patron, mais j'ai tiqué lorsque le GRB sur la plateau a proposé en direct un job à notre Pascale téléopératrice, lui qui par le plus grand des hasards dirige des centres d'appels. Tout cela était certainement une extraordinaire coïncidence !
Pire quand j'ai voulu en savoir plus sur Croissance Plus et je vous recommande d'y aller pour vérifier mes propos sur leur site. On y trouve une photo (qu'on ne peut malheureusement pas copiée) réunissant les sieurs Sarkozy, GDB et Ernest Antoine Seillière, qu'on avait presque oublié, notre ex patron des patrons français, promu à l'international dans la galaxie patronale, tous trois attablés en train de se marrer ! A propos de quoi, je ne le sais pas.
Dernière info, toujours sur le site, la directrice générale de Croissance Plus Edith Henrion D'aubert, fraîchement nommée n'est autre que l'épouse de François D'aubert, député UMP de la Mayenne et ancien Ministre : Fermé le ban.
Mon sentiment, c'est que cela pue la mise en scène, le concoctage aux petits oignons de l'équipe de com. du candidat Sarkozy. Il a beaucoup d'autres choses à dire sur ce show, sur la forme et le fond, et j'y reviendrai.





