01 janvier 2007
La Tribune de janvier du Groupe municipal de Gauche
2007 : Année utile ? Année ordinaire ?
La tribune du Journal de Janvier 2007
Bonne lecture et meilleus voeux
23 décembre 2006
Le conseil municipal du 21 décembre en vidéo
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Image empruntée au site de la ville http://www.ville-franconville.fr
Pour le suivre en vidéo et lire les commentaires du groupe de gauche que j'anime
http://psfranconville.canalblog.com
12 décembre 2006
Montédour en force !
C'est surement ce slogan qui a convaincu la majorité municipale et la direction de Val d'Oise habitat de faire un petit tour à Montédour, sur le site de la réhabilitation (résidentialisation).
La venue du Président du Conseil général avec sa double casquette (départementale et également Président de Val d'Oise Habitat) était l'occasion rêvée pour traduire en actes ses déclarations récentes sur l'égalité de traitement dont doivent bénéficier tous les conseillers généraux. Il reconnaissait ainsi une évidence : Chaque conseiller général représente son canton dans lequel il a été élu pour un mandat de 6 ans.
Photo prise sur le site en mai 2005.
J'avais alerté le Président l'an dernier sur l'indifférence du Directeur général de l'office à mes courriers portant justement sur des problèmes dans le parc HLM de Val d'Oise habitat à Montédour. J'étais également intervenu auprès de François Scellier pour lui demander que, lors des visites sur site dans le parc de Val d'Oise habitat, les conseillers généraux concernés soient systématiquement informés par l'office, et j'avais cru avoir été entendu...
Concernant la visite du site de Montédour le 11 décembre, les invitations lancées par la mairie le 30 novembre n'avaient pas prévu d'inviter les conseillers municipaux de la commission Politique de la ville concernés (dommage, j'en suis) et je vous rassure, pas davantage le conseiller général que je suis aussi ! Jusque là, rien que du classique dans une ville où je n'ai jamais rencontré le Maire ou un de ses adjoints sur un quelconque dossier, malgré mes offres de service et cela, dès mon élection. C'ette posture bassement politicienne ne m'empêche évidemment pas de suivre les dossiers de Franconville avec l'aide des services du Conseil général quand je les sollicite.
Je reproche au Président du Conseil général d'avoir "oublié" ses engagements à la première occasion et de ne pas avoir pris le soin élémentaire de me prévenir de sa venue dans mon canton.
Retenu en commission permanente (laquelle peinait à réunir le quorum) je n'ai malheureusement pas pu m'y rendre en "solitaire". Daniel Pestel du Parisien http://www.leparisien.com que j'ai informé a relaté l'incident ce matin :
" Cette fois, c'est le conseiller général socialiste Gérard Sébaoun qui monte au créneau. « Je n'ai pas été invité à la visite des espaces réhabilités du quartier de Montédour à Franconville, à laquelle participait le président du conseil général, François Scellier, et le directeur général de Val-d'Oise Habitat », déplore l'élu du canton. Cette visite s'est déroulée hier après-midi. Un oubli difficile à avaler, trois semaines après l'engagement pris par François Scellier, en assemblée plénière, de veiller à ce que les élus soient systématiquement invités à toute manifestation concernant leur canton. Il répondait au socialiste Didier Arnal qui avait interpellé le président sur ce sujet."
Episode de la guéguerre entre élus comme le suggère Daniel Pestel ? Je ne le crois pas car c'est une question de principe. Est ce trop demander à l'UMP, de Franconville à saint Gratien, d'agir de façon démocratique et républicaine !
05 décembre 2006
Un après midi de chien
Carton rouge aux députés UMP
qui ont adopté le texte de Sakozy sur la Prévention de la délinquance
Un texte qui, je cite Le Monde, "a nourri l'inquiétude des maires, mobilisé contre lui les magistrats, mis dans la rue des milliers de travailleurs sociaux, suscité l'émoi des usagers et des professionnels de la psychiatrie... Pour qu'en séance, durant les neuf jours qu'aura nécessités l'examen du projet de loi au Palais-Bourbon, les effectifs présents excèdent rarement la dizaine ! A peine quinze députés dans l'hémicycle au moment de voter ces dispositions sur les mineurs objets d'un interminable affrontement interministériel."http://www.lemonde.f
Résumé proposé par le Monde des principaux points du texte :
Parmi de très nombreux articles scandaleux, l'un est particulièrement inacceptable sur l'introduction de "secret professionnel partage entre le Maire et les travailleurs sociaux".
Je veux croire que cet article ne sera jamais mis en application car je suis convaincu de l'éthique professionnelle des travailleurs sociaux qui y sont massivement opposés. "Educateurs, pas délateurs", "Touche pas à mon secret professionnel " , tels étaient les slogans des manifestants lors de la journée de mobilisation contre le projet de loi.
JUSTICE DES MINEURS :
La procédure de "présentation immédiate" de mineurs délinquants devant les magistrats avec différentes types de placement ("Etablissement permettant la mise en œuvre d'un travail psychologique, éducatif et social portant sur les faits commis" , internat pour une année scolaire, des activités d'insertion professionnelle ou scolaire", placement en "centre éducatif fermé")
Pour les parents de mineurs délinquants, possibilité d'un stage de responsabilité parentale, que le procureur peut imposer aux parents négligeant leurs enfants.
S'agissant des multirécidivistes, à défaut de peine plancher, il est prévu la motivation expresse par les juges du choix de la peine prononcée.
NOUVELLES INFRACTIONS : De nouvelles infractions sont créées.
Violences avec usage ou menace d'une arme commises en bande organisée ou avec guet-apens sur un membre des forces de l'ordre, un pompier ou un agent de transport public ;
Embuscade dans le but de commettre à l'encontre d'un membre des forces de l'ordre des violences avec usage ou menace d'une arme
Détention ou transport sans motif de substances incendiaires ou explosives.
En matière de rébellion, les peines sont alourdies, passant de six mois à un an de prison.
RÔLE DU MAIRE : Le maire devient le "pivot" de la politique de prévention, dont il "coordonne la mise en œuvre" :
- Le secret professionnel des acteurs sociaux pourra être "partagé" et le maire avoir accès à des informations confidentielles
- Le maire peut saisir le juge des enfants pour mise sous tutelle des prestations familiales
- Il peut effectuer un "rappel à l'ordre" à l'encontre d'un administré, y compris mineur, susceptible de troubler l'ordre public
- Il peut "mettre en œuvre un traitement automatisé de données à caractère personnel, relatives aux enfants en âge scolaire"
- Dans les communes est créé un "conseil pour les droits et devoirs des familles" (CDDF) présidé par le maire.
La création d'un fichier de données administratives sur les hospitalisations d'office
Le maire est informé des sorties à l'essai des malades mentaux.
Par amendement, les députés ont décidé d'aggraver les peines pour les infractions "commises sous l'emprise manifeste d'un produit stupéfiant ou en état d'ivresse manifeste".
L'Assemblée a par ailleurs donné son aval à "l'injonction thérapeutique" par le procureur de la République à l'égard des personnes ayant fait un usage illicite de stupéfiants.
AUTRES DISPOSITIONS "fourre-tout" :
Modification des règles du permis à point : le dispositif prévoit que tout conducteur ayant perdu un point pourra le récupérer au bout d'un an, et non au bout de trois comme c'est le cas actuellement
La législation sur les chiens dangereux est durcie : la détention de chiens de première et deuxième catégorie est subordonnée à l'obtention d'un "certificat de sociabilité et d'aptitude à l'utilisation". Leur détention illégale serait sanctionnée de six mois d'emprisonnement et 7 500 euros d'amende
Plusieurs dispositions nouvelles visent les gens du voyage : deux articles prévoient d'autoriser les maires à demander au préfet l'évacuation forcée en cas d'installation illégale, sans avoir à saisir le juge. Et ce, que la commune ait respecté ou non ses obligations légales de mise à disposition d'aires d'accueil
Les troubles de voisinage font l'objet d'un amendement adopté au Sénat après avis favorable du gouvernement. Il prévoit qu'un bail puisse être résilié par un tiers en raison de troubles du voisinage par le locataire. Les copropriétaires pourraient ainsi se substituer au bailleur
Sur la disparition d'un mineur : 2 ans de prison et 30 000 euros d'amende en cas de rétention d'information .
Pour dégradation des voies ferrées et des installations d'énergie : 6 mois de prison et 3 750 euros d'amende
SANTÉ MENTALE :
Le maire peut prononcer, "par avis motivé au vu d'un certificat médical ou, en cas d'urgence, d'un avis médical, l'hospitalisation d'office" à charge pour lui "d'en référer dans les vingt-quatre heures" au préfet.
La Tribune de décembre du Groupe municipal de Gauche
Mystification à la Fontaine Bertin, Une de plus !
Le Maire a longtemps ignoré la Fontaine Bertin et c’est notre groupe qui lui a appris que le quartier était classé en Zone Urbaine Sensible, ce qui permettait de recevoir des dotations d’Etat plus élevées. La réunion du 11 octobre organisée au prétexte de présenter le projet de rénovation des espaces extérieurs avait surtout pour objet de "vendre" la politique gouvernementale après les violences de l’an dernier. D’ailleurs le projet ne suscita aucune question tant les habitants présents semblaient l’ignorer. Nous y avons assistée sans avoir été conviés, au grand dam des nombreux élus de droite présents. Le Maire fut souvent interpellé et sans ménagement par les habitants présents.
Trois idées force ne supportent pas la mystification !
o L’aspiration à la sécurité et au respect,
face à une police vécue à la fois comme absente et uniquement répressive.
o L’exigence de nouveaux logements sociaux.
o Le rétablissement du quotient familial
Sur la sécurité, les débats ont débuté avec un problème de moto opposant des habitants excédés par le bruit et le risque d’accident et des jeunes qui, tout en reconnaissant les nuisances, réclamaient un terrain adapté à la moto. Le directeur de la sécurité départementale a défendu le bilan de la police, chacun comprenant vite qu’il déroulait un discours "tout terrain" sans répondre aux problèmes particuliers de la Fontaine Bertin.
Sur le logement, le Maire a été chahuté sur le manque de logements sociaux. Il a botté en touche arguant que la ville était déjà pourvue au regard de la loi SRU (au moins 20 %/27 % à Franconville) et s’est moqué du monde en prétendant négocier l’inclusion de logements sociaux dans les programmes neufs. C’est faux !
Aucun nouveau logement social à Franconville depuis 2001 ! Toutes les parcelles appartenant à la commune ont été cédées à des promoteurs privés type Kaufmann et Broad.
Sur le quotient familial, le Maire l’ayant supprimé il y a 20 ans ne pouvait évidemment pas répondre. Nous bataillons depuis 5 ans en conseil municipal pour son rétablissement face à une droite hostile.
Enfin, sur la précarité et le chômage, les interventions s’adressaient plus au député Delattre qu’au Maire. Mais avec sa double casquette, il doit assumer les échecs de la politique gouvernementale qu’il soutient à l’assemblée.
Nous écrire en Mairie ou gauche–franconville@wanadoo.fr
02 décembre 2006
De la tendresse pour les porcs, mais seulement ceux du règne animal...
Mais qui se cache derrière ce portrait énigmatique ?
La décence minimum voudrait qu'une phrase ne soit jamais citée hors de son contexte ou encore amputée.On ne pouvait évidemment pas demander cela à "un certain maire adjoint de franconville spécialisé de longue date dans les caniveaux" et qui s'y est définitivement noyé.
La question est posée aux seuls initiés franconvillois et au delà peut être, aux membres de Val et Forêt. Je leur laisse le soin de résoudre cette "énigme" en les informant qu'il n'y a rien à gagner, si ce n'est la conviction que le quidam en question n'est qu' un tout petit bonhomme nuisible qu'il convient naturellement d'ignorer. Mais cela, qui ne le savait déjà !
Il est très tard, je poste ce billet et j'attends vos réponses !
06 novembre 2006
Une séance musclée à Val et Forêt ...
Le Conseil d'agglomération s'est réuni le 25 septembre en séance ordinaire pour décider de l'octroi d'un fonds de concours (subvention) à Franconville de 1 190 904 €, dans le cadre du projet de requalification des espaces extérieurs de la Fontaine Bertin (entre autres sujets à 'ordre du jour).
1er acte : Jean pierre Enjalbert (Saint Prix) est très remonté contre l'attitude de Franconville qui pratique la politique de "la chaise vide". Il n'est "pas contre" mais propose le renvoi en commision.
Gérard Brunaud (Eaubonne) estime que le Fonds de concours est mal adapté au projet et qu'il est trop cher. Il exprime ses réticences et propose un renvoi à la commission de la politique de la ville présidée par Francis Delattre.
Gérard Lambert Motte est d'accord avec les premiers intervenants.
2ème acte : Francis Delattre (Franconville) monte au créneau en constatant avec beaucoup d'irritation que toutes les demandes de Franconville sont malvenues, qu'il estime avoir fait une erreur fondamentale en intégrant Val et Forêt, que le Maire de Saint Prix "nous donne des leçons" lui qui est si peu présent !... Si vous croyez que vous allez nous humilier... Je défends ma ville avec mon coeur, avec mes tripes !
Hugues Portelli (Président - Ermont) tente de calmer le jeu alors que Francis Delattre est prêt à claquer la porte et déclare : "Je soutiens le projet. j'en ai soupé de la guéguerre entre tel et tel". Ce n'est pas vrai que tout dossier de Franconville est regardé de travers. Le Fonds de concours est utile aux habitants de la Fontaine Bertin". Il décide de mettre le projet aux voix.
Jean Pierre Enjalbert dit alors son "Ras le bol des oukases" et Alain Goujon (Montlignon) plus mesuré tente de rappeler que le projet a été évoqué en commisssion mais pas discuté.
Après une suspension de séance de quelques minutes destinée à calmer les esprits, une délibération sera adoptée sur la proposition conjointe du Président et de Gérard Brunaud qui précise que Val et Forêt s'engage à financer 50 % du solde restant à la<charge de la commune de Franconville avec un plafond maximum d'un montant de 1 190 000 €.
Mon commentaire : Ambiance, ambiance...à droite !
Le "coup de gueule" de Francis Delattre a-t-il payé ? Possible.
Cette explication est trop courte à mon sens. La décision prise est manifestement un rappel, au delà des statuts qui donnent une voix égale à chaque commune, du poids réel de chacune d'entre elles, avec une alliance de circonstance entre Franconville, Ermont et Eaubonne qui représentent tout de même 85 % des habitants.
Avec mon groupe au Conseil municipal, nous partageons l'idée qu'après les échéance municipales de 2008, il faudra revoir les statuts et adopter une règle proportionnelle pondérée, seule capable de nous représenter enfin correctement.
Quant au Fonds de concours octroyé, il est parfaitement légitime et s'inscrit dans le cadre de la politique de la ville qui est une compétence de l'agglomération. Nous sommes plus circonspects en revanche et encore aujourd'hui, sur le bouclage financier du projet avec l'ensemble des partenaires (Etat, Département, Région ? et Ville).
23 octobre 2006
L'UMP locale à l'ère glaciaire du CPE !
M'en allant faire un tour sur la "blogosphère de droite", Voilà ce que j'ai trouvé sur le site de l'UMP - 4ème circonscription du Val d'Oise - Eaubonne - Ermont - Franconville - montlignon - Saint Leu et Saint Prix. La mise à jour date du 1er février 2006 (!) et la page d'accueil est consacrée à la défense du CPE. Non, vous ne rêvez pas : Extraits :
Mesures Villepin : Une chance pour l'emploi des jeunes...
Pour lutter contre la précarité et répondre plus efficacement aux besoins des jeunes en terme d'accès au logement, de formation, d'indemnités chômage, le Premier Ministre a annoncé la création d'un nouveau contrat à durée indeterminée : Le contrat Première embauche...
- C'est une véritable avancée dans la lutte contre la précarité...
- C'est une véritable avancée sociale...
- Le CPE offre les mêmes garanties qu'un CDI classique pour les banques et donc, permet de bénéficier des mêmes conditions de crédits.
Face aux mensonges et à la mauvaise foi de certaines organisations politiques et syndicales, qui ne défendent que leurs intérêts, défendons une politique ambitieuse en faveur de l'emploi des jeunes.
Sur la forme, c'est au minimum une somnolence coupable, déconnectée de la réalité.
Sur le fond l'illustration du suivisme des apparachiks de l'UMP, défendant modricus un contrat précaire spécial jeunes, heureusement mort né grâce à la mobilisation massive des Français, toutes générations confondues. Seul l'UMP local semble encore l'ignorer, et probablement le regretter !
- J'en étais
avec des camarades Valdoisiens et Franconvillois.
Les média avaient tellement vanté la réactivité de l'UMP dans l'utilisation des outils Internet que cette ânerie de ses dirigeants locaux valait d'être soulignée.
22 octobre 2006
Fosse d'orchestre

Je viens d'assister au concert donné par la musique départementale des Sapeurs-Pompiers du Val-d’Oise, l' orchestre à cordes de Saint Brice sous Forêt et le Chœur de la Brigade de Sapeurs-pompiers de Paris à l'Espace Saint Exupéry.
Cette soirée était donnée au profit des orphelins de sapeurs-pompiers.
Si vous voulez les aider : Œuvre des Pupilles, 32 rue Bréguet 75011 Paris
Tél.: 01 49 23 18 00 - www.oeuvredespupilles.com
En étant parfaitement honnête, je dois dire que les élus, en tout cas c'est mon cas, se rendent aux invitations qu'ils reçoivent pour les différentes manifestations par devoir, quelquefois par calcul, et heureusement souvent par goût.
C'est souvent un mixte des trois :
Par devoir car il a une dimension de représentation dans la fonction d'élu,
Par calcul, pour en être et marquer l'adversaire politique qui lui y sera surement...
Par goût pour une exposition, une représentation ou une conférence.
Ce soir, le devoir et le calcul ont été immédiatement écrasés par le rayonnement des jeunes musiciens de Saint Brice, et la qualité des pompiers présents sur scène. Assis entre Marie Christine CAVECCHI Première adjointe et Pierrette CATUSSE déléguée aux transports, j'ai savouré avec beaucoup de plaisir et sans retenue, comme mes collègues présents, l'ensemble des morceaux choisis. J'ai passé une excellente soirée.
12 octobre 2006
Rondes de nuit
La couverture du Journal municipal - visite du Préfet début 2006
Hier soir vers 20h, le Préfet accompagné des représentants de l'Etat (le Préfet à l'égalité des chances, le Sous Préfet de Pontoise, l'Inspectrice d'Académie, le Directeur de la sureté départementale, la Directrice du travail et de l'emploi, le directeur de l'équipement et j'en oublie surement...) a "débarqué", à l'école primaire de la Fontaine Bertin.
L'Etat en la personne de ses représentants fait actuellement le tour des cités valdoisiennes dites sensibles, à la rencontre des habitants, pour "écouter les doléances", "percevoir les inquiétudes" et "apporter des réponses".
Un projet de requalification des espaces extérieurs du quartier, à l'étude avec une participation de l' 'Etat dans le cadre de l'ANRU d'environ un million d'euros (sur un projet total > 3 M€) en était le prétexte.
Communiqué de presse de la Préfecture
Périmètre de la Fontaine Bertin classé en Zone urbaine sensible (zus)
Liste des zus zru cle2743ac (Voir Ile France - Val d'Oise)
La démarche est légitime, mais quand est il de la réalité de terrain ? Je vais tenter de vous la résumer vue du fond de la salle, muet et attentif aux prises de parole des habitants.
En préambule, je dois vous dire que j'étais passablement irrité de ne pas avoir été convié à cette réunion, ni par les services de la Préfecture, ni par les services municipaux. Cela ne se passe pas toujours ainsi. Mon collègue Philippe Doucet, conseiller général d'Argenteuil a dors et déjà été invité à la réunion prévue le 17octobre dans sa ville.
Une telle réunion est forcément préparée avec l'ensemble des services de la ville (communication, logistique, police municipale etc.). Mes amis et moi, élus de gauche au conseil municipal, avons été prévenus par un camarade du quartier, et alertés la veille par l'appel du journaliste du Parisien qui devait couvrir l'évènement et souhaitait s'informer sur la Fontaine Bertin. Cherchez l'erreur ! Nous n'avions pas davantage été informés lors de la première visite.
C'est pourquoi, j'ai apostrophé vertement tous les élus de droite présents sur place, à commencer par celui en charge des conseils de quartiers, de la sécurité et de la politique de la ville (j'y siège). Tout commentaire le concernant serait superflu et lui ferait trop d'honneur. Dans la même veine, j'ai épinglé de colère le directeur de cabinet du Maire, secrétaire départemental de l'UMP et candidat pressenti à la députation dans la 4ème circonscription, qui fit lui aussi mine de s'étonner ! Bref une belle brochette "d'innocents", qui réduisent la politique à leurs petits intérêts partisans derrière une façade souriante. J'ai pour une telle attitude beaucoup de mépris.
Avec mes 3 collègues conseillers municipaux de gauche, Gouthi Ben Habib, René Bodiou et Marcel Sanguin, nous avons écouté en silence les interrogations des habitants et les réponses du staff d'Etat assis face à la salle, auquel s'était joint le Député Maire. Les thèmes abordés furent la sécurité, le logement et l'emploi.
Sur la sécurité, le directeur départemental de la sécurité publique a développé un discours attendu sur les statistiques, les effectifs, la jeunesse des policiers. Il a insisté sur le témoignage sous X, ce qui ne fut pas du goût d'un habitant qui considérait cela comme un appel à la délation. Un problème de moto à l'intérier de la Fontaine a suscité une discussion longue et tendue, mais sans violence verbale, entre certains habitants excédés par le bruit mécanique et inquiets du risque d'accident et des jeunes d'une vingtaine d'années. Ces derniers reconnaissaient les nuisances occsionnées mais tentaient de plaider pour un terrain adapté à la pratique de la moto. Ils ont été rappelés à la loi par le directeur de la sécurité, qui annonça même l'interpellation d'un motard perturbateur une heure avant la réunion !
On évoqua pêle mêle, la présence des CRS, le démantèlement de bandes mafieuses organisées, les chiens dangereux, dans un discours formaté place Beauvau, savant mélange entre réalité de terrain et généralités, bref plus personne ne savait à la fin si l'on parlait encore de la Fontaine Bertin.
Les habitants avec leurs mots ont exprimé leur volonté de vivre en sécurité et en paix, d'être respectés dans leur quartier. Un embryon d'échange s'est instauré, mais le diamogue reste un dialogue de sourds, au minimum de malentendants.
Le Maire, clairement identifié par les habitants comme le grand ordonnateur, fut le plus souvent interpellé ou interrogé. Pour les citoyens, c'est lui qui exerce le pouvoir réel localement, lui qui peut éventuellement fournir un emploi ou un logement. On ira même jusqu'à le soupçonner de favoritisme...
Cette vision est évidemment loin de la réalité et il n'est pas question pour moi au delà des divergences politiques, de sombrer dans la démagogie. Elle est cependant très représentative de la place centrale des Maires dont les habitants attendent beaucoup. Ils n'entendent rien à l'empilement des compétences des différentes collectivités et de l'Etat.
Ni le Préfet, ni les services de l'Etat, à mille lieues de leur quotidien ne sont clairement identifiés.
La présentation du projet de rénovation lui même fut brève et illisible, l'intervenante ayant été déstabilisée d'emblée par le Maire qui l'interrompit pour lui dire de sauter la phase diagnostique. Elle ne s'en est remise. Dur, dur.
De plus, sa présentation soignée est apparue décalée, abstraite, éloignée de la réalité sociale.
Cela n'infirme pas la pertinence du projet, mais il était évident hier que les habitants ne le connaissaient pas et ne s'y intéressaient pas davantage. Cela doit nous interroger, nous les élus qui devrons demain boucler un financement de plusieurs millions d'euros.
Parmi les différentes interventions :
L'hygiène a eu droit de cité avec les ordures, les cafards et même des rats...
D'autres ont ouspillé le représentant du bailleur Domaxis pour des pannnes d'ascenseurs récurrrentes...
L'éloignement du 3ème collège pour les jeunes issus de la Fontaine Bertin fut évoquée et la carte scolaire redessinnée contestée. Sur ce point, je partage la réponse du Maire et j'approuve le travail par le Conseil général, la municipalité et l'inspectin d'Académie pour assurer une certaine mixité sociale dans les 3 collèges de la ville.
Des interventions très pertinentes, vécues, ont ciblé la précarité de l'emploi, le chômage des seniors, le manque de logements sociaux pour les jeunes dans le quartier ou la ville.
A propos du logement, quand le Maire répond qu'il essaye de passer des accords avec les promoteurs privés sur les programmes neufs pour inclure des logements sociaux, chacun comprend qu'il botte en touche et qu'il se moque du monde. La réalité est toute autre : Aucun logement social n'est sorti de terre à Franconville lors de la mandature en cours (2001 - 2008). La très grande majorité du parc HLM existait avant son arrivée à la mairie.
A la question d'une dame sur l'absence de quotient familial à Franconville, le Maire là encore a mitonné une réponse biaiséé qui voulait dire - non parce que j'y suis opposé. Ce combat nous le portons depuis 5 ans au sein du coneseil municipal, sans succès. Il 'agit d'une position purement idéologique du maire et de sa majorité.
2 décisions à inscrire dans la case plus :
- Un emploi possible à la mairie pour un intervenant précaire père de 3 enfants : tant mieux !
- Une permanence du bailleur Domaxis sur le site pour appréhender au plus près les doléances des locataires.
Et puis tout ce petit monde s'en est allé comme il était venu. La sortie était encadrée par de très nombreux policiers en tenue et la BAC en civil. Les oeillades et les échanges verbaux entre les jeunes restés à discuter et la police me semblent caractéristiques du fossé qui les sépare, fossé qu'il est urgent de combler sous peine de connaître demain de nouvelles flambées de violence.
La nuit sera calme à la Fontaine Bertin.





