24 octobre 2006
A la MAVO, une esquisse de réinsertion ...
Le Parisien http://www.leparisien.com nous apprend qu'aujourd'hui, 10 organismes de formation seront présents à la maison d'arrêt du Val d'Oise (MAVO) d'Osny. 140 détenus se sont inscrits au forum afin de découvrir les possibilités de formation offertes à leur sortie dans les domaines du transport, des espaces verts, de l'électrotechnique, du nettoyage et de la manutention.
C'est une bonne initiative qui pour être pleinempent efficace devrait s'articuler avec une réinsertion débutée dès l'incarcération, avec un projet et un suivi individualisé, avec des conditions de détention décentes, ce qui est loin d'être le cas de la plupart des établissements pénitentiaires. La MAVO n'est pas le pire loin s'en faut, au dire même des détenus.
C'est un travail lucide et de très longue haleine qui attend toutes celles et tous ceux qui se battent pour la dignité des détenus et leur réinsertion sociale. Ce combat devrait être le combat de tous car il honore la France et les Français.
Pour s'en convaincre lire le rapport de l'OIP mis en lien sur ce blog récemment.
20 octobre 2006
On vous écrira...

Dessin d'Adeline, élève de la classe UPI copié sur le site de l'Académie de Nantes
C'est ainsi que je résumerais les réponses de Madame CHRISTIN, Inspectrice d'Académie du Val d'Oise aux questions des conseillers généraux lors de son audition, ce matin, à la fin de la séance du Conseil général.
Après une présentation "neutre" des chiffres valdoisiens et des résultats aux examens, et un rappel ordonné des priorités gouvernementales (rien que très normal ) les questions ont porté soit sur des points bien précis; entre autres :
Les Fonds sociaux collège et cantine.
Les collèges classés en ZEP et les inégalités territoriales.
- La maitîse de la langue française par les collégiens.
- Le principe de gratuité dans l'Education Nationale.
Sur le point 1, il existe un groupe de travail sur les fonds sociaux non utilisés (C'est hélas une réalité dans certains collèges), pourquoi pas, mais on ne peut pas laisser dire que "certaines famlilles considèrent les fonds sociaux comme un droit , un complément de revenus" !
Sur le point 2, les élus locaux présents dans ces collèges ne partageaient évidemment pas l' "optimisme" de l'Inspectrice mais sur le sujet, elle est en service commandé.
Sur le point 3, exprimé par plusieurs conseillers généraux, il existe un consensus heureux sur la nécessité absolue pour l'avenir de nos collégiens de maitriser la langue française, mais cela ne doit pas être seulement une priorité dans les discours mais une réalité en y mettant les moyens.
Sur le point 4, répondre qu'il faut signaler aux services de l'Académie les manquements constatés dans les collèges, est le type même de la non réponse !
Nous ne sommes pas dans des cas particuliers mais sur un principe bafoué en permanence, au grand dam de beaucoup de parents et de certains enseignants. Ceux ci sont contraints de faire appel aux familles pour mener à bien des tâches pédagogiques. Cela n'est pas acceptable surtout lorsque le principe de gratuité est rappelé aux Recteurs d'Académie par le bulletin officiel de l'Education Nationale !
Bref si nous étions au cirque, je dirais que nous avons assisté à un exercice de haute voltige réussi... du point de vue de l'Académie. Quant à moi, je sais ce qu'il me reste à faire : Lui écrire, et je vais m'y atteler.
19 septembre 2006
Les compte rendus des séances
Compte rendu de la séance du Conseil général du 19 mai 2006
11 septembre 2006
Une séance de la CP parmi d'autres...
Comme chaque mois depuis que je suis élu, je siège à la commission permanente du Conseil général. C'est toujours le lundi AM, et c'est un après midi qui peut être qualifié par plusieurs adjectifs : Obligatoire, nécessaire, studieux, ennuyeux quelquefois car c'est un pensum d'aligner des dizaines de rapports et plusieurs centaines de pages.
La majorité parmi nous, pour ne pas dire la totalité des conseillers ne les ont pas lus mais simplement survolés.
Rien là que de très banal car chacun s'arrête en priorité sur les rapports concernant son canton, subventions diverses, aides à projet etc. et s'attarde sur ses domaines de prédilection et de compétence.
Cet AM, c'est une centaine de rapports que nous avons voté. L'un d'entre eux, parmi d'autres avait retenu mon attention et celle de mon groupe :
Une subvention modeste de 12 000 € aux restos du coeur valdoisiens, qui ne demandaient pas davantage certes, mais qui méritent beaucoup plus eu égard à leur action sur le département que je vous rappelle en quelques mots :
Une campagne hivernale qui a permis d'aider 4346 familles.
Celles ci ont bénéficié d'une aide alimentaire, soit au total 11 193 personnes
440 bénévoles qui ont récolté plus de 85 tonnes de nourriture
Aide alimentaire à laquelle il faut ajouter d'autres actions : Camion de maraude à la rencontre des sans abris, actions de réinsertion avec 16 rénovations d'appartementsetc.
Ce serait l'honneur du Conseil général que d'aider davantage les restos dont on sait qu'ils peinent de plus en plus à assurer leur mission et le suivi des familles faute de locaux.
17 juillet 2006
Peu d'élus pour honorer les JUSTES de FRANCE
Allée des Justes à Yad Vashem (Jérusalem)
Nous étions peu nombreux hier vers 11 h à Cergy auprès du Préfet délégué à l'égalité des chances et des associations d'anciens combattants et de déportés. Robert DAVIOT, Vice Président du Conseil général pour lequel j'ai beaucoup d'estime représentait le Président SCELLIER, Emmanuel MAUREL et Charlotte BRUN mes 2 camarades Conseillers Régionaux au titre de Région. Avec moi, présent à titre personnel et au nom de mon groupe au Conseil général , il y avait également un élu de la Mairie de Cergy que je n'ai pas identifié et Pierrette CATUSSE, ma collègue au Conseil municipal de Franconville.
C'est peu, vraiment très peu...
Un peu d'histoire :
Quels sont les critères de reconnaissance d'un "Juste" ?
Pour être un Juste, il faut :
Avoir apporté une aide dans des situations où les juifs étaient impuissants et menacés de mort ou de déportation vers les camps de concentration.
Le sauveteur était conscient du fait qu'en apportant cette aide, il risquait sa vie, sa sécurité et sa liberté personnelle (les nazis considéraient l'assistance aux juifs comme un délit majeur).
Le sauveteur n'a exigé aucune récompense ou compensation matérielle en contrepartie de l'aide apportée.
Le sauvetage ou l'aide est confirmé par les personnes sauvées ou attesté par des témoins directs et, lorsque c'est possible, par des documents d'archives authentiques.
L'aide apportée aux juifs par des non-juifs a revêtu des formes très diverses ; elles peuvent être regroupées comme suit :
Héberger un juif chez soi, ou dans des institutions laïques ou religieuses, à l'abri du monde extérieur et de façon invisible pour le public.
Aider un juif à se faire passer pour un non-juif en lui procurant des faux papiers d'identité ou des certificats de baptême (délivrés par le clergé afin d'obtenir des papiers authentiques).
Aider les juifs à gagner un lieu sûr ou à traverser une frontière vers un pays plus en sécurité, notamment accompagner des adultes et des enfants dans des périples clandestins dans des territoires occupés et aménager le passage des frontières.
Adoption temporaire d'enfants juifs (pour la durée de la guerre).
En savoir plus en découvrant le site de M.Dominique NATANSON
Sur ce site un poème de Serge Smulevic, déporté et rescapé d'Auschwitz
Quand je raconte Auschwitz...
Quand je raconte Auschwitz,
Je raconte ce que j'ai vu
Parce que j'y ai vécu.
Jamais je ne raconte ce que l'on me raconte.
Exagérer ce que l'on a vécu,
C'est travestir la vérité, c'est trahir
La déportation.Au début, il y a eu Dieu.
Peut-être.
Après, il y a eu Auschwitz.
Avec certitude.
Après, il y aura après nous.
Quoi ?
08 juillet 2006
Elèves sans papiers : L'interpellation du Préfet du Val d'Oise
Vendredi 07 juillet, comme convenu, le groupe socialiste au Conseil général a interpellé le préfet du Val d'Oise en séance par la voix de Raymonde LETEXIER, Sénatrice et conseillère générale de Villiers Le Bel. Je vous livre son intervention emprunte de beaucoup d'humanité et qui a posé des questions très précises au représentant de l'Etat.
Monsieur le Préfet,
C’est au nom de tout le groupe socialiste du conseil général, mais plus largement de tous les élus socialistes que je souhaite vous interroger sur un sujet qui nous tient particulièrement à cœur : les expulsions des ressortissants étrangers en situation irrégulière et leurs enfants scolarisés.
En France, pays des droits de l’Homme, les images d’une police, arrachant des enfants de leur salle de classe pour les envoyer en centre de rétention, ont rappelé des épisodes sinistres au plus âgés d’entre nous. Mais elles ont aussi réveillé la solidarité et alerté les consciences. Des milliers d’hommes et de femmes se sont mobilisés et organisés pour protéger ces enfants. Ce qui effraie ces hommes et femmes ce n’est pas l’idée de voir régulariser quelques milliers de familles mais l’idée de voir renvoyer des milliers d’enfants vers la misère ou la mort au nom de notre confort personnel ou – pire – pour rassurer un certain électorat.
Rappelons que chaque jour dans le monde, 40 000 enfants meurent de faim ou de maladies bénignes que chez eux l’on ne peut pas soigner.
Avec deux lois en moins de deux ans sur l’accueil et le séjour des étrangers en France, la situation des immigrés devient de plus en plus difficile et précaire. Espérons que cette circulaire, qui se voudrait « humaine et généreuse », serve à sortir nombre de familles de situations tragiques. Le risque de déstabiliser le pays n’est pas très grand : la loi qui durcit les conditions de vie des étrangers sur notre territoire crée une situation juridique pérenne. Cette circulaire n’est pas un objet qui crée des situations juridiques opposables, elle est de plus ponctuelle et limitée dans le temps.
Du 3 juillet au 15 août, les préfectures doivent donc examiner, au cas par cas, les demandes de régularisation de ces familles. Nous tous ici avons des contacts avec les responsables du Réseau Educateurs Sans Frontières, avec les chefs d’établissement dont certains élèves sont menacés d’expulsion, avec les familles concernées, leurs voisins, leurs amis.
Nous avons pu constater que cette circulaire vous laissait, Monsieur le Préfet, une véritable marge d’interprétation. Les critères posés par la directive peuvent être objectifs ou complètement flous. Vous avez les moyens de rendre l’espoir à de nombreuses familles, d’ajouter un chapitre heureux dans des histoires souvent douloureuses, de redonner un avenir, à ceux qui redoutent le lendemain.
Voilà pourquoi nous souhaitons vous interroger concrètement sur sa portée, comme la façon dont vous allez l’appliquer.Pourriez-vous ainsi nous informer sur le nombre de personnes potentiellement concernées par cette circulaire dans le Val d’Oise ?
Avez-vous un numerus clausus de personnes régularisables ?
Le dispositif fonctionne depuis une semaine, avez-vous une évaluation du pourcentage de familles acceptant l’aide au retour de prime abord ?
Avez-vous une idée du nombre de dossiers remis par jour ?
Vu le nombre de dossiers déjà déposés et encore attendus, pensez-vous être en mesure de tenir les délais de réponse prévus par le ministre (dans le délai d’un mois après réception de la demande et avant la rentrée de septembre) ?
Interprétez-vous les critères contenus dans cette circulaire comme indicatifs, cumulatifs ou séparatifs ?
Quel sens concret donnez-vous à l’exigence de suivi éducatif, de sérieux des études ?
Comment évaluez-vous la contribution des parents à l’entretien des enfants ?
Que faites-vous du cas des enfants qui sont arrivés en France après 13 ans s’ils répondent à un ou plusieurs autres critères de la liste ?
Comment se passe la saisine du médiateur ? Lui envoyez-vous tous les dossiers refusés ? Si non, comment sont choisis ceux qui lui sont adressés ?
Enfin nous souhaiterions un réfèrent à votre cabinet afin que nous puissions être informés sur le traitement des dossiers individuels.
Les réponses du Préfet :
- Au sujet de l'aide au retour, il indique que 26 procédures sont intervenues avant la circulaire du 14 juin 2006 dans notre département, qui est pilote dans le domaine, mais aucune depuis.
- Il précise qu'il n'y a pas pour le département du Val d'Oise de numerus clausus concernant le nombre de dossiers à régulariser.
- Concernant les critères, il indique qu'un examen individuel des dossiers sera mené par les services et les Préfets eux-mêmes.
- Il rappelle qu'en cas de rejet des demandes il convient de saisir le médiateur national nommé par N.Sarkozy.
En conclusion, le Préfet s'inscrit dans une analyse scrupuleuse dossier par dossier et ne souhaite pas à être perçu comme plus sévère ou laxiste dans la prise en considération de ces demandes pour ne pas afficher une situation particulière de notre département.
Nous attendons très prochainement la désignation d'un référent en Préfecture et resteront attentifs tout l'été et à la rentrée sur le sort de ces élèves et de leurs familles.
Retenons dès maintenant le N° d'urgence :
08 20 20 70 70 mis en place par le Réseau Education sans Frontières et la CIMADE, à utiliser en cas d'interpellation ou de menace d'expulsion de familles sans papiers avec enfant scolarisé. reseaudeveille@no-log.org
04 juillet 2006
Expulsions d'élèves sans papiers : Le Préfet en Première ligne !
vendredi, lors de la séance du Conseil général, notre groupe interrogera le Préfet du Val d'Oise sur la situation des élèves sans papiers. Nous lui avons adressé aujourd'hui le texte du communiqué suivant :
Elèves sans papiers : le Préfet doit apporter des réponses claires!
Cet été, des milliers d’enfants, de jeunes et leurs familles vont trembler à l’idée de se faire expulser à tout instant. Ils vont trembler chaque jour davantage, au moindre bruit inhabituel ou à la vue d’un uniforme. Ils vont vivre un véritable cauchemar.
Dans le Val d'Oise, des centaines d'enfants sont concernés par cette menace, principalement sur les secteurs d'Argenteuil, de Sarcelles et de la Ville nouvelle.
Sous la pression de la formidable mobilisation des enseignants, des parents d'élèves, des jeunes eux mêmes pour leurs copains, rejoints par des associations, par des personnalités de tous les horizons et par des élus, l’intransigeance affichée du Ministre de l’intérieur a volé en éclats.
Il a reculé en donnant instruction aux Préfets de trouver une solution pour ces enfants et leurs familles selon des modalités contestables. Nous prenons acte de cette petite ouverture qui doit déboucher sur la régularisation des élèves sans papiers. Cependant, rien n’est acquis et avec tous les acteurs de la mobilisation, nous resterons extrêmement vigilants tout l’été et bien au delà.
Vendredi 7 juillet, l'assemblée départementale va auditionner le Préfet du Val d'Oise qui nous présentera le bilan des services de l'Etat dans le département.
Lors de cette séance, nous lui demanderons de clarifier les directives du Ministre de l’intérieur, de nous détailler les consignes qu'il a données à ses services.
Nous lui demanderons également de nous apporter toutes les garanties sur le traitement de chaque cas afin de permettre à tous ces enfants et à tous ces jeunes menacés de vivre enfin sans la peur au ventre, et de retrouver en septembre leurs camarades d’école, de collège ou de lycée.
07 juin 2006
Un coup de chapeau à 3 de mes collègues conseillers généraux

Robert Daviot Jackie Breton Philippe Demaret
Tous trois sont membres de la commission des sports du Conseil général
Ils ont reçu la médaille de la jeunesse et des sports
pour leur passé (et présent) sportif et associatif. Ils ont été honorés parmi
47 récipiendaires. Bravo à tous dont nos trois Franconvillois.
Patrick DUMAS - Marcel FROT - Lucien LE LAY
18 mai 2006
Etat d'alerte dans les hôpitaux valdoisiens
Voici le texte de la motion que je présenterai vendredi 19 mai en séance
au nom du groupe Socialiste et apparentés et de Bernard Calabuig PC
La situation actuelle des Hôpitaux valdoisiens
- Considérant que les élus du Conseil général ne peuvent ignorer la situation actuelle de nos hôpitaux, même si la politique de santé ne relève pas de leur compétence,
- Considérant que l’hôpital public, au-delà de la fonction de soins qu’il partage avec le secteur privé, a une dimension sociale essentielle dans le droit fil des missions du Conseil général,
- Considérant le signal d’alarme tiré par la Fédération Hospitalière de France qui représente l’ensemble des hôpitaux publics, suivie en ce sens par les conférences des directeurs et des Conseils d’administration, qui a exprimé sa très vive inquiétude face aux orientations budgétaires fixées par le Gouvernement pour 2006,
- Considérant que la Fédération Hospitalière de France estime que « le sous financement des hôpitaux sera de l’ordre de 1,2 à 1,5 milliard d’euros »,
- Considérant que l’Union Hospitalière d’Île de France a calculé que pour un hôpital moyen, le déficit de la gestion 2006 s’aggravera de 1 million à 1 million 200 000 euros, qui s’ajoute au déficit antérieur,
- Considérant que les moyens indispensables à la modernisation, aux investissements et à la formation des personnels de nos hôpitaux afin de répondre aux besoins toujours grandissants de la population valdoisienne ne sont pas au rendez vous malgré les engagements pris,
- Considérant que nos collègues du Conseil Régional ont émis un avis négatif sur le projet de Schéma Régional de l’Organisation Sanitaire pour l’Île de France qui planifie l’organisation des soins hospitaliers sur le territoire Francilien pour la période 2006-2010
- Demande à notre assemblée de prendre acte des grandes difficultés budgétaires de nos hôpitaux.
- Mandate son Président, en sa double qualité de Conseiller général et de parlementaire, afin qu’il interpelle le Ministre de la santé sur la situation difficile des Hôpitaux valdoisiens, et qu’il en rende compte devant notre assemblée lors d’une prochaine séance.
24 mars 2006
Séance mouvementée au Conseil général
Une séance classique, c'est habituellement l'égrénage de rapports techniques qui engendrent ni enthousiasme, ni émotion parmi les élus et pas davantage dans l'assistance souvent clairsemée. Celle ci promettait d'être plus tendue car nous avions au programme au moins 2 rapports qui nous opposaient clairement à la majorité.
Le premier sur les travaux du stade Michel Hidalgo de Saint Gratien, depuis peu stade départemental
Pour mémoire vous pouve relire la première délibération du 20 mai 2005 :
SUB exceptionnelle stade départemental 20 mai 2005.doc
Le second sur le programme départemental d'insertion.
Sur le premier, et c'est une première pour moi depuis que je siège, la commission des sports a émis un avis défavorable !
En effet seul son Président Christophe Durand a voté pour, les 3 membres de la majorité présents se sont abstenus, et nos 3 conseillers ont voté contre ! Un sacré désavoeu pour ce projet qui ne fait pas l'unanimité, loin s'en faut à droite et dont nous avons depuis le début dénoncé le coût exorbitant (Plus de 6 millions d'euros pour la première tranche), à réaliser avant la saison de football 2006 - 2007, dans l'attente de la montée éventuelle de l'Entente sannois saint Gratien en D2.
Effervescence avant la séance , recadrage à droite avec une commission de conciliation, en termes plus clairs un rappel à l'ordre du Président à ses ouailles qui avaient osé prendre quelques libertés.
L'intervention musclée de notre camarade Philippe DEMARET a eu l'avantage de rappeler quelques vérités : Intervention Phillippe DEMARET Séance du 24 mars 2006.doc
- Une décision précipitée, très onéreuse pour les finances publiques et au seul profit d'un club désormais professionnel.
Son intervention a suscité beaucoup de remous à droite, celle ci l'accusant d'avoir mis en cause la probité du Président SCELLIER, ancien Maire et Conseiller général de Saint Gratien. Elle lui a fait là un bien mauvais procès, car malgré la rudesse de ses propos, il n'avait rien dit qui puisse justifier un tel émoi. Mais beaucoup de brouhaha peut utilement cacher beaucoup d'embarras et celui ci était palpable ce matin au sein de la majorité qui a cependant voté unanimement !
C'est dans cette ambiance tendue, qu'il me revint de répondre au nom du groupe sur le plan d'insertion des RMIstes.
Comme vous ne le savez peut être pas, le RMI est depuis 2004 une compétence exclusive des Conseils généraux qui peinent à boucler leurs budgets sociaux en raison de l'augmentation très rapide du nombre de bénéficiaires du fait de la précarité grandissante et du désengagement de l'Etat qui, et loin s'en faut, ne compense pas financièrement ce transfert.
Voilà pour le décor. Sur les éléments diagnostiques et beaucoup des actions proposées, nous pouvions être d'accord mais :
Le rapport contenait une pépite idéologique, repeinte hativement aux couleurs de la bonne gestion :
Le contrôle des RMIstes, plus clairement dit, l'organisation d'une forme de chasse aux fraudeurs. Ne croyez pas que ce soit anecdotrique comme a tenté de le faire croire Arnaud BAZIN, Vice Président en charge des Affaires sociales, c'est au contraire ce point qui a enflammé les débats parlementaires autour du texte voté en février par la droite à l'assemblée.
Cette "chasse", si elle était très active, devrait permettre selon les évaluations statistiques disponibles, de redresser entre 75 et 150 fraudeurs dans le Val d'Oise ! Certes on peut m'objecter qu'un seul fraudeur, c'est trop, d'accord, mais il n'y a aucun système qui prétende à la perfection. Alors pourquoi mettre en exergue le contrôle si ce n'est dans un but démagogique. Je rappelle que la majorité des bénéficiaires du RMI, soit 1 million 250 000 personnes en France, doivent survivre avec 433, 06 € par mois.
Il faut beaucoup de désinvolture et peut être même de l'indifférence, pour voter sans états d'âme plus de 6 millions d'euros pour la rénovation contestée et contestable d'un stade, avant quelques minutes plus tard, de stigmatiser, fusse d'une phrase, nos concitoyens au RMI !
Non messieurs de la majorité départementale, au delà de nos rapports courtois et souvent consensuels, la démonstration est faite une nouvelle fois que la droite et la gauche, ce n'est pas la même chose.







