24 septembre 2006
Avec le PS national et valdoisien, ma semaine politique 2
1/ La journée parlementaire du 20 septembre à Nantes
Après une courte nuit de sommeil et un départ de la gare Montparnasse à 7h, j'ai voyagé avec Didier Arnal, mon collègue et ami, Conseiller général de Sarcelles, avec un retour prévu vers 22h grâce au TGV dont je suis un inconditionnel.
Nous avons gagné à pied (5') le palais des congrès de Nantes, et après avoir patienté en compagnie de Dominique Lefebvre, 1er secrétaire fédéral du Val d'Oise et Maire de Cergy, dans un café voisin, les portes se sont ouvertes avec la classique distribution de badges et tickets pour le déjeuner. Avec du retard, habituel là encore, nous avons pu prendre place à l'intérieur d'un superbe auditorium. Du monde oui, mais pas la foule. Des têtes connues et puis les ténors du parti avec François Hollande, laurent Fabius, Ségolène Royal, jack Lang ou Jean marc Ayrault chez lui.
Assis en bonne place, nous avions comme voisin devant Arnaud Montebourg, très sollicité, et derrière un homme bruyant, dont Didier me dira qu'il s'agissait de Michel Charasse. Il ne se passa rien de palpitant au cours en cette matinée, avec un côté cérémonie des césars et son hommage aux parlementaires disparus dans l'année, jusqu'à l'intervention de Robet Badinter à l'occasion du 25ème anniversaire de l'abolition de la peine de mort.
Dans le silence, il a retracé la difficile bataille parlementaire de l'époque, lorsqu'un énergumène se mit à brailler dans notre dos "Et Mitterrand, et Mitterrand ?". C'était l'indélicat sieur Charasse. Il devait être le seul à ne pas avoir compris le sens de l'intervention magnifique de Badinter qui évidemment se concluera sur un hommage à celui qui avait impulsé la bataille pour l'abolition, le Président Mitterrand. J'étais à 2 doigts d'engueuler vertement le sénateur vociférateur qui finit par se taire.
L'après midi fut consacré à 2 tables rondes et quelques interventions théoriquement limitées à 3 ou 5 minutes. C'est un exercice difficile de faire court. la concision est un art qui manifestement n'est pas donnée à tout le monde, certains fort ennuyeux n'en ayant cure, alors je ne les citerai pas. Quelques autres en revanche furent excellents au premier rang desquels:
- Notre sénatrice Raymonde Letexier s'exprimant sur le mythe de la mixité sociale dans certains quartiers qu'elle connaît mieux que quiconque, à Villiers Le Bel, Sarcelles ou Garges.
- Ségolène et laurent Fabius, dans une facture plus classique furent à la hauteur, avec un match nul àl'applaudimètre !
- Jack lang ne s'exprima pas : Un signe d'un retrait programmé ?
- DSK était absent pour cause de voyage à New York
- Lionel Jospin aussi parce qu'il n'est pas parlementaire... Moi non plus, mais invité comme Didier et Dominique comme candidats investis aux prochaînes législatives.
- Jean marc Ayrault a fait ses adieux anticipés au groupe socialiste à l'assemblée qu'il aura dirigé pendant 10 ans à la fin de la législature.
- François Hollande en appela avec talent à l'unité du Parti et de la gauche pour gagner en 2007.
Fermez le banc, retour à la maison et merci à Robert Badinter pour sa force de conviction et son émotion.
2/ C'est à Nantes que j'ai eu confirmation de la visite de François Hollande à Argenteuil, au val d'Argent le lendemain en fin d'après midi
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0,36-815759,0.html. http://permanent.nouvelobs.com/politique/20060922.OBS3063.html
http://www.votv.info/
Avec 2 camarades franconvillois, Jocelyn notre secrétaire de section et Colette son adjointe, nous décidons de nous y rendre en voisins. A notre arrivée, une troupe compacte attend en haut des marches. Bientôt la cohue avec l'arrivée de DSK entouré, bousculé par les journalistes et les caméras, et les interviews s'enchaînent. Je m'extraie du groupe comme d'autres et j'observe, amusé ce jeu de rôle obligé entre leader national et média, chacun jouant sa partition. Je n'y mets aucune connotation négative, simpelment, on n'y échappe pas si l'on veut faire passer un message sur les ondes et les écrans.
La bousculade va redoubler avec l'arrivée de François Hollande entouré dun service d'ordre réduit au minimum. M^me course des caméras et des micros, des badauds et des élus. Observateur, en attendant la réunion publique prévue, j'ai noté la tentative de provocation maladroite et avortée de Xavier Péricat, Maire adjoint d'Argenteuil, "empêché disait il de se joindre à la réunion et dénonçant une atteinte à la démocratie ! Sans intérêt. Atteindre la salle fut un exercice physique tant la foule était compacte. Une fois les uns et les autres installés, la réunion put commencer.
Après l'intervention tonique du Président du MJS, Razzye Hammadi - http://www.mjsfrance.org,
François Hollande transpirant (grosse chaleur à l'intérieur) et très à l'aise, comme la veille à Nantes - Cet homme est tout terrain - délivra un discours de facture classqiue en rapport avec la situation d'Argenteuil, de l'actualité et le rappel des enjeux pour 2007. Il se prêta au jeu des questions réponses avec une salle comble, attentive, parfois dissipée et quelquefois tendue. Des contradicteurs UMP se sont exprimés maladroitement, ouspillés par le reste de la salle mais sans aucune violence, en dehors de quelques noms d'oiseaux.
Hollande en homme politique aguerri se tira bien de l'exercice, mais il est difficile de faire comprendre en quelques phrases que le vote des immigrés aux élections locales pomise en 1981 fut bloquée par la droite sénatoriale, difficile de dire à des associatifs en colère, que les salles qu'on leur refuse sont de la responsabilité de la Mairie d'Argenteuil, et à un militant de gauche déçu que la Gauche et la Droite ce n'est pas la même chose face aux sans papiers.
Mission accomplie pour la caravane du MJS qui s'était arrêtée à Argenteuil pour faire le pied de nez à l'intervention musclée et hypermédiatisée de Sarkozy il y a un an au Val d'Argent.
Entendu à la sortie : "Lui (Hollande), il est pas venu avec les CRS"et encore "Sarkozy N... sa mère de juif".
Sur cette dernière insulte, proférée à quelques mètres de moi, je me suis arrêté, et je suis allé vers le jeune homme qui les débitait, moitié hilare, moitié grogneur. je lui ai dit ce que tout adulte père de famille lui aurait servi "On n'insulte pas ainsi la mère de quiconque" en faisant référence à sa propre mère si quelqu'un avait osé lui asséner les mêmes paroles. J'étais aussi calme qu'il était excité mais sans violence, n'ayant pas conscience peut être, de la violence de ses propos. Le dialogue (?) n'a pas eu le temps de prendre car un membre du service d'ordre m'a pris le bras en me disant de laisser courir... Fin d'un non incident.
Les mots sont violents et ils le sont d'autant plus lorsqu'ils sont banalisés comme c'est le cas. Et que dire lorsqu'un certain Ministre de l'intérieur les utilise à dessein pour légitimer son discours populiste. C'est indigne.
Il paraît, selon certains camarades rencontrés samedi lors de la rencontre départementales à Eaubonne, je suis passé à la télé ! En effet, j'étais dans le champ des caméras de FR3 derrière François Hollande. Le début de la célébrité !
23 septembre 2006
Avec le PS national et valdoisien, ma semaine politique 1
L'agenda politique était chargé cette semaine
D'abord le Conseil général avec séance plénière de vendredi et quelques points clés à l'ordre du jour des délibérations :
Les subventions aux missions locales avec l'amputation de moitié de celle de Sarcelles-Garges après la fusion des 2 missions, diminution décidée par la droite au prétexte d'un plafonnement à 100 000 € de l'aide, alors que la mission locale regroupée pouvait légitimement ésperer 200 000 €. Nos élus de l'est valdoisien sont tous montés au créneau, Viviane Gris de Gonesse, Hussein Mokhtari de Garges les Gonesse, Didier Arnal et François Pupponi de Sarcelles. Nous avons obtenu après un long débat, le renvoi de la délibération aux fins de modifier (?) un dispositif qui tienne compte davantage de la réalité territoriale manifestement plus difficile à Sarcelles-Garges qu'à Taverny ou Franconville par exemple.
Une subvention exorbitante de 156 000 €, au bénéfice du MEVO, Mouvement des Entreprises du Val d'Oise, un appendice du MEDEF dans notre département, en hausse de plus de 11 % en 1 an. Avec notre collègue Calabuig du PC et au nom de mon groupe, j'ai combattu ce cadeau, demandant simplement en séance le montant du budget de cette association pour savoir si le département s'apprêtait à la financer à 10, 25, 50 % ou > ? Gêne du rapporteur : Pas de situation budgétaire dans le dossier !!! Et une réponse hallucinante "Vous aurez la réponse lors de la prochaîne séance". Circulez, il n'y a rien à voir ! la question sera posée par écrit au Président par souci de transparence de l'usage des subventions. La majorité l'a néanmoins votée contre la gauche rassemblée.
Des crédits pour les travaux d'intérêt général (Les TIG), peines de substitution à la prison, en faveur de 2 associations et des communes et intercommunalités qui les proposent. Il n'y a pas sur ce dossier sur lequel j'interviens depuis 2 ans d'avancée significative, sans pour autant percevoir de mauvaise volonté du Président Scellier qui reconnaît le bien fondé de ces actions. Reste que le soutien du Conseil général est bien modeste. J'attends que les subventions s'étoffent dès l'an prochain et j'ai la faiblesse de croire que c'e sera possible en 2007 ?
En attendant le CPCV d'Ile de France risque de connaître des difficultés majeures après la fin de la subvention européenne de 76 232 €. Les 29 000 € du Conseil général sont le bienvenu mais sont restent insuffisants.
Des subventions non revalorisées en faveur du Secours populaire (18 000 €), du Secours catholique (17 000 €) et de la croix rouge (61 000 €) très insuffisantes au regard des actions de ces associations dans notre département, comme nous l'avions déjà pointé en commission permanente à propos de la subvention octroyée aux restos du coeur.
L'attribution d'une subvention exceptionnelle de 450 000 € au Chateau de la Roche Guyon (Etablissement public de coopération culturelle) cloturait la séance. Subvention qui s'ajoute au million d'euros de fonctionnement voté en juillet 2006 ! L'EPCC connaît des difficultés budgétaires majeures à la suite d'erreurs de gestion manifestes : factures impayées, salaires à honorer, programmation à soutenir pour ne pas le laisser couler définitivement. Injecter des sommes aussi considérables alors que la majorité "pinaille" quelquefois pour quelques centaines d'euros versés à une association, cela a fait débat entre nous. Mais en l'absence semble t-il avérée de malversations et pour pérenniser l'emploi d'abord et le le développement de ce lieu culturel, nous avons choisi de voter cette délibération sous réserve d'un contrôle de gestion rigoureux. Espérons que l'avenir et le nouveau directeur nous donneront raison.
La question d'actualité nous avait permis de pointer sur les insuffisances de la rentrée dans les collèges. Nous y reviendrons. Enfin, demain, je témoignerai sur :
- La journée parlementaire du PS à Nantes
- La venue de François Hollande et de DSK sur la dalle d'Argenteuil un an après sarkozy mais sans les CRS !
29 août 2006
Hollande clôt le prologue, annonce les étapes et rappelle l'essentiel
La désignation du ou de la candidate socialiste est un processus, long, peut être trop long, mais il est démocratique car in fine ce sont les militants et eux seuls qui trancheront.
Des débats vont permettre aux prétendants à l'investiture de donner leur éclairage, de tracer une perspective en respectant ce qui est acquis à savoir le programme socialiste, déjà entériné par les militants.
Chacun peut choisir celle ou celui dont il se sent le plus proche et défendre "son champion" devant ses camarades.
Il nous faut attendre la semaine du 27 septembre au 3 octobre, date limite de dépôt des candidatures, pour savoir si Lionel Jospin et/ou François Hollande seront candidats ? Si Ségolène Royal n'a pas officiellement annoncé sa candidature, personne n'imagine qu'elle puisse renoncer. DSK, Laurent Fabius et Jack Lang ont confirmé la leur.
Favorable à un passage générationnel, je soutiens celle de DSK qui représente cette génération de femmes et d'hommes politiques qui ont acquis la légitimité pour prétendre défendre les couleurs du PS et de la Gauche.
Personne ne lui conteste son expérience nationale et internationale, son expertise sur les problèmes économiques.
On doit y ajouter sa caquette d'élu local, hier Maire de Sarcelles, aujourd'hui Président de la communauté d'agglomération Val de France (Arnouville, Garges,Sarcelles, Villiers Le Bel). On est à des années lumière de notre adversaire de droite élu à Neuilly-sur-seine et Président du Conseil général des Hauts de Seine qui gère la manne financière de la Défense !
J'ajoute que DSK s'est engagé très tôt et sans détours sur des sujets de société ou d'actualité tels que la surpopulation carcérale (Campagne http://www.tropctrop.fr), la régularisation des élèves sans papiers et de leurs familles, ou le mariage homosexuel.
J'ai une grande sympathie pour l'éléphant malgré qu'historiquement les Républicains américains en ont fait leur emblème. DSK ne se contente pas de suivre le troupeau, il marche en avant et nous sommes nombreux, de plus en plus nombreux à marcher àavec lui jusqu'au vote des militants. Celui ci sera acquis à la mi novembre.
Il s'imposera alors à tous les socialistes au delà du choix originel de chacun, comme l'a rappelé fort opportunément notre Premier Secrétaire en cloturant l'université d'été de La Rochelle - Extraits :
"Nous avons une procédure et une seule. Cest le vote des militants. Nous l'avons voulu, nous en avons fait même la thématique de notre campagne d'adhésion. Il ne faut pas en avoir peur. Il doit être une force. Il départagera celles et ceux qui par leur talent, peuvent légitimement prétendre à cette reponsabilité. Il y aura des débats, chacun pourra y livrer sa conception et démontrer ses capacités. Il convient donc de faire en sorte que celui ou celle qui sortira de ce processus soit grandi et non pas diminué par notre exercice de démocratie interne.
Nous n’avons pas le droit de perdre l’élection de 2007. Pas pour nous, mais pour les Françaises et les Français qui attendent la Gauche...
Le succès de 2007 ne sera pas celui d’un seul, mais d’un collectif. La réussite, au-delà de 2007, ne sera pas celle d’un pouvoir concentré, personnel, vertical, mais celle de la démocratie. La majorité de 2007 ne sera pas celle d’un parti, mais d’une coalition. Nous ne serons pas majoritaires à nous seuls.
Et, c’est tout le sens du rassemblement de la Gauche."
26 août 2006
2 heures avec Lionel JOSPIN
Si je n'ai pas fait le déplacement de La Rochelle comme beaucoup de mes amis socialistes, je suis heureux de pouvoir suivre les débats retransmis sur LCI et I télé.
J'ai suivi les performances de laurent Fabius devant le MJS, et de Dominique Straus-Kahn hier soir. Je les ai trouvés bons, chacun dans un registre différent, affirmant des convictions, définissant les enjeux de la prochaine présidentielle tout en essayant de tracer une perspective.
Cet après midi, vers 16 h, c'est un Lionel Jospin tendu et très attendu qui planchait devant le MJS.
Allait il se déclarer candidat ? Chacun espérait secrètement avoir la réponse à cette question. Mon sentiment, c'est qu'il brûle de l'être, et il en a la légitimité évidemment, mais qu'il cherche deséspèrement comment l'annoncer.
Son exposé théorique fut de bonne facture, même s'il est difficile de suivre des notes écrites en position assise (détail qui a son imortance visuelle à la télévision) et les réponses aux questions claires. Celles ci étaient aiguisées venant d'un auditoire qui n'était pas acquis d'avance pour qui connaît le MJS.
Son tableau plutôt flatteur du bilan des 5 années de son gouvernement, sa campagne présidentielle ratée (J'avais l'impression d'être en pilotage automatique dira t-il), sa solitude dans la défaite et sa décision de renoncer immédiatement, son incompréhension de ce qu'il considère encore aujourd'hui comme une profonde injustice, la multiplication des candidatures à Gauche avec pour principale cible la politique gouvernementale (!), le rôle des media notamment sur le thème de l'insécurité, tous ces arguments, je les partage, nous les partageons depuis le 21 avril.
J'ai toujours pensé, et je suis heureux qu'il l'ait dit, que l'autoflagellation que j'ai beaucoup entendue lors d'interminables réunions du parti après l'échec de la Présidentielle de 2002, n'avait aucun sens, et qu'elle n'avait rien à voir avec une analyse politique lucide de notre défaite.
Aujourd'hui nous sommes encore convalescents, et déjà en pré campagne. Ainsi va la vie démocratique.
L'émotion de Lionel Jospin n'était pas feinte. Il a l'étoffe d'un homme d'Etat mais de piètres qualités de communiquant !
Faut il lui en tenir grief ? Evidemment non. La question qui brûle les lèvres de tout socialiste est celle ci :
Alors Lionel, candidat, OUI ou M.... ? Et si c'est NON, tu devras nous dire lequel (ou laquelle) te semble le plus à même de représenter notre parti et plus largement la Gauche avec les plus grandes chances de succès, à l'aune de l'analyse politique que tu as livrée cet après mdi.
Il n'est pas inutile de relire l'article du Monde signé par Jean Pierre Langellier et daté du 06 mai 2002 qui titrait : Hommage inattendu du "Financial Times" à Jospin. : Extrait :
Il est rare que le journal préféré de la City rende hommage à l'action et au comportement d'un dirigeant socialiste. C'est pourtant ce qu'il fait lundi, à l'égard de Lionel Jospin, et sous la signature de son correspondant à Paris, Robert Graham. Le premier ministre sortant, écrit-il, "quitte la scène politique comme le roi Lear de Shakespeare, en étant plus à plaindre qu'à blâmer". Il y a quelque chose de tragique dans le destin de cet homme politique qui a gouverné son pays avec intégrité et compétence pendant cinq ans et qui disparaît du paysage si brutalement. En l'espace de deux semaines, il est presque devenu une non-personne, se réfugiant depuis quelques jours dans un silence à peu près total. Les livres d'histoire rappelleront avec sévérité l'arrogance avec laquelle il a conduit sa campagne et s'est trompé sur l'humeur de l'électorat, mais ils jugeront avec beaucoup plus de bienveillance ses années de pouvoir."
Car, note le Financial Times, orfèvre en la matière, "la performance économique de la France" pendant les années Jospin "fut meilleure que celle de tout autre pays européen, grâce à un bon équilibre entre la progression de la consommation intérieure et une hausse modeste des dépenses publiques". En tant que réformateur, M. Jospin "était hanté par l'expérience du gouvernement précédent, celui d'Alain Juppé". Ce qui ne l'a pas empêché, rappelle le journal, de mener à bien une série de réformes : l'introduction des 35 heures, le gel du développement des centrales nucléaires, la loi sur la parité, l'autonomie limitée pour la Corse.
24 août 2006
En route pour 2007 via La Rochelle
Pour lire, entendre et voir les interventions de Dominique Strauss Kahn à la veille de l'université d'été du Parti Socialiste
http://www.dsk2007.net/-Ecouter-voir-.html
Je vous recommande notamment l'émission de Rachid Arab "Otrement dit" sur RFO, car les préoccupations et les spécificités des domiens sont rarement à la une des média.
Explication de texte de fin d'été
J'ai lu avec attention le discours de Ségolène Royal publié sur son site http://www.desirsdavenir.org, prononcé le 20 août devant de très nombreux militants socialistes réunis pour la fete annuelle de Fangy autour d'Arnaud Montebourg.
J'avais cru comprendre en lisant les articles de la presse sur cet évènement de la rentrée politique que l'enthousiasme était bien présent mais que le discours lui même n'avait pas transporté le public.
Ma lecture du texte conforte ces commentaires. Il est de facture classique et ne s'éloigne pas du projet socialiste :
- Le devoir d'unité du PS et de la gauche dans le respect de sa diversité
- Un ordre social juste
- La responsabilité individuelle et la récompense de l'effort comme valeurs progressistes
- Le respect des salariés à travers le salaire, la formation, la protection.
- La lutte contre toutes les formes de précarité
- La nécessité d'un syndicalisme de masse
- Une Europe politique avec un budget revu à la hausse
- Une Europe de la croissance et de l'emploi, avec une politique étrangère commune
- Une Europe sociale, de l'environnement et de la santé par le développement de la recherche
- L'abandon du projet constitutionnel rejeté par les Français
- Refonder la politique d'aide au développement
- Des modifications institutionnelles avec un rôle accru du parlement
- Le référendum d'initiative populaire, la parité et le non cumul des mandats
- Une juste représentation de la diversité sociale et géographique des Français
La conclusion en est également très consensuelle :
"Notre responsabilité est aussi de tirer la campagne électorale vers le haut, de poser les vrais problèmes, de mener les vrais débats et de respecter les électeurs pour mériter leur confiance."
Le débat commence à la Rochelle, autour des axes définis dans le projet socialiste adopté par les militants. Il doit être sérieux et apaisé, en retrouvant une capacité d'entraînement qui tarde à se manifester.
Il n'y a pas en France comme cela quelquefois aux Etats unis d'OVNI de la politique. Nos prétendants sont aguerris et compétents, c'est à la fois légitime et nécessaire. On ne doit pas leur reprocher de mettre en avant leurs qualités et leur expérience.
Soutien déclaré de Dominique Strauss Kahn, j'écoute et je lis avec intérêt non seulement les productions de DSK, celles internes à notre formation politique mais aussi ce qui se dit ailleurs. Et pourquoi ne pas le dire, j'ai apprécié le ton et l'engagement de Laurent Fabius, plus pugnace que le discours de Ségolène Royal.
L'unanimisme de façade de nos adversaires politiques, avec le seul visage de Nicolas Sarkozy, voudrait bien renvoyer le PS à une caricature entendue, celle d'une "cacophonie stérile", "d'une bataille d'éléphants".
J'invite les miltants et les Français à ne pas se laisser abuser.
Ecouter, lire et relire les propos et les propositions des uns et des autres, c'est la seule voie possible pour faire vivre la démocratie et faire son choix en conscience, sans céder au diktat des media qui assurent la mise en scène.
Rappelons nous toujours que nous ne sommes pas au festival de Cannes !
06 août 2006
Quand François HOLLANDE rappelle avec raison un principe de base
A vouloir utiliser les parrainages pour permettre ou favoriser telle ou telle candidature au gré de jeux "stratégiques et subtils", les partis qui ont un grand nombre d'élus parrains potentiels, ont perverti cette procédure et favorisé une dispersion néfaste à la clarté du débat politique, dans le cadre institutionnel qui est le nôtre :
- 16 candidats ou plus, est ce vraiment la bonne formule pour permettre aux français d'exprimer un choix clair ?
A l'évidence NON.
Ceux que l'on appelle "les petits candidats" à l'élection présidentielle ont longtemps bénéficié de cet appui bienveillant et piloté. Le PS a longtemps permis "cette pratique démocratique".
Il doit aujourd'hui en tirer les conséquences et revenir à une pratique claire : Des élus PS soutiennent un(e) candidat(e) PS car nous n'avons pas à favoriser certaines candidatures qui, une fois acquises, auraient pour objectif premier de nous prendre pour cible.
Ceci est une un constat déplorable certes, mais bien réel. C'est pourquoi, je trouve complètement légitime le recadrage de notre Premier Secrétaire :
photo extraite du site de France 2
"Quand on est un élu socialiste, la moindre des cohérences, c'est de donner sa signature au candidat socialiste", a déclaré François Hollande qui a envoyé une lettre allant dans ce sens aux élus PS, lettre Cosignée avec Claudy Lebreton, le Président de la fédération nationale des élus socialistes et républicains.
"L'élection présidentielle, n'est pas un bazar, un barnum où chacun vient débattre et où on est indifférent à la situation du second tour", a-t-il dit.
Pour répondre à Christiane Taubira (PRG) qui s'est indignée de cette consigne sur France Inter, il ne s'agit ni d'affolement, ni de panique, ni d'une déclaration d'hostilité envers les partenaires du PS.
Elle fait valoir qu'aux termes de la Constitution, "un élu n'a pas à recevoir d'ordre, même pas d'un chef de parti, il doit obéir à sa conscience".
Et aussi à Alain Krivine (LCR) qui dénonce qui l'initiative "dangereuse pour le pluralisme" de François Hollande. "Ca vise de façon administrative à aligner toute la gauche derrière le PS au premier tour. Et ça, je crois que c'est extrêmement grave. Ca veut dire qu'on aura plus que le choix qu'entre une droite dure et une gauche molle".
Voilà bien la petite musique attendue : Le PS serait un parti hégémonique qui ne permet pas l'expression des autres voix de la gauche ! Va pour cette caricature éculée...
Les élus PS n'ont de leçon de démocratie à recevoir de quiconque, aussi estimable soit il, et j'ai plutôt de la sympathie pour les 2 leaders qui se sont exprimés.
Les élus PS se sont présentés devant les électeurs avec une étiquette politique, quelle que soit l' équation personnelle du candidat et les particularités locales. Ils ont le devoir de respecter les règles établies par leur formation et d'agir en conséquence pour ne pas gêner le candidat issu de leurs rangs.
Il est grand temps de sortir de ces images frelatées, d'une Gauche divisée plus prompte à s'invectiver et à se déchirer qu'à se rassembler contre la Droite qui devrait être notre seul adversaire.
29 juillet 2006
JOSPIN CANDIDAT à la candidature au sein du PS, pourquoi pas, mais un parmi les les autres...
Une poignée d'amis de Lionel JOSPIN vient de s'exprimer dans le Monde http://www.lemonde.fr en appelant à sa candidature aux élections présidentielles de 2007.
Ils argumentent
- Sur la force de la Droite,
- Sur le niveau toujours très élevé de l'extrême droite et de l'abstention
- Sur la difficulté de reconquérir l'électorat de Gauche.
- Sur la stature et l'expérience de l'homme d'Etat JOSPIN (Celles ci ne sont, que je sache, contestées par quiconque au sein du PS)
En clair, ils nous disent que la situation n'a pas changé depuis 2002 et que le meilleur en 2002 (ce dont à l'époque j'étais évidemment convaincu) reste le meilleur candidat socialiste pour 2007.
J'ai le sentiment que l'on reproduit les mêmes erreurs qu'en 2002 : Un petit groupe de fidèles et de communiquants s'est lourdement trompé à la fois sur la stratégie de campagne à mener, en complet déphasage avec une partie de l'opinion. Le bilan du Gouvernement JOSPIN, si l'on veut bien le lire avec objectivité, était un bon bilan, quoiqu'en dise la Droite, mais elle est dans son rôle, ou certains à Gauche qui font profession de surenchérir en permanence. Mais on ne gagne pas sur un bilan, pas seulement.
Certains ont tenté d'analyser notre cuisante défaite, d'autres pas et nos camarades signataires, tous estimables et chevronnés ne semblent pas s'être suffisamment interrogés sur la volonté de "renouveau" exprimée par les Français et qui fait le succès d'une Ségolène ROYAL, et dans les sondages et dans le Parti, ou d'un Nicolas SARKOZY, pas pour les mêmes raisons.
Si Lionel JOSPIN aspire à être à nouveau candidat, il devra l'être d'abord et avant tout devant les socialistes, et en toute humilité, comme les autres. Et si certains candidats déclarés préféraient demain lui apporter leur soutien et se retirer de la campagne interne, ils le feront.
Mais que l'on ne nous laisse pas entendre, comme une évidence (?), qu'il faudrait "naturellement" que les autres prétendants s'effacent.
Cet appel est à mon sens beaucoup trop tardif et contre productif, car il n'y a pas d'homme (de femme) providentiel dans nos rangs.
Nous avons plusieurs candidats, de bons candidats qui débattrons à l'automne et nous choisirons. Lionel JOSPIN sera peut être l'un d'eux, peut être pas, nous verrons bien.
Pour ma part, avec mes amis et beaucoup de camarades, j'apporte tout mon soutien à DSK pour qu'il devienne le candidat des socialistes.
05 juillet 2006
DSK en campagne à Paris
- Dominique Strauss-Kahn a répondu lundi 3 juillet pendant plus de deux heures aux questions des internautes, présents avec lui au théâtre Déjazet, ou posées sur son blog.
- Pour écouter et voir : http://www.blogdsk.net/dsk
Cliquer sur l'image
03 juillet 2006
Quatrième circonscription du Val d'Oise
Samedi 1er juillet, la convention nationale du parti Socialiste avait 2 objets
1 - La ratifiation de notre projet pour 2007 " Réussir ensemble le changement"
http://projet.parti-socialiste.fr
2 - Les investitures de nos candidats pour les législatives :
Candidats_legislatives_2007.pdf
Avec mon ami François Balageas, Maire d'Eaubonne comme suppléant, j'ai été investi pour défendre les couleurs et le projet socialiste dans notre circonscription. J'ai conscience de cette lourde responsabilité et je suis convaincu que la Gauche peut l'emporter car notre circonscription n'a pas une vocation "naturelle" à pencher à droite.
J'ai lu avec attention les déclarations de Francis Delattre, Maire de Franconville et Député sortant qui a choisi de ne pas solliciter un nouveau mandat. Je n'ai cependant pas exlu l'hypothèse que Delattre soit finalement candidat à sa propre succession, au delà de ses déclarations récentes.
Quel que soit l'adversaire de droite désigné par l'UMP, nous le combattrons sur le plan des idées, à Franconville, à Eaubonne, à Ermont, à Saint Leu, à Saint Prix et à Montlignon.
Nous reviendrons sur ces échéances plus tard car l'urgence aujourd'hui est ailleurs et notamment sur le soutien sans faille que nous devons à tous les enfants et tous les jeunes qui se battent avec RESF pour obtenir le droit de continuer à vivre et à étudier en paix dans le pays qu'ils se sont choisi, celui des droits de l'homme, le nôtre.
Le groupe Socialiste au Conseil Général est aux côtés de tous ceux qui se battent pour la régularisation des jeunes sans papiers et nous profiterons de la séance du vendredi 07 juillet pour interpeller sur cette question le Préfet du Val d'Oise qui présente le bilan des services de l'Etat.
En attendant, retenons dès maintenant le N° d'urgence :
08 20 20 70 70
mis en place par le Réseau Education sans Frontières et la CIMADE, à utiliser en cas d'interpellation ou de menace d'expulsion de familles sans papiers avec enfant scolarisé. reseaudeveille@no-log.org





