Les candidats aux primairesUrne de voteassemblée nationale

Parlementariste par conviction, l'élection présidentielle n'est pas ma tasse de thé. L'organisation de primaires ratifiée très largement nous oblige tous, nous militants, à un exercice particulier qui ne s'apparente à aucun autre, celui de les réussir d'abord et de choisir une ou un de nos camarades pour nous représenter à l'élection présidentielle.

 

Chaque militant socialiste a soutenu une motion(une motion est un texte d'orientation politique qui donne lieu à un vote des militants) qui représente chacune une sensibilité du parti. C'est l'équilibre entre ces différents courants qui détermine la ligne du parti et notre organisation interne. C'est un exercice démocratique parfois compliqué, mais qui permet le débat et le choix. L'appartenance à une motion ne nous lie à aucune "écurie présidentielle"

          

Le projet du PS a été élaboré en commun, débattu et massivement approuvé.Les lignes de force en sont connues et chaque candidat socialiste aux primaires a vocation à l'expliquer et à le défendre. Toute autre attitude serait un manquement grave et contraire au choix collectif. A ce titre, la sanction tombera d'elle-même au moment du vote.

 

Mon choix n'est pas arrêté aujourd'hui. Martine Aubry, François Hollande et Arnaud Montebourg, pour des raisons très différentes, retiennent toute mon attention. Je les lis, je les écoute, je les regarde attentivement. J'attends d'eux qu'ils nous parlent sérieusement des grands sujets (la crise financière et les marchés, l'Europe, les défis planétaires, l'emploi, la fiscalité, la justice, la sécurité, l'organisation territoriale etc.), de leurs convictions profondes et jamais d'eux-mêmes. J'estime leur capacité d'entraînement et j'attends leurs priorités. A ce propos, je trouve extrêmement intéressant et très utile d'avoir créé un groupe qui travaille autour de Laurent Fabius pour proposer au candidat désigné la mise en musique opérationnelle de nos propositions sans perdre une minute.

 

Ce sont les élections législatives qui donneront à notre pays la majorité de gauche nécessaire. Notre calendrier sollicitera les candidats à la candidature en octobre, après les primaires. Dans la 4ème circonscription du Val d'Oise, le candidat de l'UMP devrait être le sortant Claude Bodin qui m'avait battu en 2007. Quel que soit notre candidat en 2012, ce sera une confrontation d'idées après 5 longues années de sarkozysme et son bilan, et   localement un affrontement avec un de ses fidèles, membre de sa fraction la plus droitière, la droite populaire.

Un "match revanche" est envisageable et j'y réfléchis sérieusement.